Avant que ce site raconte les événements et faits passés de Francescas, voici un tour d'horizon de l'histoire de la France et spécialement de la région Agen - Condom - Toulouse pour mieux comprendre l'environnement politique, climatique et sociale de cette époque:

Les condition climatique des siècles passés:

En 1258 une éruption volcanique puissante a du se déroulée quelque part sur ​​terre. Des documents historiques témoignent d'hivers anormalement froids et des étés frais et humides dans les années qui suivent, les mauvaises récoltes, la famine et la maladie étaient le résultat. Selon des experts, les recherches demontrent, que l'éruption a provoqué le début de la Petit Age Glaciaire, d'ici la fin du 13e au 19e Siècle dans de nombreuses régions en Europe. Plusieurs éruptions volcaniques à la fin du 13e siècle avait apparemment intensifié le refroidissement.
Le premier coup et le plus grand est venu cependant de l'année 1258. Les chercheurs ont pu prouvés par la glace au pôle Nord et pôle Sud que suit: 1258 est tombé au Groenland et en Antarctique de la neige inhabituellement enrichie de souffre, comme les géologues ont découvert dans les années quatre-vingt. Aucun volcan a éjecté autant de souffre depuis 10 000 ans dans l'air, s'étonnés les experts.
Selon Franck Lavigne, maître de conférences (Géographie physique, humaine, économique et régionale), de l'université Panthéon-Sorbonne à Meudon, ce volcan se trouve en Indonesie.
La planète a connu, en gros entre 1550 et 1850 (mais surtout entre 1570 et 1730), un « petit âge glaciaire », période où la température s’est abaissée d’un degré en moyenne notamment sur l’hémisphère nord. Cela peut paraître peu, mais cela a suffi pour que les glaciers avancent rapidement et la banquise progresse vers le sud.
Bien sûr, tous les hivers n’étaient pas glaciaux durant ces siècles de froidure, il arrivait même qu’il fasse aussi doux que nos derniers hivers (l’hiver 1603-1604 se serait produit sans gelées selon les écrits de l’époque). Et si les étés étaient régulièrement pourris, froids et très pluvieux, quelques périodes de canicule se sont tout de même produites (en 1650 et 1700 par exemple).
Les hivers sont donc régulièrement très froids et neigeux. Les hivers 1607-1608, 1613-1614, 1623-1624, 1657-1658 (la Seine prise par les glaces durant trois semaines), 1659-1660, 1708-1709 (-26 degrés à Paris, tous les oliviers périssent près de la Méditerranée), 1739-1740, 1788-1789, 1794-1795 (-23,5 degrés à Paris), 1811-1812, 1829-1830 (-17 degrés à Paris, -28 degrés à Mulhouse) furent sans doute les plus froids, avec des températures s’abaissant jusqu’à –25 degrés sur une grande partie de la France et des neiges très abondantes. L’hiver 1788-89 notamment a été très long et glacial. La végétation en a beaucoup souffert et les productions ont été très faibles cette année-là (sécheresse puis orages destructeurs le 13 juillet 1788) et l’année suivante, frappée par ailleurs par une sécheresse de printemps exceptionnelle. Les conditions climatiques ont donc quelque peu contribué à la révolution française !
Printemps et étés étaient souvent frais avec des gelées qui se poursuivaient régulièrement jusqu’en mai, voire en plein cœur de l’été ! Les années 1709 et 1740 se sont déroulées pratiquement sans chaleur. Dans le cas de 1740, les écrits de l’époque évoquent un hiver continuel durant toute l’année… 1745 est nommée l’ « année des blés mouillés » en raison des pluies incessantes et du froid de juin à septembre. L’année 1816 fut l’année sans été, plus particulièrement en Amérique du Nord. Au Canada, il neigea jusqu’en juin… et dès le mois d’août !

Les condition politiques des siècles passés:

Période gauloise. An 56 av. J.-C.
Campagne de Crassus, lieutenant de César, contre les Sotiates. En allant assiéger l'oppidum de ce peuple, qui était Sos ou Lectoure, Crassus dut traverser l'Agenais, qui était alors le pays des Nitiobriges ou Nitiobroges.

Période romaine. (An 52 av. J.-C. - an 412.) aussi appelé gallo-romaine.
An 52av. J.-C.
Teutomatus, fils d'Ollovicon et roi des Nitiobroges, s'étant déclaré contre les Romains, est vaincu par eux. Soumission des Nitiobroges après la chute d'Alise. An 27 ap. J.-C. Les Nitiobroges sont unis à l'Aquitaine, alors prolongée jusqu'à la Loire.
L'occupation romaine 'enrichit et embellit le pays qui fut compris dans l'Aquitaine. Agennum, déjà relié à Clermont-Ferrand par la Voie Clermontoise, le fut par une autre à Divonna (Cahors); d'autres restes de voies se trouvent à Thouars, à Sos (voie dite la Ténarèsé) et à Ste-Livrade. Au milieu des vignobles s'élevèrent de somptueuses villas, comme celle de Bapteste, au Mas-d'Agenais; elles étaient ornées de portiques, de statues et surtout de mosaïques dont quelques-unes ont été retrouvées; celles de Mercadis ont été déposées dans l'église de Francescas;;

IIIe siècle. En 276, invasion des Barbares. L'Agenais, alors riche, peuplé de villas, est complètement dévasté.

IVe siècle.
Diffusion du catholicisme. Martyre de saint Vincent, de sainte Foy, de saint Caprais. L'hérésie arienne se répand en Agenais. Elle est combattue par saint Phébade. premier evéque connu d'Agen.

Ve siècle.
En 407, invasion des Vandales. Période wisigothique (413-507). Période mérovingienne (5o7-63o). Période des rois mérovingiens de Toulouse et d'Aquitaine (63o-637).

l'expansion de l'empire des francs - peuple germanique

L'expansion de l'empire des Francs (peuple germanique)

 

Période des ducs indépendants de Toulouse et d'Aquitaine (637-768).
Période carolingienne (768-781).
Période des rois carolingiens de Toulouse et d'Aquitaine, des comtes bénéficiaires de Toulouse, des comtes de Périgord et d'Angouléme.
Invasions normandes (781-900).
La première mention du mot France pour désigner le royaume occidental des Francs dans sa totalité (parfois appelé Francie occidentale par certains historiens) se trouve dans un diplôme du roi Louis IV datant de 946, évoquant le moment où "le roi récupéra la France".
Période des ducs de Gascogne (900-1070).
Période des comtes de Poitiers, ducs d'Aquitaine (1070-1137).
Réunion à la couronne de France (1137-1152).
Période des ducs d'Aquitaine, rois d'Angleterre (1152-1196).
Période des comtes de Toulouse, ducs de Narbonne (1196-1271).
Période des rois de France (1271-1279).
Par le traité d'Amiens (1279), l'Agenais est cédé au roi d'Angleterre.
Période des rois d'Angleterre (1279-1323).
En 1303, Philippe le Bel confirme les droits du roi d'Angleterre sur l'Agenais.
En 1323, l'Agenais est repris sur les Anglais.
Période des rois de France (1323-136o).
L'Agenais est cédé aux rois d'Angleterre par le traité de Brétigny (136o).
Période des rois d'Angleterre (136o-1369).
En 1369. l'Agenais se révolte contre les Anglais et se soumet au roi de France.
Période des rois de France (1369-1789).
A partir de l'année 1369, en dépit des alternatives de la guerre de Cent ans, de conquêtes partielles des Anglais (jusqu'à l'année I453), l'Agenais ne cessa pas de faire partie du domaine de France; mais, de l'année 1469 à l'année 1789, il y eut parfois des angagistes, à savoir : Charles, duc de Guienne, frère de Louis XI (1469}. C'est, il semble, à partir de cette époque que l'Agenais fut détaché du Languedoc et rattaché à la Guienne; Eléonore, veuve de François 1er, et, par intermittences,
Marguerite d'Autriche de Parme (1547-1558); Marie, infante de Portugal (1558); Marguerite, reine de Navarre (1578-1615), avec une intermittence à partir du 19 décembre 1585; La duchesse et les ducs d'Aiguillon (1642-1789)

Quelques événements historique:

L'AGENOIS
qui ne fait qu une seule Sénéchaussée avec le Condomois, au Nord le Perigord à l'Orient le Quercy; à l Occident le Bourdelois & au Midi la Gascogne. Il a pris son nom de sa Capitale AGEN & non pas du Peuple appellé les Nitiobriges, qui étoient du tems de Jules Cesar du nombre des Celtes, mais qui furent joints par Auguste à l'Aquitaine.
Sous Valentinien I. après la division de Aquitaine en Première & Seconde, ils furent attribuez à la Seconde, & mis sous la Métropole de Bourdeaux, que les Evêques d'Agen ont toujours reconnue jusqu à présent ; les Nitiobriges sont marquez d'une manière honorable dans les Commentaires de Cesar & ce même nom se trouve dans les Ecrivains postérieurs, comme dans Strabon, Pline & Ptolomée, & dans la Carte de Peutinger. Sidonius Appollinaris parle aussi des Nitiobriges; mais dans les siécles suivans on a appellé leur Pays Pagus Agennensìs. Ptolomée est le premier où l'on trouve le nom Agen pour la Ville des Nitiobriges; Elle a toujours esté fort estimée à cause de sa situation sur la Garonne, dans un fort beau Pays; aussi est elle grande, peuplée & bien bâtie.
Durant la décadence de l'Empire Romain Occidental les Visigots se rendirent les maîtres d'Agen, & les Francs s'en emparerent sous Clovis, qui laissa cette Ville aux Rois Mérovingiens ses Successeurs. Le Duc Eudes s'en rendit le maître & tint le parti de son petit fils Gaisre jusqu à l'entiere ruine de ce Duc d'Aquitaine.
Les Carlovingiens qui ont régné dans la France Occidentale ont possédé l'Agenois jusqu à ce que Sanche Duc de Gascogne, vers la fin du règne de Charles le Simple, se rendit Seigneur absolu de l'Agenois; ses Successeurs en ont joui durant plus de cent ans, y ayant même eu des cadets de cette Maison de Gascogne qui ont eu en partage l'Agenois; car nous voyons que Gombaud, fils de Garcie Prince de Gascogne, qui étoit Evêque de Bajas & d Agen, étoit aussi Comte de la meme Ville d'Agen, & il laissa ce Comté à son fils légitime Hugues, qui lui succéda tant à l Evêché qu'au Comté; Depuis ce tems-là les Evêques ont pris le titre de Comte; ce qui ne leur donne néanmoins aucune Seigneurie temporelle sur la Ville d' Agen.
Elle fut possédée par les Ducs de Guyenne Comtes de Poitiers, jusqu à Eleonor femme d' Henry II Roi d Angleterre, de laquelle le Roi Richard I. son fils fut héritier. II joüit de l'Agénois jusqu à l'an 1196 quil le donna en dot à fa sœur Jeanne, lorsqu elle épousa Raymond le Vieux Comte de Toulouse, qui laissa ses Etats à son fils Raymond le Jeune, & celui-cí à la fille Jeanne qui épousa Alphonse frère de Saint Louis; ensuite par le Traité fait avec les Anglais l'an 1259. il fut stipulé que si Alphonse & Jeanne mouroient fans enfans, l'Agénois seroit réuni au Duché de Guyenne; ce qui fut exécuté après la mort de Saint Louis & de son frère Alphonse, par le Roi Philippe le Hardi, qui fit un accord avec Edouard I Roi & Angleterre & Duc de Guyenne; l' Agenois fut plusieurs fois occupé par les François sous Philippe le Bel & ses enfans; mais par le Traité de Bretigny, l' Agenois fut cédé en toute Souveraineté aux Anglois par le Roi Jean Charles V. son fils reprit quelques années après & réünit à sa Couronne l'Agénois, dont il n'a point esté séparé depuis, quoique le Domaine en ait esté engagé par Loüis XIII. au Cardinal de Richelieu, dont les héritiers en jouissent encore.
SAINTE-FOY est une Ville sur la Dordogne qui n'est pas fort ancienne mais, qui est célèbre dans l'Histoire moderne, parce que les Huguenots qui s'en étoient emparez l'avoient fort bien fortifiée; de forte que plusieurs Rois n' ont pû la réduire jusqu à lan1622. que le vieux Maréchal de la Force la rendit à Louis XIII. & ensuite elle fut démantelée. Dans le même tems CLERAC, Ville d'Agenois sur la Garonne, fut contrainte de se rendre après s'être défendue vigoureusement. Les Huguenots avoient plusieurs autres Villes dans l'Agenoisqui furent toutes démantelées, & qui n' ont plus rien aujourd hui de considérable; A l'égard de Clerac il doit son origine à un Monastère de Bénédictins fondé par les anciens Princes de Gascogne & sécularisé il y a près de six vingt ans sous le Pontificat de Clément VIII & le règne à Henry IV. qui fit unir la Mense Abbatiale au Chapitre de Saint Jean de Latran à http://fr.wikipedia.org/wiki/Rome .
Le CONDOMOIS quoique situé au delà de la Garonne dans l'ancienne Aquitaine faisoit partie du Territoire des Nitiobriges, qui ont esté du nombre des Celtes; ce Pays de Condomois n'a jamais esté separé del'Agénois, soit au temporel, soit au spirituel, que depuis le commencement du quatorzième siécle. Et ce fut alors que le Siège Episcopal de Candom distrait de celui d'Agen fut érigé. Henry II dans le seiziéme Siecle créa un Siège Présidial à Condom, de forte qu'il ne dépendit plus d' Agen pour la Justice. La Ville de Condom avoit plusieurs belles Eglises qui ont esté toutes détruites excepté la Cathédrale, par les Calvinistes; & depuis les ravages des Guerres Civiles pour la Religion, cette Ville est beaucoup déchûe.
CONDOM doit son origine â un ancien Monastère dont la fondation est fort obscure, car on raconte sur cela des Histoires fabuleuses: ce qu on sait c'est que les Normands qui ravagèrent l'Aquitaine durant près de deux siécles détruisirent plusieurs fois ce Monastère qui fut rétabli l'an 1011. par Hugues Prince Gascon & Evêque d'Agen, qui en créa premier Abbé un nommé Pierre, dont les Successeurs ont été fort puissans & très riches; ce fut l'opulence de ce Monastère qui engagea Jean XXII. à y ériger un Evêché l'an 1317. dont il créa premier Eveque le dernier Abbé nommé Raymond Goulard; les Moines demeurèrent toujours dans la même Eglise, leur Couvent tenant lieu de Chapitre jusqu à l' an 1549. que Paul III. les sécularisa à la prière d Henry II & de Charles de Pisseleu Evêque de Condom.
(HISTORIQUE ET GEOGRAPHIQUE DE LA FRANCE ANCIENNE ET MODERNE 1722)

Carte de L'aquitaine antique au 9e siècle
L'aquitaine antique
Carte de L'Aquitaine en 1700 par d'Anville
Une vieille carte d'Anville

 

Observations étymologiques et générales sur Francescas

Les noms héréditaires furent encore longtemps inconnus dans les campagnes, et les registres de l'état civil, véritables archives de nos familles, ne furent ouverts que dans le XVe siècle.
En 1406, un synode prescrivit aux curés la tenue des registres de baptême, et plus tard, vers 1464, on leur enjoignit de constater les mariage et les décès à dater du mois d'août 1539, époque à laquelle la tenue des registres de l'état civil fut prescrite par l'ordonnance de Villers-Cottrets.
Alors, mais alors seulement, les naissances, les mariages, et les décès devaient être enregistrés :
chacun en naissant reçut le nom de son père, et porta ce nom tracé sur sa tombe.
Pour éviter toute confusion, les Etats généraux de 1614 exigèrent que tous les gentilshommes signent dans les actes leurs noms de famille et non ceux de
leurs seigneuries.

Francescas n'est pas une ville franche, car ces villes n'étaient fondé seulement entre 1222 et 1373 dans le sud-ouest de la France.

Le nom vient pas des franciscains, car François d'Assise (San Francesco d'Assisi, né Giovanni di Pietro Bernardone) n'a fondé son ordre que vers 1210. Pourtant, Francescas éxistaient au moins déjà vers 977.
On l’appela François, suivant en ce la coûtume des anciens Toscans, qui appelaient les François Francescos, & toutes les choses qui venaient de France, Francescas: même un Historien dit, que Charles le Chauve entrant au Concile de Pontyone, êtoit vêtu à la Françoise
(La vie de S. Francois d’Assise - Patriarche des Frères mineurs par le père Jacques d’Autun, Prédicateur Capucin 1681)


Francisca (ou francesca) trouve sa source à l'époque des mérovingiens (IVe et VIIIe siècle), un peuple des francs saliens, un nom également très repondu sous le reigne de Charlemagne (768–814), empereur des Francs. Le mot "Francs" est à la base de Francescas, Franciscano en latin.
Franciscano (de — ), Francisca*, Francescas (Franciscano - venant des Francs)
Francescas est un territoire franc ('escas' correspond en gros à hectare) - donc terre des Francs. (Michel Gardère)
(Rôles gascons, transcrits et publiés par Francisque-Michel: 1290-1307- Francisque Michel, Charles Bémont - 1906)
Francescas, cant. L.-et-G. (de Franciscano, 1163): nom d'homme germ. Franciscus et suff. -anum
(Dictionnaire étymologique des noms et lieux A. Dauzat et Ch. Rostaing, Paris 1963)
à Francescas et à Franciscat, Francisca, s. net. villars, court ou autre "village francisque ou des Francs".
( L. Massip, Toponymie agenaise, R.Ag. 1927)

On peut donc conclure, que Francescas est une création sous l'influance des Francs entre 531 et 614

Vers 1970-1980 la mairie a su faire classée Francescas comme bastide circulaire anglaise fondé par les Plantagenêts. Trouvez ici un site spécialisé dans l'histoire du Moyen Agen. Mais cette décision n'a pas tenue compte des faits historiques.
Est-ce que Francescas est vraiment une bastide? L'historien Félix de Verneilh définit les bastides comme : «... des villes neuves bâties tout d'un coup, en une seule fois, sous l'empire d'une seule volonté ...». C'est seulement à partir de 1229 environ que le terme prend le sens de ville neuve - bastida sive population.
Visiblement ce n'est pas le cas de Francescas, qui est documenté déjà en en 1163 était déjà une seigneurie. Une bastide n'est pas une transformation d'une ville existante en bastide, mais une création neuve.

Cette ville à raison de sa configuration nous paraît antérieure à la fondation de diverses bastides qui s’élevèrent dans l’Agenais aux XIIe et XIIIe siècles.
(Dictionnaire géographique, historique et archéologique de l’arrondissement de Nérac-Jean-François Samazeuilh 1851)

Alors, Francescas plutôt un bourg prieural ou un bourg ecclésiastique? Selon la Revue de l'Agenais, Volume 135, Numéros 1 à 4, c'est le cas. Aussi dans les lettres-patentes d'Edward Ier roi d'Angleterre Francescas n'est pas désigné comme bastide. Même dans le livre des jurade, Francescas n'est cité que comme ville et bourg, jamais comme bastide. Francescas éxistait bien avant le création des bastides et au XI siècle un prieuré existait dans ce bourg.

Francescas est sans doute un bourg prieuré millénaire
!

L'histoire de Francescas ( Francesquas, Francestams, Françescas) du 4e au 14e siècle

63 av. J.-C. - 14 ap. J.-C.: Le pays des Sotiates aurait été bien exigu, s'il n'eût compris que l'Ouest du canton de Mézin et les parties voisines de ceux de Casteljaloux et de Gabarret, comme il résulterait des limites respectives des évêchés d'Auch et de Condom. Mais il est probable qu'il fut l'une des victimes des atteintes que l'organisation d'Auguste se plut à porter à la constitution ethnographique des Gaules. Tandis que la partie méridionale du pays fut attribuée aux Auscii, d'où elle passa aux Elusates, le Nord, avec les cantons de Damazan, Lavardac, Nérac et Francescas, fut donné aux Nitiobriges, puis à l'évêché de Gondom. — (L'Aquitaine primitive par A. Castaing)

Il y avait un site à tegulae, une tuilerie romaine, (An 52 av. J.-C. - an 412) entre Francescas et Naton à 1.5km sur la D 112 de Francescas, (Fond Jerebzoff, Arch. Dép. Lot-et-Garonne 66J6) qui utilisé la route Peyrigno (appellé Tanefreza au Moyen-Age) comme accès de transport. Peyrigno (route romaine) est le nom de la route qui va de Lectoure à Nérac en passant par Ligardes et Francescas. (Contes et Proverbes Populaires- recueillis en Armagnac par M. Jean-François Bladé 1867)
Sous le même nom de Tanefreza, on a même trouvé ledit chemin à l'est vers Francescas.
(Voir J. Clemens, Ténarèze et Peyrigne en Agenais, dans Annals du Midi, 1981, p. 83-87, G. Loubés, Routes de la Gascogne médiévale, dans l'homme et la route en Europe occidentale au Moyen Age et aux temps modernes
(Flaran 2, 1980) Auch 1982, p. 39-40.)

4e siècle au 13e siècle : Le réseau paroissial, qui s'est constitué du 4e au 13e siècle, semble avoir été particulièrement dense dans la canton de Francescas ; (Inventaire général du Patrimoine culturel d'Aquitaine)
Francescas - Comme Mezin elle doit son origine à des bénédictins qui après avoir défriché les terres des environs y fondèrent un monastère. Le monastère fut supprimé pour être réuni à l'évèché de Condom lorsque ce siège fut érigé.
(Annuaire ou description statistique du Département de Lot-et-Garonne 1801)
A Francescas, un monastère de l'ordre des bénédictains était au centre des premières habitations. Au lieu dit 'Chartreux' à Francescas?(Fernand Lamy, Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, Société des sciences, lettres et arts d'Agen, Société académique d'Agen)

 

Monnaie romain du IVe siècle trouvé à FrancescasMonnaie romain du IVe siècle trouvé à Francescas
Une pièce monnaie mérovingienne(560-670)trouvé à Francescas
La monnaie est en très bon état de conservation car il s’agit d’un triens (tiers de sous d’or)
pour l’instant non identifié (recherche en cour)
A/ tête de personnage (Christ ?) + lieu de frappe : ______ELO ( ?)
R/ croix ansée + non du commanditaire de la frappe : -S_E_[…]_R_V ( ?)


977-1059: La frontière méridionale de la cité des Nitiobroges (puis du diocèse d'Agen jusqu'au XIe siècle) aurait donc suivi, d'ouest en est, une ligne panant de la source de l'Avance pour atteindre, par Réaup, Le Fréchou, La Hitte, Francescas, Astaffort, la Garonne vers Auvillars. (Inscriptions latines d'Aquitaine (I.L.A.): Nitiobroges (Auteurs: Brieuc Fages, Louis Maurin)

1013: La seigneurie de Francescas fût donnée à l'abbaye Saint-Pierre de Condom par Hugues de Gascogne, Evêque d'Agen en 1013 , Duc héréditaire de Gascogne. Puisque Condom n'était pas encore érigée en évêché, ce sont en conséquence les abbés, qui sont Seigneurs de Francescas. Il existe donc à cette date une église dans l'aglomération et des terres cultivées, qui en dependent.
Probablement Francescas était, comme bien d'autres habitations, d'abord une sauveté. Fonder une sauveté, c'était, pour le ou les seigneurs fondateurs, délimiter le territoire protégé et attribuer au nombre prévu de colons auntant de parcelle, les casals, égaux en superficie, où édifier leirs maisons, avec une terre arable, chargée d'un agrier, pour une redevance en natur. Aussi l'église garantit la protection, par la croix, de ses propres habitants et le droit d'asile pour les passants, même bandits. Le refuge représenté par la sauveté fut intouchable. La plupart des sauvetés ont vu le jour entre environ 1020 et 1150.

1014 et 1076: Est alius alaudus Sanctae Mariae de Franciscano dictus, et dominio nostro subditus cum omnibus appendiciis suis.
(Traduction:Il y a un autre déclaré, habituellement appelé Notre Dame de Francescas, notre sujet avec tous les accessoires)
Bulle de Grégoire VII, fulminée de Saint-Jean de Latran, qui confirme la réédification de l'abbaye de Saint-Pierre de Condom, oeuvre de HUGUE évêque d'Agen, et les dotations allodiales, sises au pays de Lomagne et de Condomois, dont le prélat et son père GOMBAUD l'avaient pourvue. Le pape constate que les domaines concédés avaient été détachés du patrimoine de Hugues, comme il appert de la charte incorporée dans le diplôme pontifical et dans laquelle Hugues atteste avoir eu pour auteur (genitor) Gombaud, et pour oncles les deux ducs SANCHE et GUILLAUME-SANCHE-(Documents historiques sur la maison De Galard supplément , origine et généalogie par J. Noulens - tome quatrième, première partie 1876)

1100-1200: L'archidiaconé de Bruilhois comprenait aux XIIe et XIIIe siècles outre la vicomte de Bruilhois les villes ou bourgs d' Auvillars, Dunes, Sistels Astafort, Barbonvielle, La Montjoie, Francescas, Ligardes, La Roumieu, Caussens, Béraut, Cassaigne, Condom, La Ressingle, Montréal, Fourcès, Sainte Maure, Saint Pé, Saint Simon, Sos, Gueyze, Meylan, Saint Pau, Réaup, Boussès, Durance, Saint Julien, Ambrus, Xaintrailles, Thouars, Feugarolles, Bruch, Lavardac, Nérac, Mézin etc. (Congrès scientifique de France - 1862)

En 1163, la donation ci-dessous est confirmée par une bulle du Pape Alexandre III en ces termes: "Alexander episcopus servus servorum Dei dilectis filiis Garsiae abbati monasterii dicti Petri situm sic in loco qui dicitur tlon domusetejusfratribus tàmpraesentibusquam futuris regula remyitam professis Quotièsillud à nobis petitur quod religioni ct honestati convenire dignoscitur animo nos decet libenti concedere Quapropter dilecti vestris justis postulationibus clementer annui muset prafatum monas terium in quo divino mancipa ti estis obsequio sub beati Petri et nostra protectione suscipimus et praesentis seripti privilegio communivimus statucntes ut quascumque possessiones quaecumquc bona idem monasterium in praesentiarum juste ct canonicè possidet aut in futurum justis moJis praästante dominó poterit adipisci firma vobis vestrisque successor i bus et illibata permaneant in quibus propriis duximus exprimenda vocabulis ex dono Hugonis quondam Aginnensis episcopi quidquid in pago Leumanisc ex jure patrimonii sui vobis contulit videlicet ecclesiam dicti Petri et locum qui dici tur Oondomus cum omnibus suis appenditiis .....ecclesiam quoque de Golard cum appenditiis suis ......ecclesiam sarïcti Sigismundi et villam cum omnibus .....ecclesiam de Coyssed ecclesiam dictae Mariae de CassaneA et villam cum ....ecclesiam de Bornacocum .....ecclesiam sanetae Rufina de Gelebat cum ......ecclesiam de Marsano cum ......ecclesiam de Marcar y et villam quae appellatur Serra cum...... ecclesiam de Sendet cum ......ecclesiam de Pujol cum .....ecclesiam de Calsdrot et villam cum omnibus pertinentiis suis .....ecclesiam de Neraco et villam cum appenditiis suis ....ecclesiam de Lauset cum .....ecclesiam de Molas cum .......ecclesiam de Brus cum ......ecclesiam de Franciscano et villam cum (l'église et ville de Francescas) ......ecclesiam Salvitatis et villam cum .....ecclesiam de Nadesna cum .......ecclesiam de Stasvilla cum ......ecclesiam de Malavat cum appenditiis suis et villam quae appellatur Jauvilla cum ......ecclesiam de Lagarda in Fezensiaco et ecclesiam Villaenovae ecclesiam sancti Gorgoril ecclesiam sanctae Geletae juxtà castrum Pa ni iНаui terram quae vocatur Caladetum et terram Bilote ecclesiam de Cap tessa et villam cum."(Cette bulle qui limite et confirme les possessions de l'abbaye deCondom, au XIIe siècle, il est question de l'église du GOALARD)

1211: il y avait un prieur à Francescas et par conséquence un monastère. Au lieu-dit 'Chartreux' à Francescas, entre la route de Fieux et Ligardes ?
(Histoire de la Seigneurie de Condom et de l'organisation de la justice dans cette ville 1902 par Joseph Gardère)
L' église de Prayssas n'était pourtant pas rattachée à un important prieuré comme à Mézin ou à Francescas ou à une collégiale comme au Mas, du moins il n'y en a aucune trace archivistique. (Revue de l'Agenais, Volume 135,Numéros 1 à 4)
Francescas (Francum Claustrum), autre monastère dont le nom atteste le droit d'asile ;
(Revue de l'Agenais, Volume 1 Fernand Lamy, Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, Société des sciences, lettres et arts d'Agen, Société académique d'Agen)

1214: Rolles de plusieurs anciens bans et arrièrebans
Anno Domini 1214. 6. Kalend. Augusti
Bellum fuit inter Dominum Regem, & Regem Othonem, & Fandrensem & Haopnensem, inter Bovinas & Tornacum, juxta Abbatiam que dicitur Cyson, & devietas fuit Dominus Otho quondam Imperator Alemannie depositus enim jam fuerat à Domino Papa, & ab Archiepiscopis & Episcopits & aliis Baronibus Alemannie, & cum eo capti fuerunt Cornes Flandrensis, Comes Balonie, Comes Salesberiensis & multi alii Barones & Milites.

Traduction: En 1214 l'empéreur Otton IV de l'Allemagne (souverains de Francie orientale, de Germanie et du Saint-Empire), déjà excommunié, perd la bataille de Bouvines contre son rival Frédéric II de Hohenstauffen, et soumets les abbayes, les archidiaconés, les châteaux, villes et hommes cité-dessous au Pape (Innocent III).
Archiepiscopi (archevêché) & Episcopi (évêché )Regni Francie.
Lugdunensis, Bituricensis, Remensis, Turonensis, Senonensis, Rothomagensis, Burdegalensis (Bordeaux), Axenensis, Narbonensis(Narbonne).
Podiensis, Masticonensis, Claromontensis, Cabilonensis, Lingonensis, Eduensis, Mivernensis, Trecensis, Antisiodorensis, Aurelianensis, Carnotensis, Parisiensis, Meldensis, Suessionensis, Noviomensis, Laudunensis, Catalaunensis, Silvanectensis, Belvacensis, Ambianensis, Attrebatensis, Morinensis, Tornacensis. Ébroicensis, Lexoviensis, Bajocensis, Abrincensis, Constanciensis, Sagiensis. Redonensis, Nannetensis, Venetensis, Corisopitensis, Leonensis, Trecorensis, Briocensis, Machovensis, Dolensis, Andegaversis, Cenomanensis. Piétaviensis, Lemovicensis, Petragorensis, Biterensis, Eailnensis, Angolismensis, Cardurciensis, Porteclusa, Xantonensis, Tholosenensisn Mimatensis, Nemauzensis, Agatensis, Agenensis (Agen), Albiensis, Convenarum, quod dicitur Comingia; Magalonensis, Lodomensis, Baoniensis, Bisaciensis, Ulicensis, Ruthiemsis, Carcasonensis (Carcasonne).

Les Hommes des Chastiaus & Villes & autres lieus cy-dessous escrits de outre Garonne, & des appartenances sont tenus à faire Ost.
Les hommes de Francescas & appartenances
.
(Traité de la noblesse et de toutes les differentes especes par Gilles A. de La Roque de la Lontière 1774)

La France en 1223

 

En 1226, de grosses réparations sont éffectuées à l'église par les abbés de Condom.

Geraud de Lomagne, Seigneur de Fimarcon, eut de sa femme vers 1205 Seguis de Lomagne, allié à Centule de Bigorre, comte d'Astarac, auquelRaymond VII, comte de Toulouse, inféoda le 3 septembre 1230, tous ses droits de propriété et de seigneurie sur les châteaux de Saint-Orens, de Caussens, de Béraut, de Francescas et de Caulazon, et sur la terre de Fimarcon, sauf l'hommage que Guillaume Astanove était obligé de lui faire, pour ce qu'il tenait de lui dans le pays de Fimarcon, et, par le même acte, Centule en fit hommage au comte".

Comment Raymond VII a obtenu une partie de la seigneurie de Francescas?
Pendant la guerre des Albigeois Condom occupé d'abord par Simon de Montfort fut ensuite repris par Raymond le jeune Raymond VII. En 1224 Condom, Agen, Marmande et le Port de Sainte Marie conclurent une association fédérative dont la principale clause était que toutes les villes unies devaient porter secours à celle d'entre elles quf serait attaquée. Cette coalition des villes de l'Agenais eut lieu à l'instigation du comte de Toulouse qui craignant sans doute d'avoir donné aux évêques trop de puissance, voulut par ce moyen diminuer leur autorité en leur enlevant le droit de convoquer les communes. En 1226 Raymond VII ayant été contraint de faire la paix avec Saint Louis conserva par ce traité quelques localités du diocèse d'Agen au nombre desquelles se trouvait Condom.

1230 : Hommage de Centulle I comte d’Astarac à Raymond VII comte de Toulouse, à  Verdun, pour les castra de Saint-Orens, de aussens, de Béraut, de Francescas, pour le Caulason, ainsi que pour les possessions en Fimarcon, en 1230. Daignan du Sendat, L. 1730-1760)
Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique du diocèse d’Auch, tome 1, Ms 70 (84), Bibliothèque Municipale d’Auch. De Vic, C. Dom, Vaissète, J. Dom (1842)

1238: Moncasius de Galard, abbé de Condom, en 1244, ainsi qu'il se justifie par la fondation de la commanderie d'Abrin faite par Not. de Loumagne, seigneur de Fimarcon. In mss. obituum, fol. 19, il est dict : sepultus est prope pedes dni Montazini, abbatis, et fol. 32 est couché : 13 Kal. octobris obiit dns
Montazinus de Galart, abbas hujus ecclesiae,qui est sepultus in prato citra ecclesiam B. Mariae, xxs Morl.
Il y a un accord fait entre l'abbé de Condom et habitants par le faict de plusieurs différans, terminés à l'amiable par la médiation de l'évêque d'Albi, apud Consolentum an 1238 in vigilia maii, porte que le dit abbé et couvent firent confirmer la sentence par le pape Innocent. Lad. bulle est escrite au li. mst. du chapitre où sont certains statuts de pierre faicts sous Pierre, évêque de Condom. «Datum Lugdun. nov. aug. pontificatus nrianno tertio.»
où il y a plusieurs beaux droits à l'avantage de l'abbé dans lesquels il fut maintenu. Le nom pourtant de l'abbé n'y est point escrit. Il y a ensuite une bulle du même Innocent portant deffenses, sous peine d'interdiction, aux habitants de Condom de mettre en main morte, entre les mains des templiers ou religieux hospitaliers, les biens qu'ils possèdent, mouvans de la directe du dit couvent.
Donnée à Latran, le 6 des nones de mars, an 12 du pontificat. Autre sur le mesme subjet pour les biens qui estoient dans Francescas, Laressingle et Cassagne. Donnée à Lyon par le mesme Innocent 4. « nov. septem. pontificat, an. tertio.

1243: C'est dans le courant de la même année que Raymond VII de Toulouse donna au comte de Centulle d'Astarac les biens qui lui appartenaient dans Saint-Orens, Caussens, Béraut, Caulasou et Francescas, localités dans lesquelles l'abbaye de Condom possédait aussi des domaines considérables.(Revue de Gascogne 1880)

1254: Plusieurs bulles d'Innocent IV, notamment, celle du 6 mars 1254, défendirent aux Condomois de vendre, en mainmorte, aux Templiers ou religieux hospitaliers, leurs biens relevant de l'abbaye, non-seulement dans la ville de Condom, mais encore dans les lieux de Larressingle, Cassagne, Françescas et autres.

En 1264, on trouve la première mention faisant état d'un bailliage à Francescas, mais ce n'est qu'en 1343 que cet acte est attesté

Selon l'abbé Barrère, l'abbé de Condom, Auger d'Anduran, et le roi Eduard Ier, concluent en 1285 un paréage, à la suite duquel des coutumes sont accordées à la ville de Francescas; celle-ci possédait quatre consuls.(Cliquez ici pour découvrir la charte des coutumes de Francescas)

12 novembre 1286: LETTRES PATENTES d'Edward Ier, roi d Angleterre, nommant des commissaires pour recevoir les hommages dans l Agenais et le Condomois. Archives du département: Chambre du Domaine: Hommages. Ce document est transcrit dans le protocole du n° CLXXXII.
Item Guillelmus Raymundi de Pinibus domicellus recognovit se tenere cum partionariis suis a domino Agenesii castrum Montiscrapelli cum jurisdictione honore districtu et pertinentiis ejusdem De pertinenciis cujus castri dixit quod sunt castrum de Fieux Calignac etc illa qua ipse tenet apud Medicinum et apud Francescas et tenetur facere eidem domino Agenesii et praeslare juramenlum fidelitatis ot homagium in muta tione domini et nihilominus unum militem vel doraicellum cum armis equitem sic de exercitu pro medietate castri predicti Montiscrapelli et pro his quae tenet apud Medicinum et pro alia medietate dicti castri Montiscrapelli et de Calignac et de Fieux et de illis quae tenet apud Francescas ipse tenetur facere medietatem unius militis vel domicelli de exercitu et partionarii sui aliam medietatem et hoc quando raandatur et fit exercitus generaliter in Agenesio et pro facto Agenezii per barones milites et alios nobiles juxta foros et consuetudines Agennenses.

Trouvez ici cette lettres dans son intégralité en latin!

Le 14 Novembre 1286 les, chevaliers , et seigneurs cité-dessous reconnaissent tenir du même Roi d'Angleterre toutes les terres et vignes qu'il possède dans la juridiction de Francescas et devoir pour cela un servant d'armes à pied lorsque l'ensemble de l'armée de l'Agenais marche.

- Bertrandus de Somont ( Il excepte de sa reconnaissance au Roi d'Angleterre ce qu'il tient, dans ledit lieu de Francescas, de Messire Guillaume-Raymond de Pins, au nom de Dame Vianne, sa défunte épouse, et le serment de fidélité.)
- Geraldus de Mediraco (Cette famille s'est éteinte dans celle du Bouzet. Le château de Madirac est dans la commune de La Romieu; c'est une belle construction de la fin du XVIe siècle.)
- Arnaldus de Baulenx
- Raymundus de Baulenx
- Gailhardus de Florensano

Le 16 novembre 1286, Gaillard de Florensan, moine, cellérier et procureur ou syndic de l'abbé et du monastère de Condom, reconnaît, en cette qualité de procureur et de syndic, que l'abbé de Condom, au nom dudit monastère, tient en fief noble de l'illustre roi d'Angleterre, toutes ces choses temporelles qu'il a dans la ville de Condom, dans la ville de Nérac, dans le château de La Ressingle et leurs dépendances ; le château de Francescas, sa juridiction, son territoire et leurs dépendances.

En 1286, Philippe le Bel est Roi de France. Le Syndic de l'Abbeye de Condom reconnait tenir comme fief noble du Roi d'Angleterre Edward I comme Comte d'Agenais "Castrum " de Francescas, Juridictionnem et terrain cum suis pertinentiis", le 16 Novembre 1286.

13e siècle

En raison des ravages que la peste noire a causés, surtout pendant le Moyen Âge, elle a eu de nombreux impacts sur l'économie, la religion et les arts. Ainsi, la peste noire de 1347–1351 a profondément marqué l'Europe en exterminant 30 % à 50 % de la population européenne. La population française quant à elle chuta de 41 % sur la même période faisant 7 millions de victimes sur les 17 millions de Français de l'époque. Cependant, plusieurs épidémies de maladies inconnues à forte mortalité ont pu être qualifiées de peste par les chroniqueurs de l'époque. La France aura besoin de deux siècle pour éffacer les dommages dans la population, l'agriculture et son environnement.

5 avril 1312. L'abbé Montezun explique les causes de l'appel adressé par le roi d'Angleterre à ses feudataires gascons, et cite, parmi ceux dont l'appui fut demandé en cette conjoncture, le comte d'Armagnac, AYSSINIV et MONTASIN DE GALARD.
Son beau-frère Edouard d'Angleterre était encore moins heureux que lui dans ses expéditions. L'Ecosse lui échappait. Vaincu dans plusieurs combats, il s'adressa aux seigneurs gascons et réclama leur épée. Il écrivit en même temps aux villes et aux cours du Bordelais, de l'Agenais, du Bazadais et des Landes pour solliciter des subsides. Rymer nous a conservé les noms des villes, des monastères, des prélats et des seigneurs qui reçurent un message spécial. Les cours se réunirent : dans l'Agenais, Fleurance offrit cinq cents livres, Lamontjoie cent, La Romieu deux cents, Francescas quatre cents, Montréal trois cents, Fourcès et Larroque deux cents, Pouy-Petit cent, Réjaumont douze cent, La Sauvetat cent, Le Saint-Puy cent, Condom douze cents; mais elles ne voulurent les donner qu'aux deux ternies suivants, la moitié à Pâques et l'autre moitié à Saint-Martin. Les barons de l'Agenais furent moins généreux. Ils ne voulurent rien accorder sur leurs revenus directs.

Francescas figure dans la liste des communes qui récurent en Juillet 1315 des lettres d'Edouard, Roi d'Angleterre, leur commandant d'avoir foi en ce qui leur dirait Alberic de Créon, Sénéchal de Gascogne, le Sire d'Ambret, le Chevalier de Benstede et le Clerc Thomas de Cambridge.
La bulle d'éréction de l'Evêché de Condom est du 13 Août 1317, Raymond de Galard, abbé fût élu par les religieux pour premier évêque. On démembre du diocèse d'Agen, dont l'abbaye était dépendante, le bailliage d'Outre Garonne et tous les pays situés au Sud de la rivière, dont le bailliage de Francescas.
En 1318, Francescas est annexée à la couronne de l'Angleterre.

1320 (8 novembre).— Edouard II, roi d'Angleterre, dans ce mandement adressé à son sénéchal de Gascogne, revendiquera haute, moyenne et basse juridiction de Galard, près de Francescas, que le baile de cette ville avait toujours exercée en son nom ou en celui des siens. Non-obstant les droits de sa couronne, BERTRAND DE GALARD, chevalier, sous prétexte de certain échange, s'est approprié la triple justice du dit lien où il a fait dresser des fourches patibulaires. Le souverain demande à son lieutenant une enquête sur ces faits.
Edouard II rétablit dans le ressort de la juridiction de Francescas les paroisses de Saint-Cricq (Sanctus Ciricius), Galard, Laserre et Saint-Pierre, qu'avaient envahis Sansanier des Pins et Géraud Trenqualéon, châtelains de Moncrabeau, et Betrand de Galard.
(Copie. B. contemp. Publ. Rec. Off.: Rôles gadc;, n° 33, membr. 15,14 v°)

1320: Le sire de Brassac est sur la liste des seigneurs convoqués en 1320 à la guerre d'Ecosse par Edouard, qui écrivait en même temps à Geston, vicomte de Béarn, à Betrand de Goth, vicomte de Lomagne, à Amanieu d'Albret, à Bernard Jourdain de l'Isle, à Elie de Taleyrand, seigneur de Grignols etc. Deux ans plus tard, le roi d'Angleterre manad au sénéchal de Gascogne de mettre les habitants de Francescas en possession de toutes leurs immunités et de donner satisfaction à la communauté, qui reprochait au lieutnat britannique d'avoir assigné, sur le péage dudit lieu, à Betrand de galard, chevalier, une rente annuelle de douze livres.

16 janvier 1322: Edouard II mande à son sénéchal de Gascogne de mettre à exécution certaines lettres accordées par le roi aux consuls et habitants de la ville de Francescas. Ceux-ci réclamaient contre les entreprises dece sénéchal auquel on reprochait d'avoir assigné, sur le péage du dit lieu, à BERTRAND DE GALARD, chevalier, une rente annuelle de 12 livres.

1336: Toute la Gascogne était alors sur pied; toutes les places, même les moindres, avaient leur capitaine : à Francescas, Mathieu de Madirac, écuyer

1338: Les titres scellés du Cabinet des titres le fonds Clairambault , a collection des sceaux publiée par Douet d Arcq, les Gages des hostes du
Roy Philippe de Valois & de la Reine en 1332 nous fournissent sur Pierre de Galard une série de quittances militaires & de sceaux allant de 1318 à 1339. On le rencontre à chaque page du Trésor des chartes, comblé par les faveurs du souverain français qui le confirma en 1326 dans la possession de Limeuil, le gratifia la même année du château de Clarens & en 1338 des biens d'Arnaud de Cautrain. Les Rôles gascons (On appelle ainsi les rôles contenant les actes émis par le souverains angalis, durant leurs séjours dans leurs possessions de Guyenne) signalent encore le Grand Maître des arbalétriers comme ayant reçu la concession des terres qui appartenaient au Roi soit à Boulogne soit à Francescas soit à Fourcès.

1340: Raymond de Galard possédait à sa mort une maison à Francescas d'une valeur de 210 livres.

Le Roi de l'Angleterre remercie la ville de Francescas de défendre son parti en 1340.

28 juin 1341 —Les places de Boulogne,de Francescas et de Fourcès, aussitôt après leur recouvrance, appartiendront à PIERRE DE GALARD, en vertu des lettres du roi Edouard II d'Angleterre.

4 juin 1343: Philippe VI passe un paréage avec l'evêque de Condom pour la seigneurie et la juridiction de Francescas. Il accorde aux consuls de Francescas sa sauvegarde puis il réunit la ville à la couronne. (Arch. nat. JJ 74, n° 164 & Ibid., JJ 74, n° 182 & INDIQ. Arch. nat., JJ 74, fol. 99 v°-100, n° 164 et 182)

1343: Mention d'une charte de même teneur pour les villes suivantes: La Romieu (74, n° 180, fol.108); Condom (74, n° 181, fol. 108); Francescas (74, n°182, fol. 108) (Collection de documents inédits sur l'histoire de France - Volume 4 - BNF)

1343.—Analyse des statuts établis par PIERRE DE GALARD, évêque de Condom, qui institua quatre chapelles dont les desservants devaient prier pour son salut et celui de sa famille. Le prélat assura le revenu de ces quatres fondations par divers achats de terres et moulins à Francescas, Larressingle et Cassagne.

1343: Il paraît, par le huitième article des statuts, faicts par PIERRE (DE GALARD), successeur (DERAYMOND), qu'il fonda quatre chapelains pour prier Dieu pour lui et les siens et les dota des acquisitions par lui faictes tant en dizmes qu'en terres, scavoir du lieu de Sauveterre qu'il achepta à cinq mille livres, une vigne acquise de Guilhem Mote, du prix de cinq cent trente cinq livres tournoises la moitié du moulin de Vado Arnaldi, avec les terres et prés, du prix de deux cent vingt livres tournoises et une maison à Francescas, qui avait été du nommé Campanès, du prix de deux cent dix livres, une mesterie du prix de trente cinq livres au dit Francescas et quinze cartelades de bois au lieu de deux et la 4e partie au lieu Sarraute.

17 février 1344: Dans le livre manuscrit in-folio du chapitre où sont les statuts faits par cet évesque, il y a le don fait à l'évesque d'Agen de la moitié de la dixme, ès comté du dit Agen, par Raymond, duc de Narbonne et comte de Tholose, datté le dit don « apud Montem pessulanum, anno Domini 1224, in vigilia B. Bartholomei » et peupliée à Agen, l'an 1344, le 17 février, avec la requeste du dit Pierre, évesque de Condom, demande d'être enterré à Francescas.
"In manuscripto obituum, fol. 37, est couché : Nono kalendarum novembris obiit dominus PETRUS DE GUALARDO, secundus
episcopus hujus ecclesiae, et est sepultus ante altare beati Benedicti, ad sinistram partem, et est 25 solidos morlanenses apud Francescas".
(Documents historiques sur la maison de GALARD Recueillis, annotés et publiés par J. Noulens 1872)
Mais finalement il sera inhumé en 1370 à Condom, sur la droite de l'autel du St. Benoît.

1352: Mathieu de Madirac, Maurrac, Mauriac, escuier, capitaine de Francdircas,(Francescas) 1352-1356

madirac

1368: Edouard III pour récompenser son fils, le Prince-Noir, du concours qu'il lui avait prêté dans sa lutte contre la France, lui donna le duché d'Aquitaine, le 19 juillet 1362, dit M. Baradat de Lacaze dans son étude sur Astaffort en Agenais. Le prince anglais accabla nos contrées d'impositions et même d'un fouage, sans avoir consulté les Etats . Froissart raconte à ce sujet que l'Aquitaine voulut se soustraire à la domination britannique. C'est alors que le comte d'Armagnac, le comte de Comminge et le sire d'Albret, suivis des délégués de leurs Etats, se firent les interprètes de leurs peuples auprès du roi de France et supplièrent Charles V de reprendre la suzeraineté d'Aquitaine. Le prince écouta leurs propositions et somma le Prince-Noir de venir se justifier, à Paris, des accusations dirigées contre lui par les vassaux de Gascogne.
Le prince anglais fit mine de braver le monarque français qui répondit à sa fierté par la confiscation de l'Aquitaine pour laquelle le comte d'Armagnac rendit « foi et hommage, » au mois d'avril 1368. Le roi de France, fidèle à ses engagements secrets envers son puissant vassal, lui fit donation de Monguilhem et de plusieurs autres places importantes, comme Francescas, Mézin etc, par sa charte du 1er Juillet 1368

C'est en 1396, lors de l'appel des Seigneurs Gascons au Roi de France contre le Prince de Galles, que Charles V fit donation au Comte d'Armagnac de diverses terres et Seigneuries, y compris la ville de Francescas.

1200 - 1400: Sur la Place Centrale se trouvait un marché couvert. Cette place était beaucoup plus grand qu'aujourd'hui. Les arcades côtés ouest sont très certaienement à leur emplacement d'origine. Tout le pâté de maison entre la place et l'actuelle rue de l'église n'existait pas. Les "couverts" côté nord étaient dans le prolongement de la rue du Poutaou, qui, comme son nom l'indique, était un passage couvert et fermé par une porte à son débouché sur la place.
Sur le côté sud, les "couverts" existants ainsi que l'ancienne Gendarmerie, de construction plus récente.
Il y avait beaucoup moins de maisons à cette époque et la place libre servait pour les étables et la garde des animaux comme cheveaux, vaches, boeufs et porcs et aux jardins potagers. Il ne faut pas oubliers les campements des troupes militaires de passage.
Le cadastre de 1809 montre bien un chartreux à quelques mètres de la Porte des Puits, qui existaient depuis le XIIIe siècle, et servait plus tard comme hôpital de Francescas. Vers 1830, ce bâtiment a disparue.
Selon le livre des jurade, en 1580 il n'existaient que trois portes pour accéder à Francescas, celle de Bordeaux, de Font de Larque et celle des Puitz. Même en 1750 il n'existait pas encore de route pour aller à Ligarde. Tout laisse penser que la Porte Neuve a été construite bien après cette date.

Francescas dans le 13e et 14e siècle
Un plan de Francescas au moyen-âge