Le climat a fortement influencé l'homonisation depuis les prémisses de l'humanité.
Nous avons donc mis à votre disposition ici une chronologie climatique du dernier millénaire en Europe.

L'histoire de Francescas au 15ième et 16ième siècle

1439: Le roi d'Angleterre ne vit point sans envie cet agrandissement de la maison d'Albret, lui qui s'était fait donner en paréage des mêmes religieux la moitié de la justice de Condom ; et ce paréage lui servit même de prétexte pour donner à son sénéchal d'Agenais l'ordre de se saisir de Nérac. Amanieu résista, s'entoura : d'alliés et forma son appel à la cour de France ; ce qui n'empêcha point le sénéchal d'Agenais de mettre tout à feu et à sang, dans le domaines du sire d'Albret, à la tête de 4,000 hommes. Mais, enfin, Philippe-le-Bel intervenant dans cette querelle, condamna Edouard à payer au sire d'Albret une indemnité de 20,000 livres tournois. Ce fut peut-être la seule occasion où la ville de Nérac eut à souffrir quelque dommage du parti anglais, l'histoire ne nous ayant conservé, du moins, aucun souvenir d'autres ravages. Seulement, le comte de Hottington s'empara de Lavardac, du Nomdieu, de Francescas et de Lamontjoie.

1460: Noble Loys de Pujollé, demeurant au lieu de Yopilhon et co-seigneur de Fieux, fit hommage au roi, le 13 mai 1460, devant du Mas notaire, tant pour raison de certains fieux (pour fiefs), cens, rentes, oblies et acaptes qu'il avait ez lieux et mandements de la Salle, de Volpilhon et de Francescas que autres choses.

1466: Noble Loys de Pujolé écuyer, demeurant à lieu de Voupillon, fit hommage au roi, entre les mains de Pierre de Ramond seigneur du Saulmont, maître d'hôtel chambellan et conseiller de Sa Majesté, son sénéchal de Quercy et d'Agenois, commissaire à ce député par lettres du 9 janvier 1461 pour, raison de certaines fiefs cens rentes oblies et acaptes qu'il avait ez lieux et mandements de la Salle de Voupillon et de Francescas. Cet hommage rendu le 13 may 1466, fut délivré à la requête du seigneur de Pujoller escuyer, seigneur de Fieux et de la Salle noble de Voupillon, le mardi 15 février 1535, par le lieutenant de la sénéchaussée d'Agen.
Signé : A. CAMYNADE, greffier.

Après eux, noble et puissant seigneur Etienne de Béarn, seigneur du Saumont (de Ausamonte), marié avec Annette du Lion, achète par contrat du 19 juillet 1469, à Jean de Filartigrue, seigneur de Gueyze et d'Estrepouy, toutes les terres, forêts, fiefs, rentes, services, haute, moyenne et basse justice appartenant au dit de Filartigue dans les lieux de Calignac, Francescas, Autièges et Lormes, entre autres la forêt noble d'Anguilh, située dans la juridiction de Calignac.

1469: Hommage fait par Charles d'Albret à Charles, Duc de Guyenne (Copie du temps sur papier, communiquée par M. Grellet-Balguerie)
Charles, fils et frère de roi de France, duc de Guyene, conte de Xaintonge et seigneur de La Rochelle, à nos amés et féaulx gens de nos comptes, trézoriers, aulx seneschal de Guyene, des Lannes, de Bazades, d'Agenois et Gascoigne et Perrigort, à nos procureurs et recepveurs es dictes seneschaucées et à tous nos autres justiciers et officiers, ou a leurs lieutenans, salut et dilection. Savoir vous faisons que nostre très cher et amé cousin Charles, seigneur de Lebret, nous a aujourdhuy faict les foy et homage lige qu'il nous estoit tenu faire pour raison des baronnies, villes, chasteaux, terres et seigneuries de Lebret, de Nérac, d'Estussan, du Puyfortaguille, de Nazaret, d'Andiran, de Les Lugues, de Buzet, del Vulgua, de la Goueyra, de tiers pars de Xantreille, de Montgaillard, de la paroisse de Sainct-Jan de Capdorbise, des Avans, de Durans, de Lauseignan, du Puy de Gontaut, de les terres et rentes en la seigneurie de Duras, de la moityé du Mas d'Agenois, et de l'autre moitié pour le prieur dudit lieu, comme son procureur et personnier, Roquefort, Lavardoi et Cauderoune, de Fauguerolles, de Viane, de Villefranche de Queyran, de la Bastide de Castelamouroux, de la vicomté de Boulongue, de la terre de Pas, c'est à savoir, villes, forteresses, terres et seigneuries de Montcrabeau, de Belmons, de Calignac, des fiefs, Nazaret, avecques les rentes de Aiezin et de Francescas

Francescas se trouve tantôt anglaise, puis française et de nouvea anglaises. Il n'en sera pas de même au court du 16e siècle, ou les guerres dites de religion vont mettre Francescas au coeur du débat et malgré les éfforts pour épargner la ville, celle-ci a du subir des dommages et des combats.

En qualité de Seigneur temporel de Francescas, Jean de Marre, évêque de Condom, fit de grandes réparations à l'église et à la maison épiscopale (Maison de la Hire), qui ne fût pas un Château, aucun Seigneur résident n'est jamais été signalé, mais une maison forte, dont il reste encore aujourd'hui quelques vestiges.

Les jurades remontent à 1500

Mars 1500: Création de foires à Francescas 1, à la requête de Jean II de la Marre, évêque de Condom.
(Fol. 108, n° 203).

La seigneurie de Fimarcon fut érigée en marquisat en 1503 et placée dans le resort du parlement de Bordeaux et de la sénéchaussée de Gacogne. Elle s'étendait dans les diocèses d'Auch, de Condom et de Lectoure sur une circonférence de douze lieues. Elle confinait à l'orient avec les paroisses de Sempesserre (Saint-Pierre de serra ou de Serris) et de Castéra-Lectourois, qui appartenait à la Lomagne proprement dite, avec le territoire de Lectoure et le marquisat de Terraube: au midi, avec La Sauvetat et le Sempuy dans le comté de Gaure; au couchant, de Sainte-Germaine, de Gensac (Caulazon), de Vicnau et Francescas, dans le Condomois; au nord avec La Montjoie et le Pergain dans la vicomté de Bruilhois.

1506: Dès l'origine, les évêques et les moines ou chanoines établirent leur résidence près des églises principales, où ils célébraient
eux-mêmes les offices divins. Condom eut donc:, au moyen âge, son monastère avec ce complément indispensable : un beau cloître. Mais l'édifice était vieux ou en ruines au temps de Jean Marre; car les archives de Francescas possèdent une requête à Nosseigneurs du Parlement de Bordeaux, où ce prélat sollicite à la fois la reconstruction de son église cathédrale, du clocher et cloistres d'celle. L'autorisation du Parlement fut accordée le 12 février 1506 et les travaux commencèrent sans délai.

1515: Arnaud-Guillem de Gensac, bourgeois de Condom, marié à Miramonde de Boutet et qui fut père de Peyronnet de Gensac et de Marguerite', mariée au commencement du XVIe siècle à Guillaume de Castillon, licenciè-droits, lieutenant du sénéchal d'Àgenais et Gascogne au siège de Condom. Il fit, le 3 mars 1515, un testament latin comprenant 27 pages d'une écriture serrée, qui contient une quantité considérable de legs pies. Arn.-G. de Gensac fonda et renta aussi plusieurs chapelleries à Condom et à Francescas. Il fut enseveli dans la chapelle de Sainte-Anne, de l'église cathédrale de Condom.

1518:Postérieurement à l'occupation de la Guienno par les anglais, et le 23 novembre 1518, nous voyons les consuls de Francescas faire partie, dans Condem, d'une assemblée des communes présidée par Alain, dit le Grand, sire d Albret, et où il fut décidé qu il serait présenté des remontrances au Roi, pour réclamer le maintient des libertés et franchises du pays; nous ne savons pas en particulier qu'elles furent celles de la ville de Francescas; la charte de ses coutumes ne s'étant pas retrouvée, et quelques documents nous ayant seulement appris que cette commune était administrée par quatre consuls et un conseil de jurats; que ces consuls étaient électifs et non du choix de leur Seigneur; qu'enfin ces mêmes consuls avaient la justice criminelle et la police.
C'est une attaque infructueuse de la ville de Francescas, sur le capitaine Moulia, par les prétendus réformés de Nérac, que Monluc qualifie de chetif commencement la première guerre de religion. Durant la 7e de ces guerres, et vers le mois d'août 1580, le maréchal de Biron prit par Francescas, pour aller menacer Nérac dont il n'osa pas néanmoins entreprendre le siège.
Il paraîtrait que l'on doit reporter à cette meme année 1580 l'acquisition faite par Jean Paul d'Esparbès de Lussan, de la co-seigneurie de Francescas, que lui céda l'èvèque de Condom, d'où l'on pout induire que l'abbaye de Condom, que nous avons vue faire hommage en 1287 au roi d Angleterre, pour toute cette seigneurie, y avait appelé ultérieurement son Suzerain en paréage.
Les d'Esparbez, comtes de Lasserre et marquis d'Aubeterre, eurent de grands démêlés avec les habitants de Francoscas, qui leur reprochaient de nombreuses vexations, notamment de s'arroger le droit de leur imposer des consuls à leur guise et de les obliger à faire garde bourgeoise devant la maison de leur Seigneur. De l'oppression des uns, comme de la résistance des autres, provint presque une guerre au petit pied au sujet de laquelle nous trouvons utile de produire le document suivant:
"Attestation sur l'escalade de la ville de Francescas, 24 mai 1634. Composée de cinquante hommes.
L'an 1634 et le 21e jour du mois de mai, avant midy, pardevant nous Jeoan Bigos, Laroque, Isaac Guilhauma et Jean Pierre Labadie, consuls, juges criminels et de la police de la ville de Francoscas, estant dans la maison commune d'icelle, escrivant soubs nous Jean Bigos, Laroque, notaire royal, prins pour comis et greffier s'est comparu et présenté M Daniel Bigos, avocat en parlement agissant pour le procureur du Roi et syndic de la ville, qui nous a dit et remonstrê que jacoit par la grace de Dieu le Roi nous aye donné la paix, au préjudice de laquelle et de la sauvegarde qu il a pleu à la Cour et à monseigneur le duc d'Espernon, gouverneur pour Sa Magesté, nous donner, ayant prins tous les habitants de cette ville et jurats sous la protection de Sa Majesté et la sienne et de faire garde pour garantir tous les habitants des oppressions et violonces du sieur marquis d'Aubeterre qui s efforce d'ordinaire de tuer et oppresser lesdits habitants et de mettre la présente ville à feu et au pillage, et ù cet effect estant permis aux d'habitants porter armes à feu; ce néanmoins, cette nuit dernière, après minuit, ledit sieur marquis avec un bon nombre de gens de guerre bien armés de mosquots, arquebuses, fusils et autres armes offensives, seroient venus après minuit, une heure estant frappée aveq deux eschelles, pour entrer dans la présente ville, lesquelles ils auraient mis et posé l'une à l'endroit des fenestres de la maison dud. sieur marquis sortant sur le fossé et muraille de la présente ville,proche de la tour de la porte de lad. ville appelée de Larque, et l'autre dessoubs les fenêtres de la maison et domicile de damoiselle Marie de Péricot, veusve à feu M Pierre Doail, juge, auxquelles eschelles et au bout tirant on haut y a une corde double attachée par certains nœuds distants l'un de l'autre environ deux pans et demy, outre un nœud courant au bout de la corde, pour attacher aux croisées desdites fenestres, lesquelles ceux de dedans la ville, leur auroient fait quitter par force......
(Suivent les dépositions des témoins, constatant que les sentinelles ayant donné l'alarme, les habitants accourûrent; que quelques coups de feu fûrent échangés et que les assaillants furent repoussés)
Le duc d'Epernon réussit non sans peine à réprimer ces désordres. (Dictionnaire Géographique, historique et archéologique de l'arrondissement de Nérac par M. J.-F. Samazeulh 1881)

Alain d'Albret se rendit dans cette occasion à Condom, qui lui rendit de grands honneurs, avec artillerie et trompette, et lui fit divers présents. Le 23 novembre 1518, lendemain de cette entrée solennelle, il présida l'assemblée des consuls de Condom, de Mezin, de Montréal, de Francescas et bien d'autres, qui nommèrent les députés pour présenter leurs remonstrances au roi et réclamer, même par appel au parlement de Paris ou au Grand-Conseil, le maintien de leurs libertés et franchises.

1520: Francescas 262 feux (maisons)

1522: Mgr de Lautrec 2, seigneur de Beaumont, et sa banda » se disposait à venir loger à Montréal, les consuls" dépêchèrent un des leurs, Bernard de Maribon, en compagnie de Arnaud d'Arquizan, à Condom, pour savoir où était cette armée. Ayant appris que Lautrec était à Francescas, les deux émissaires furent trouver M. de Sainte-Christie, leur protecteur, pour le prier d'écrire à son cousin d'Artiguelobe.

La donation pure et simple de Francescas au monastère de Saint-Pierre de Condom par les Ducs de Gascogne fait comprendre, que la Seigneurie de Francescas et son église dépendaient exclusivement de l'Evêché de Condom.

3 février 1525: L'évêque de Condom, coseigneur de Francescas, en paréage avec le roi, les consuls et habitants échangent des serments de fidélité sur le livre des anciennes coutumes.
(Original. Parchemin revêtu du seing du notaire. Lot-et-Garonne: Arch.dép., E Suppl. 2629) et
(Selon Samazeuilh, Dict...de Nérac,155, il aurait eu à la fois des consums et des jurats élus. Voir Dubois, Inventaire d'Albret,80.)

Voici maintenant le procès-verbal du serment réciproque prêté par Erard de Grossoles et par les habitants de Francescas. Je le traduis du latin :
« Soit notoire à tous que l'an du Seigneur 1525 (1526 n. st.), et le troisième jour du mois de février, François, notre illustre prince, étant par la grâce de Dieu roi des Français, en présence de moi, notaire public, et des témoins bas nommés, devant la porte de l'église paroissiale Notre-Dame de Francescas, s'est présenté R. P. en Dieu et seigneur Erard de Grossoles, par la miséricorde divine évêque de Condom, faisant sa visite pastorale. Au même instant se sont présentés devant ledit seigneur évêque, co-seigneur temporel avec le roi de la ville et juridiction de Francescas, les prud'hommes Raimond de Laborde, Raimond de Rittan et... (blanc à l'original), consuls de la dite ville de Francescas, accompagnés d'un grand nombre d'habitants.
Par l'organe dudit Laborde, premier consul, ils lui ont exexposé que l'évêque de Condom, en vertu d'un ancien paréage (1285) 'était eo-seigneur avec le roi de la dite ville de Francescas et de sa juridiction, et qu'en vertu de ce paréage il avait un bailli pour exercer conjointement avec le bailli royal la justice haute, moyenne et basse, mère et impère.
C'est pourquoi, lors de sa première entrée en la ville de Francescas, le seigneur évêque doit prêter aux consuls et habitants de la dite ville un serment dont la forme est longuement déduite dans le livre coutumier. De leur côté, les consuls au nom de la commune, et tous les habitants en particulier, sont tenus de prêter au seigneur évêque le serment exprimé dans les mêmes coutumes municipales.
A ce moment, le livre coutumier, écrit sur parchemin, ayant été mis sous les yeux du dit seigneur évêque, le premier consul Laborde fait lecture de tous les articles contenus dans la formule des serments réciproques. Il prie le seigneur de le prêter dans la forme prescrite, et offre de le prêter à son tour avec les habitants, comme l'ont toujours fait leurs prédécesseurs.
Tout ainsi disposé, le prélat, après avoir entendu la lecture faite parle premier consul, se déclara disposé à prêter le serment demandé. S'étant mis à genoux, la tête découverte, les mains posées sur le Te igiTur et croix, il jura d'être bon et et fidèle aux habitants, dE garder leurs droits municipaux, leurs coutumes, franchises et libertés, de défendre et protéger selon son pouvoir tous et chacun de ses sujets et hommes liges contre toute injure, violence et oppression. En un mot, il prêta le serment tel que l'avaient toujours prêté ses prédécesseurs évêques de Condom.
De leur côté, les dits consuls, au nom de la commune de Francescas, et ensuite Jean Bossugue, Jean Bacqua, Raimond Bastz, Guilhem Bigos, Michel Pérulh, Menaud Guillauma, Pierre de la Peyrusse et un grand nombre d'autres, à genoux, la tête découverte, jurèrent sur le même Te igitur et croix, tant pour eux que pour tous les autres habitants, d'être toujours bons et fidèles sujets et hommes liges à leur seigneur évêque; de ne lui porter aucun dommage dans son corps ni dans l'exercice de la justice; de lui prêter conseil et bon secours; de procurer son utilité et d'écarter selon leur pouvoir tout ce qui pourrait lui nuire. Enfin, ils prêtèrent le serment tel que l'avaient toujours prêté leurs prédécesseurs.
De quoi les dits seigneur évêque et consuls nous ont requis leur donner acte, en présence de Jean de Fouert, Hélie de Bordeneuve, prêtres, et. Me Jean Charlary, bachelier en droit, habitants de la ville de Francescas, et moi, Philippe Olivier, notaire apostolique de la Ville de Condom, témoin comme les autres de tout ce dessus; et en foi des présentes, j'ai apposé mon seing accoutumé à cet instrument écrit d'un autre main» .
Signé: P. OLIVIER

1526: Confirmation des privilèges,franchises et coutûmes accordés aux habitants de Francescas en Agenais, par Louis, duc d'Anjou, gouverneur de Languedoc.

Louis, duc d'Anjou, gouverneur de Languedoc.concède les libertés et coutumes suivantes aux habitants de Francesas:

A 1 Renonciation au droit d'imposer les habitants par quête taille gite et emprunt
A 2 De la faculté pour les habitants de disposer librement de leurs biens par vente, don ou aliénation
A 3 De la liberté des mariages pour les filles et de la cléricature pour les fils
A 4 La liberté des personnes est garantie
A 5 Le sénéchal ou ses bailes ne peuvent citer des habitants hors de la ville pour des faits qui se sont passés dans la ville
A 6 De l'habitant mort intestat
A 7 De la validité des testaments
A 8 De la preuve judiciaire par le duel ou le combat singulier
A 9 De la tenure des immeubles
A 10 De la taxe foncière et des droits d'oublié, d'acapte et de vente
A 11 Des incendies et autres méfaits
A 12 Du serment du sénéchal et du baile
A 13 Du renouvellement des quatres consuls du serment qu ils prêtent en entrant en charge du serment qu ils reçoivent de la communauté de leurs attributions du droit d'imposer les habitant avec l'assentiment de vingt quatre d'entre eux, pour les travuax publics
A 14 Des ordures sur la voie publique
A 15 Les contributions établies par les consuls atteignent tout laïque ayant des biens ou des revenus, tout clerc possédant des biens qu il'n aurait pas reçus par héritage
A 16 De la vente des comestibles portés en ville
A 17 Des coups et blessures
A 18 De l'homicide
A 19 Des injures
A 20 De l'infraction au ban seigneurial ou de la soustraction d'un gage judiciaire
A 21 De la fraude dans le paiement des droits de leude
A 22 De l'adultère; il est puni au choix ou de cent sous d'amende ou de la course à travers la ville
A 23 Des menaces avec le couteau ou l'épée
A 24 Du vol de jour ou de nuit
A 25 Des vols commis le jour ou la nuit dans les jardins vignes et champs d'autrui
A 26 Des dégâts causés par les animaux d'autrui dans les jardins vignes et prairies
A 27 Des faux poids et des fausses mesures
A 28 Des dettes et des contrats
A 29 Droits dans les plaintes ordinaires
A 30 Du défaut de comparution
A 31 Du mode de paiement des droits de justice
A 32 Des droits de justice dans les questions immobilières
A 33 Du défaut du demandeur
A 34 Du marché du jeudi. Enumération des droits divers perçus au marché
A 35 De la foire des taxes imposées aux marchands
A 36 Des fours
A 37 Des notaires de la ville. Approbation des dites libertés et coutumes
Bordeaux avril 1526 Enreg. à là Chancellerie de France.-. Arch. nat, Trésor des, Chartes,, JJ. 243, n° 142, fol. 31 v° 1 page.

Le nouveau prélat fit son entrée dans la ville de Francescas en 1526.

Voici le récit en détail - une traduction du latin :

Il avait alors, ou tout au moins dès l'année suivante, pour vicaire-général, Erard de Grossoles, de l'illustre maison de Flamarens, qui possédait dans l'Agenais les grandes seigneuries de Buzet et de Montastruc. Erard de Grossoles était très affectionné du saint prélat, qui lui avait déjà fait donner l'abbaye de Simorre, et l'avait recommandé aux religieux de Saint-Pierre pour son successeur au siège de Condom.
Les religieux ne faillirent pas à cette recommandation.
Aussitôt après la mort de l'évêque, ils s'empressèrent de nommer son vicaire-général; mais en vertu du concordat récemment conclu entre Léon X et François 1er, le monarque français avait présenté un autre candidat. Erard de Grossoles triompha dans sa cause, et fut maintenu sur le siége de Condom (Gall. Christ.)
Le nouveau prélat fit son entrée solennelle dans sa Ville de Francescas, en 1535. Mais avant de faire connaître la cérémonie du serment réciproque, il est bon de reprendre les choses de plus haut.
La donation pure et simple de Francescas au monastère de Saint-Pierre par le descendant des ducs de Gascogne fait assez comprendre qu'alors la seigneurie de cette ville avec son église devint la propriété exclusive des religieux, aussi bien que celle de Condom. Mais pressés par la révolte des habitants, dans le coeur desquels l'hérésie albigeoise avait jeté de profondes racines, les moines de Saint-Pierre furent contraints d'appeler en paréage le roi d'Angleterre. La ville de Francescas subit le même sort, et les évêques, qui succédèrent aux religieux lors de l'érection de l'évêché de Condom, n'en furent que les co-seigneurs. Voici maintenant le procès-verbal du serment réciproque prêté par Erard de Grossoles et par les habitants de Francescas.
"Soit notoire à tous que l'an du Seigneur 1525 (1526 n. st.), et le troisième jour du mois de février, François, notre illustre prince, étant par la grâce de Dieu roi des Français, en présence de moi, notaire public, et des témoins bas nommés, devant la porte de l'église paroissiale Notre-Dame de Francescas, s'est présenté R. P. en Dieu et seigneur Erard de Grossoles, par la miséricorde divine évêque de Condom, faisant sa visite pastorale. Au même instant se sont présentés devant ledit seigneur évêque, co-seigneur temporel avec le roi de la ville et juridiction de Francescas, les prud'hommes Raimond de Laborde, Raimond de Rittan et... (blanc à l'original), consuls de la dite ville de Francescas, accompagnés d'un grand nombre d'habitants.
Par l'organe dudit Laborde, premier consul, ils lui ont exposé que l'évêque de Condom, en vertu d'un ancien paréage (1285) était co-seigneur avec le roi de la dite ville de Francescas et de sa juridiction, et qu'en vertu de ce paréage il avait un bail pour exercer conjointement avec le bailli royal la justice hante, moyenne et basse.
C'est pourquoi, lors de sa première entrée en la ville de Francescas, le seigneur évêque doit prêter aux consuls et habitants de la dite ville un serment dont la forme est longuement déduite dans l' oeuvre coutumier. De leur côté, les consuls au nom de la commune, et tous les habitants en particulier, sont tenus de prêter au seigneur évêque le serment exprimé dans les mêmes coutumes municipales.
A ce moment, le livre coutumier, écrit sur parchemin, ayant été mis sous les yeux du dit seigneur évêque, le premier consul Laborde, qui fait lecture de tous les articles contenus dans la formule des serments réciproques. Ici prie le seigneur de le prêter dans la forme prescrite, et offre de le prêter à son tour avec les habitants, comme l'ont toujours fait leurs prédécesseurs.
» Tout ainsi disposé, le prélat, après avoir entendu la lecture faite parle premier consul, se déclara disposé à prêter le serment demandé.
S'étant mis à genoux, la tête découverte, les mains posées sur le Teigitur et croix, il jura d'être bon et fidèle aux habitants, de garder leurs droits municipaux, leurs coutumes, franchises et libertés, de défendre et protéger selon son pouvoir tous et chacun de ses sujets et hommes liges contre toute injure, violence et oppression.
En un mot, il prêta le serment tel que l'avaient toujours prêté ses prédécesseurs évêques de Condom.
De leur côté, les dits consuls, au nom de la commune de Francescas, et ensuite Jean Bossugue, Jean Bacqua, Raimond Bastz, Guilhem Bigos, Michel Pérulh, Menaud'Guillauma, Pierre de la Peyrusse et un grand nombre d'autres, à genoux, la tête découverte, jurèrent sur le même Te igitur et croix, tant pour eux que pour tous les autres habitants, d'être toujours bons et fidèles sujets et hommes à leur seigneur évêque; de ne lui porter aucun dommage dans son corps ni dans l'exercice de la justice; de lui prêter conseil et bon secours; de procurer son utilité et d'écarter selon leur pouvoir tout ce qui pourrait lui nuire. Enfin, ils prêtèrent le serment tel que l'avaient toujours prêté leurs prédécesseurs.
De quoi les dits seigneur évêque et consuls nous ont requis leur donner acte, en présence de Jean de Fouert, Hélie de Bordeneuve, prêtres, et Me Jean Charlary, bachelier en droit, habitants de la ville de Francescas, et moi, Philippe Olivier, notaire apostolique de la ville de Condom, témoin comme les autres de tout ce dessus; et en foies présentes, j'ai apposé mon seing accoutumé a cet instrument écrit d'un autre main.
» Signé: P. Olivier. »

Les écrits retrouvés relatifs aux travaux de l'église certifient, que celle-ci était entourée de fossés, et son clocher pourvu de meurtrières et de créneaux faisait donc partie du mur d'enceinte. Nous sommes à cette époque en plein dans les guerres de religion avec leurs cortèges de destruction et autres exactions. Montluc pour les catholiques et Montgommery pour la reforme étaient les principaux chefs de guerre.

12 mai 1533
Commission aux baillis et sénéchaux pour faire rendre compte des derniers que les communes avaient été autorisées à lever en 1533, et dont moitié devait être portée au coffre du Louvre, sauf pour les villes frontières, qui devaient conserver la totalité de cette imposition et l'appliquer à leurs fortifications; mais plusieurs communes n'avaient rien versé au Louvre et quelques places frontières avaient négligé leurs forticifations. Vatteville, 12 mai 1533
Expédition originale. Arch. municipale de Francescas (Lot-et-Garonne), EE, I

1535: ( Catalogue des actres de François 1er)
Commission aux baillis et sénéchaux pour faire rendre compte des deniers que les communes avaient été autorisées à lever en 1533, et dont moitié devait être portée au coffre du Louvre, sauf pour les villes frontières, qui devaient conserver là totalité de cette imposition et rappliquer à leurs fortifications, mais plusieurs communes n'avaient rien versé au Louvre et quelques places frontières avaient négligé leurs fortifications. Vatteville, 12 mai 1535.
Expédition originale. Chambre des Comptes de Grenoble.Arch. de l'Isère, B. 31.8.8,
Autre expédition originale. 4rc/i. municipales de Francescas (Lot-et-Garonne), EE 1.
Enreg. au Châtelet de Paris, Bannières. Arch. nat, Y.9, fol. 52 v9. 2 pages. Enreg, au Pari, de Grenoble, le 5 juillet 1535

1535: Les établissemente scolaires dites "collèges" (protestants) étaient en partie un autre forme en ce qui concerne le développement des écoles de l'Agenais aux XVe et XVIe siècles. Ces écoles ne se trouvaient pas seulement à Agen mais aussi à Tonneins, Villeneuve, Sante Foy, Francescas et La Plume (La revolte calviniste au XVI siècle)

Mais c'est en 1539 que débute officiellement la francisation de la France avec la proclamation de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par François Ier : elle impose le français comme langue du droit et de l’administration en France, en remplacement du latin. Cependant7, il ne faut pas en conclure que tous les Français parlent cette langue : les historiens estiment que 10 % à 20 % de la population parle la langue du roi au XVIe siècle16. Bien que l'ordonnance soit relativement longue avec ses 192 articles17, seuls les articles 110 et 111 concernaient la langue.

Vente d'une pièce de terre dans la ville de Francescas (23 avril 1539). Achat par Jean de Vezin, seigneur de Lacassaigne à Bertrand de Palazo de Lagarde
Firmacon (8 février 1548).

Il semble, que pour le plan local, Francescas par ses consuls ait essayé le plus possible de ne pas prendre parti, espérant sans doute éviter à la ville les conséquences des prises et des pillages. On sait toutefois que le prédicant Merlet était très actif et donc que les Francescains s'inclinaient vers la reforme avec certaines réserves. Lasses des luttes et des ruines, ils intentèrent un procès au Seigneur de Lasserre, qui était un Seigneur redoutable.

Famille de Bigos
La noblesse de cette ancienne famille de Guyenne a, selon une notice de quatre pages signée par d'Hozier dans ses fonctions de Juge d'Armes, était justifiée à partir d'un acte de 1556 de Jean de Bigos, écuyer ; elle semble s'être éteinte dans les mâles en la personne d'Alexandre de Bigos, maire de Francescas (47600 Nérac), décédé le 31 décembre 1837.

1556: Par cette transaction, ledit. Jeannot abandonne audit Jean son frère, en paiement de ladite somme, une métairie située en la juridiction de Francescas, au lieu appelé Mora

1559: Quand, en 1559, les consuls renouvelèrent les baux des écoles, les candidats à la régence y vinrent de tous côtés.
C'étaient : Jean Dupred, maître ès arts, qui arrivait du duché de Bourgogne; Vital Descazeaux, grammairien, qui venait de Francescas ; Antoine Porrot, orateur, qui accourait du Dauphiné

1560: Noble Guiraud de Pujollé obtint une attestation des habitants et consuls de Francescas, le 2 août 1560.

1560: Les jurades remontent à 1560, et les comptes de la commune à 1504. Registres paroissiaux depuis 1609.

1560: Seignoret de Pujollé, seigneur de la maison noble de La Roque et co-seigneur de Fieux, est rappelé dans une transaction passée le 18 juin 1556 entre nobles Jehannot et Jehan de Pujollé ses fils.
1° Noble Jehannot suivra ; 2° Noble Guiraud de Pujollé obtint une attestation des habitants et consuls de Francescas, le 2 août 1560.

1561: Ainsi, les états de Navarre et le duché d'Albret cessèrent de jouir des bienfaits de la paix. Les premières hostilités eurent lieu entre le sieur Molia, qui s'étoit renfermé dans Francescas, avec 80 hommes soutenus de ceux du pays et 600 hommes sortis de Nérac, qui avoient pris des armes dans l'arsenal du roi de Navarre. Montluc étant venu au secours de Francescas, ceux de Nérac prirent le parti de la retraite; « et celui-là le chétif commencement de notre guerre de Guienne» , dit ce capitaine.

Avril 1562: Déjà plus de 4 000 hommes rassemblés du parti protestant ne demandaient qu un chef.
Les églises réformées sollicitaient depuis long temps Caumont et Duras de se mettre à leur tête et tout faisait a Montluc une loi de se dévouer à la défense de la Province.
Ces deux Seigneurs de Duras et Caumontne s'étaient pas encore déclarés chefs des Protestans mais ils tenaient toutes les nuits des conférences secrètes vis à vis Agen au bourg du Passage dans lesquelles ils avisaient aux intérêts de leur parti .En conséquence il donna l'ordre au capitaine Arne qui commandait à Condom de se trouver à jour fixe et à deux heures du matin près d'Astaffort avec un corps de soldats d'élite et de l'attendre. La mesure était bien prise mais Duras et Caumont ayant été prévenus les firent échouer et Montluc furieux fut obligé de se borner à faire des courses dans la campagne qu'il eut même la témérité de pousser quelquefois jusqu aux portes d'Agen. Mais cette petite guerre n'amenant aucun résultat décisif il se détermina tout à coup à marcher sur Francescas,où disent nos manuscrits, il pouvait surprendre le capitaine Molia qui s y était jeté avec 600 hommes de la garnison de Nérac selon ces manuscrits. Son espoir à cet égard fut encore déçu car Molia se défendit avec tant de courage que Montluc fut obligé de battre en retraite et de revenir aux environs d Agen. Il y trouva Arpajon et Marchastel, deux chefs catholiques, qui l'attendaient pour aviser avec lui sur les moyens d'obliger cette ville à rentrer dans le devoir.

1562: Dans la liste des débiteurs mentionnés en ce codicille les consuls de Francescas figurent pour une somme de 1.000 livres.
Au temps de Monluc, Francescas était une petite ville fortifiée la route d'Estillac au Sempuy.
Les défections de quelques ecclésiastiques el l'influence de certains maitres d'école avaient insinué dans quelques âmes des idées hostiles au catholicisme'.
Comme ailleurs, les opinions nouvelles s'1' étaient manifestées par des actes répréhensibles on avait brisé dans l'église de Saint-Orens des images saintes. En un mot, la population, jadis très unie, commençait à se diviser. C'est alors que Monluc intervint. Comme il lui importait de conserver libre la voie qui le conduisait à Estillac et jusqu'à la ville d'Agen et du'il lui fallait un poste d'observation pour tenir Nérac en échec, le grand capitaine n'hésita pas. Il mit dans la ville de Francescas un gouverneur catholique (juin 1562). Par cette sage précaution la ville de Francescas fut, au moins pour un temps, conservée au parti du roi et dans l'obéissance due à l'éwéyue de Condom, qui en était coseigneur avec le roi.
Au reste Monluc, ne se fiant pas uniquement à la vigilance de ses subalternes, surveillait lui-même la ville et la protégeait, à l'occasion, efficacement.
A Molia il ne tarda guère il substituer le capitaine Dupuy (octobre 1652), et comme les prêtres avaient souffert des troubles, il vint à leur secours et les rétablit dans l'exercice de leurs fonctions ( 1er novembre 1562). Il fit plus: par son ordre exprès, les novateurs eurent ordre de quitter la ville (8 décembre 1562).
Un personnage si puissant méritait à bon droit des égards particuliers. Aussi les consuls, avec l'assentiment de la jurade, lui offrirent, à titre de présents, trois moutons, six paires de chapons et trois paires de perdrix (8 décembre 1562). Désormais, à chaque passage du terrible capitaine, on répètera la même offrande. En octobre 1574, on voulut donner des palombes; mais ce gibier ayànt fait défaut, on dut se contenter d'offrir six paires de « chapons vieux ».
A ces menus présents venaient s'ajouter d'autres dépenses: il fallut maintes fois héberger Monluc, sa famille, sa suite et fournir à leur chevaux le foin et la paille. Mais ce n'étaient là que des dépenses secondaires; les plus fortes étaient occasionnées par les logemeuts de gens de guerre, toujours impatiemment supportés.
Tous ces faits, et ceux qui vont vous être indiqués, ont été mentionnés dans les deux premiers livres des jurades de Francescas (Arch, dép. de Lot-et-Garonne E. S'. 2630 et 2631)Les recettes de la communauté se trouvant absorbées par toutes ces dépense, il fallut songer à un emprunt qui devint inévitable lorsque l'évêque de Condom, fils de Monluc, consentit à céder à la ville les droits seigneuriaux qu'il y possédait et tous les immeubles dont il était propriétaire en sa qualité d'évêque de Condom.
Très utile aux habitants de Francescas, cette convention devait permettre à l'évêque d'acquérir dans la voisinge de la ville épiscopale la résidence de Cassagne.
Autant pour être agréable à don fils que pour complaire aux habitants de Francescas, le seigneur d'Estillac consentit à faire à la communauté un prêt de 3.850 livres. Le contrat d'obligation fut passé devant Lafargue, notaire de Condom. Si nous avions une copie de cet acte, il nous serait facile de savoir à quel taux devaient être payés les intérêts de cette somme. Privés de ce texte, nous devons nous résigner à ignorer ce détail, tout en estimant que les parties contractantes adoptèrent vraisemblablement le taux du denier 20 ou 5 % généralement accepté à cette époque. En 1576, sous la pression des événements, Francescas changea de parti. Monluc vieilli, mais néanmoins toujours intrépide, dut se sentir piqué au vif et nous estimons que s'il réclama à ses débiteurs en cette circonstance le remboursement de son argent, ce fut pour faire sentir son mécontentement. Ainsi mis en demeure de payer, les habitants rendirent à leur créancier 2850 livres. Les 1.000 livres restantes ne furent pas payées à Monluc malgré ses demandes réitérées. Le grand capitaine était cependant l'objet de grands égards.
C'est ainsi qu'aux premiers jours de février 1577, il fut défrayé et logé avec sa suite, comme par le passé. Le 26 janvier de l'année suivante, la veuve de Monluc étant de passage à Francescas, les consuls la reçurent avec le même honneur que du vivant de son mari. Marguerite de Caupène, mère de Blaise, petit-fils et héritier du maréchal de Monluc, fut obligée, le 13 avril 1578, de faire opérer une saisie contre les consuls de Francescas. Ainsi se termina une affaire qui, pour n'avoir par elle-même qu'une médiocre importance, méritait cependant de n'être pas laissée en oubli.

1562: Les défections de quelques ecclésiastiques el l'influence de certains maitres d'école avaient insinué dans quelques àmes des idées hostiles au catholicisme.
Comme ailleurs, les opinions nouvelles s'y étaient manifestées par des actes répréhensibles: on avait brisé dans l'église de Saint-Orens des images saintes. En un mot, la population, jadis très unie, commençait à se diviser. supportés.
Tous ces faits, et ceux qui vont vous être indiqués, ont été mentionnés dans les deux premiers livres des jurades de Francescas (Alrch, dép. de Lot-et-Garonne E. S1. 2630 et 2631)

juin 1562: Montluc mit dans la ville de Francescas un gouverneur catholique. Presque tous les protestants fut tués.

avril 1565: Carles IV confirme "les privilèges ...et libertés" donnés par ses prédécesseurs aux habitants de Francescas, et crée en leur faveur un marché.
(Voir Gironde: Arch. dép., C2294)

Montgommery occupait Condom depuis le 22 Octobre 1567, il s'est emparé de Mezin, La Romieu, Francescas, Mauvezin, Lavardac et Laplume, qu'il pilla. C'est alors que Montluc imposa aux bénéficiaires de la juridiction de Francescas une cotisation pour l'entretien des gens de guerre et nomma le Sieur Dupuy Gouverneur de Francescas. Les portes de la ville étaient ouvertes alternativement un jour l'une, un jour l'autre et elles étaient gardées.
Des présents furent envoyés à Montluc et il était hebergé à son passage. Francescas était redevenue catholique.

Le Prince et la Princesse de Navarre étant à Nérac, pour prevenir toute surprise, on ferma les portes et il fut recommandé à chaqu'un de se tenir sur ces gardes.

Attendu la pauvreté de la ville, les consuls envoyèrent deux messagers à Agen pour demander à Montluc de les décharger du logement des gens de la guerre. L'autorisation fût accordé par Montluc ainsi que de faire réparer l'église, les frais étant de cinq cents livres à récupérer sur ceux de la réforme, l'Agenais étant toujours occupé et sillonné par des bandes protestantes, qui continuaient leurs exactions.

1567: À Francescas, une taxe ponctuelle sur les résidents protestants a généré des fonds suffisants pour payer une grande force de troupes catholiques. Cela permettait à Agen d'augmenter de 80% le nomre des soldats et des capitains pour les commander.

1569: Il était diffilie de défendre le pays de rive gauche de la Garonne contre les protestants.
Depuis Lectoure jusqu'à Agen, aucine ville n'était suffisament fortifiée pour pouvoir résister à un siège. Francescas et Laplume ne furent pas assistés; ces deux villes tombèrent au pouvoir des troupes de Mongoméry qui rayonnaient de plus en plus loin autour de Condom.
Les récoltes de l'année avaient été abondautes. Après avoir affamé le Béarn, l'armée de Mongonméry trouvait de grandes ressources dans la Gascogne. Celle des princes, les reitres, qui, partis de Montaubau, envahissaient l'Agenais, parti aussi plus disposée à vivre à l'aise sur le plat pays, à tout ravager et piller qu'a entreprendre des sièges. Elle allait par petites étapes, sans rencontrer de résistance.

1573: D'après les livres de jurade de Francescas (BB. 2), voici quelles furent les troupes qui traversèrent cette petite ville ou y séjournèrent pendant l'année 1573: un capitaine de Casteljaloux avec ou 300 hommes Lussan, avec 200hommes, 8 jours M. du Mazet et le vicomte de Larbos avec 400 chevaux, 1 jours Lussan, avec 6 compagnies, 4 jours: le lieutenant de M. de Bérault, avec 3 compagnies, 6 jours.
Il en était de même non seulement dans les villes d'étapes mais aussi dans les plus petits villages.

1574: Le sauveur d'Agen, le vieux Monluc, qut était allé saluer son roi à Lyou, recevait enfin le prix de ses longs services; c'est avec le titre de maréchal de France qu'il allait revenir au pays. Déjà, pour le recevoir avec honneur, on préparait des présents, y compris des dragées pour sa femme et des livrées de taffetas pour ses domestiques. Ce mouvement est particulièrement attesté par divers passages des jurades de Francescas ( BB. 2 ).

1574: Henri IV, alors qu'il n'était que simple gouverneur de la Guyenne, faisait choisir les plus beaux chênes de la forêt de Francescas pour composer les charpentes élancées de son château de Nérac.

1574: Sous les murs de Francescas, les protestants avaient éprouvé une sanglantes défaites

Le 14 Mai 1576, les hommes du Sieur du Saumont (Alain ou Jospeh de Béarn) ou s'emparaient de Francescas et le pillait. Le Sieur du Saumont tua huit hommes et imposa la ville pour trois cents écus. On mit aux enchères des fiefs, bois, landes, ventes et bailliages, qui appartenaient autrefois à l'Evêque de Condom, pour payer l'imposition.

Le 2 Aout 1576, le Roi de Navarre demanda aux consuls de lui vendre quelques chênes pour réparer le Château de Nérac et le moulin, qu'il avait sur la Baïse.

Le 26 Novembre 1576, le Roi de Navarre, mandé, dînait à Francescas et y laissait une garnison pour défendre la ville.

La part de l'évêque de Condom est vendue aux enchères en 1576, et rachetée en 1582 par le Seigneur de Lasserre, Jean Paul d'Esparbes de Lussan ; la demeure de ce dernier se trouvait près de la porte de Larqué au sud, succédant vraisemblablement à l'ancienne maison épiscopale. L'agglomération était enfermée dans des fortifications, cernées de douves, et ouvrait par 4 portes (de Bordeaux, du Puits, de L'Arc, Neuve ou de Ligardes) ; une citadelle est mentionnée dans la ville à la fin du XVIe siècle.

Le 28 Octobre 1576, les consuls convoquèrent les jurats et dans l'impuissance de soutenir un procès contre Lasserre, ils cédèrent tous leurs droits au Roi de Navarre, qui les accepta. Plus tard on négociera ave le Roi de Navarre un arrangement au sujet des droits de justice en réparation des compagnies, qui ont séjourné à Francescas.

Voici le récit en détail:

On sait que le Pape avait accordé au roi de France une somme assez considérable sur les bénéfices du clergé, pour subvenir à la conservation de ce royaume ébranlé par l'hérésie de Calvin. L'évêque de Condom qui siégeait alors fut contraint, pour fournir sa cotisation, d'aliéner entre autres la seigneurie de Francescas. Procédant aux criées, les consuls, qui voulaient s'affranchir, poussèrent l'enchère jusqu'à la somme de 3,325 livres, qu'ils déposèrent entre les mains du sieur de Melet, chargé de la liquidation.
Survint noble Jean Paul d'Esparbès de Lussan, seigneur de Lasserre, dans le voisinage, lequel, après divers actes sur ce intervenus, enchérit encore de 1,000 livres. Les habitants de Francescas, déjà ruinés par les récentes guerres, virent avec douleur leurs espérances s'évanouir. Ils intentèrent près le conseil privé du roi un procès au seigneur de Lasserre, qui n'était pas d'humeur à céder de ses prétentions. C'était un chef «catholique redouté dans la contrée, et la ville de Francescas s'inclinait beaucoup vers la prétendue Réforme. Le prédicat Mermet s'y employait de son mieux.
Dès le mois de septembre 1576, on avait envoyé à Paris pour soutenir ce procès, et le 26 du même mois, le roi de Navarre dînait à Francescas, et y laissait une garnison pour la défense de la ville.
Le 28 octobre suivant, les consuls convoquent une jurade générale, et dans l'impuissance où ils sont de soutenir le procès contre le seigneur de Lasserre, ils prennent la résolution de céder leurs droits au roi de Navarre, qui les accepte avec la condition de maintenir les habitants dans les franchises et privilèges que leur accordaient les évêques de Condom.
Le 6 janvier de l'année suivante (1577), on va trouver le roi de Navarre pour savoir de lui comment il faut se gouverner. Le prince répond qu'ils doivent continuer de garder la ville sous son obéissance.
Cependant le seigneur de Lasserre s'apprêtait moins à soutenir son procès qu'à reconquérir la ville pour le monarque français. Le consul Bigos en porta la nouvelle à l'assemblée du 19 mars, encore toute émue des événements de la veille.
Jean-Paul d'Esparbès de Lussan s'était présenté sous les murailles de la ville, la faisant sommer par un trompette d'avoir à déclarer à quelle autorité elle obéissait. Sur la réponse que les habitants tenaient la ville sous l'autorité du roi de Navarre, le trompette déclara avoir charge du seigneur de Lasserre de leur dénoncer la guerre, et que désormais il serait leur ennemi mortel.
Immédiatement, on écrivit au roi de Navarre pour le supplier de pourvoir à la défense de la ville. Déjà, dans la prévision des événements, Henri leur avait envoyé pour gouverneur le capitaine Miquelon avec le capitaine Chevery.
Les hostilités étaient ouvertes; les alarmes continuent.
Avec Lasserre combattaient les capitaines Campagno, du Bouzet de Roquepine, seigneur de Poudenas, et plusieurs autres gentils hommes. Les escarmouches, les petits combats étaient incessants. Il y eut plusieurs morts; les consuls Bacqua et Bigos furent faits prisonniers et n'obtinrent leur délivrance qu'au prix d'une forte rançon. Cependant, le procès se poursuivait au privé conseil du roi et en la cour du Parlement de Bordeaux. Le seigneur de Lasserre triompha dans sa cause; le roi de Navarre fut débouté de son opposition et les consuls condamnés en plusieurs dépens.
Ces derniers finirent par un accord avec leur nouveau seigneur, qui leur fut plus d'une fois d'un bien grand secours. C'est ce même Jean-Paul d'Esparbès de Lussan qui fut gouverneur de Blaye pour le parti de la Ligue.
Le seigneur de Campagno et de Ligardes, l'un des plus grands tenanciers de la juridiction de Francescas, appartenait à la maison de Patras.
Dans cet accord, on voit intervenir M. de Lussan, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, commandeur de Malte, seigneur de Gimbrède et autres lieux et places, frère du seigneur de Lasserre, désormais co-seigneur avec le roi de la ville et juridiction de Francescas.
L'abbé BARRÈRE.

1577: le 5 février 1577, Monluc venait à Francescas "disner dans la presente ville et priait qu'on lui preparast quatre ou six logis pour lui et sa suite."

En 1577 une citadelle existait selon le livre des jurades.

Des le 30 Juillet 1577, la garnison d'Agen avait été renforcée et Francescas était menacé par une bande catholique.

Francescas était devenue une ville royale sous les derniers Valois, qui nommaient leurs juges royaux à Francescas.
Par Lettres patentes données à Paris le 23 janvier 1579, Henry III, par la grâce de Dieu, roi de France et de Pologne, donne à Mr Alem de Brégaud, « Testât et office de juge civil et criminel de Francescas. » Et un acte judiciaire authentique, écrit sur parchemin, faisant partie de mes archives et signé du Puy, greffier, commence ainsi : « Allem de Brégand, licentiez ez loyz, juge ordinaire pour le roi en la ville de Francescas, à tous ceux quy ces présentes verront, salut, Savoir faisons et attestons que le vingtiesme de décembre mille cinq cens nonante quatre. . . . »

Juillet 1578: Orig. — Arch. de la famille Forget de Fresne. Communication de M. le chevalier Artaud de Montor, membre de l'Institut, allié de la familte Forget.

A FORGET,

SECRETAIRE DU ROY MON SEIGNEUR.

Forget, Vous entendrés tant par le sr de Chassincourt que par les instructions générales et particulieres qu'il porte, ce qui se passe par deçà, et ce qu'il est besoing de poursuivre pour mon particulier; à quoy vous vous employerez avec telle diligence que par ledit sr de Chassincourt j'en puisse estre satisfait à son retour. Pour le regard de ma pension, j'avois donné charge à du Perray1 d'en solliciter l'assignation pour toute ceste année, et remonstrer que je n'estois de ceulx sur qui on doive user de retranchement, et qu'attendu le lieu que je tiens on ne me pouroit faire servir d'exemple. Il y a aussi le faict des pastels 2 et un renvoy que je demande à la chambre d'Agen, pour le procez de Francescas3, ainsi que vous verrez par les pieces que j'ay fait mectre entre les mains dudict sieur de Chassincourt. Je vous prie n'obmettre rien en cela de la diligence que j'atends de vous; sur ce, priant Dieu vous tenir, Forget, en sa saincte et digne garde. De Montauban , le juillet 1578.
Votre bon maistre et amy,
HENRY.
Il est besoin d'avoir une interdiction aux cours du Parlement qui prennent congnoissance des causes tant civiles que criminelles de ceux de la Religion. Il y a le faict de Francescas, dont les habitans se sont donnez à moy. Je demande un renvoy à la chambre d'Agen.

1578: Marguerite de Caupène, mère de Blaise, petit-fils et héritier du maréchal de Monluc, fut obligée, le 13 avril 1578, de faire opérer une saisie contre les consuls de Francescas.

1578: En fait une assemblée de tout peuple dans l'église pour lui remontrer la nécessité de démolir les maisons des faubourgs et la nécessité d'avoir une garnison, ce à quoi tous en consenti moyennant qu'on leur donne un abri et un autre emplacement pour bâtir. On procède à la distribution des emplacements au Pré Junqua pour la reconstruction des maisons des faubourgs. (Il y en avait dix à douze)

1579: Par Lettres patentes données à Paris le 23 janvier 1579, Henry III, par la grâce de Dieu, roi de France et de Pologne, donne à Me Allem de Brégand, « l'estat et office de juge civil et criminel de Francescas.

En 1580, le Maréchal de Biron, s'empara de Francescas, où il était encore les 10 et 11 septembre et finalement, il vint, le 12 septembre au matin, « avec 4.000hommes de pied, écrit d'Aubigné, 600 cheuaux et deux couleuvrines, prendre place de bataille sur le haut des vignes de Nérac.
(30 Sept. 1580, le maréchal Rouquefort avait pris les villes de Valance, de Franciscas, de Saur (Sos), de Mont de Marsan, de Mezin, de Vic-Fauenzac, avec la citadelle qu'il y avoit, autre ville nommée Valence près de d'Aux, de Mauvezin et la ville Jardain, oultre les autres châteaux et forts.
Lettre de Dupuy à Jean de St. Sulpice. Or.)

Il faut citer lors de cette même année l'acquisition par Jean Paul Esparbes de Lussan de la Seigneurie de Francescas, que lui céda l'évêque de Condom. Les Désparbes, Comte de Lasserre, Marquis d'Aubeterre eurent de grandes démêlées avec les habitants de Francescas, qui leurs reprochaient de nombreuses vexations.
Il y avait dans la Seigneurie de Francescas une paroisse de l'Eglise de St. Barthelemy de Trillan, une résidence ou Château, qui appartenait à la famille Bezolles sous les derniers Valois. Lettre de Biron à La Mothe-Fénelon sur les opérations de son armée, datée de Francescas 11 Septembre

... C'est sous les murs de cette petite ville (Moncrabeau) qu'Hector de Pardaillan, baron de Gondrin, accompagné de son fils, Charles de Montespan, étant sorti de Condom pour aller joindre l'armée catholique à Francescas, combattit et mit en déroute un corps de religionnaires, à la tête duquel les comtes de Gurson, de Fleix et un de leurs frères, chevalier de Malte, venaient d'attaquer la tour qui servait de citadelle à Moncrabeau. Ces trois chefs, qui étaient de la maison de Foix et par conséquent parents du roi de Navarre, périrent dans ce combat, qui se réfère à l'année 1580 selon les uns, 1586 ou 1587, selon les autres.....

1581: Jean-Paul d'Esparbès vint en Guyenne où la guerre recommençait; ayant sommé les gens de Francescas de dire quel parti ils tenaient, ceux-ci se déclarèrent pour le roi de Navarre. Montlue et Lussan échouèrent; mais ce dernier, établi à Condom, tenait le pays d'alentour. Il se conduisit si bien que sa faveur grandit, et le 8 décembre 1581 il fut nommé gouverneur de l'importante cité de Blaye, qui était pour ainsi dire la clé de la Gironde.

1582: Bien qu'il résidât en son gouvernement de Blaye beaucoup plus qu'en sa seigneurie de Lasserre, Jean-Paul- d'Esparbès de Lussan s'était fort attaché à ce dernier domaine. Dès l'année 1582, il avait acheté à l'évêque de Condom tous les droits que ce dernier possédait en paréage avec le roi sur la juridiction voisine de Francescas.

1583: Noble François de Pujollé co-seigneur du lieu de Fieux, acquit, par acte passé dans la maison noble de Lassalle, juridiction de Fieux, au duché d'Albret, le 11 septembre 1583, devant Loip de Figues, notaire dudit lieu de Fieux, de Guichande Guillauma, veuve de Vidal de Saint-Pé et de Pierre de Saint-Pé son fils, de la juridiction de Francescas, une pièce de terre labourable avec ses appartenances et dépendances, située dans ladite juridiction de Francescas, au lieu appelé à la Causade, moyennant la somme de sept vingt francs bourdallois. Cet acte passé en présence de Noble Jehan de Pujollé seigneur de Voupilhon en Condomois.

1583: La situation des villes ouvertes était si critique que les habitants de Francescas résolurent à deux reprises, durant les guerres de religion de fermer et de fortifier leur ville. Mais, à peine avaient-ils commencé à élever leurs remparts, qu'ils recevaient des sommations d'avoir à se déclarer pour l'un ou l'autre parti. Quelle que dût être leur réponse, ils étaient menacés de subir prochainement un siège et nullement assurés d'être suffisamment secourus. Aussi durent-ils renoncer à compléter leur oeuvre, démolir de leurs propres mains les fortifications qu'ils venaient de construire et rester malgré eux dans la condition des neutres foulés et oppressés par tout le monde. Voir archives départementales supplément à la série E. Jurades de
Francescas BB. 5,6.

Trois fois le roi Henry IV a diné à Francescas:
1579: le 12 novembr / 1580: le 31 mars et 1584: le 4 Juillet
(Histoire de la Gascogne par Abbé J.J. Monlezun 1850 - Interinaire et séjours d'Henry IV en Gascogne)

1585: D'après le tableau des Sejour et itinéraires du roi de Navarre - (p.580), Henri IV qui avait dîne le 2 août à Gimont (probablement avec le duc d'Epernon), le 3 août a Roquelaure et le 4 août à Francescas.

1585: Les Consuls de Francescas avaient bien d'autres difficultés. Un chirurgien, Mr. Lartique, était logé aux Chartreux près de la porte du Puits. Soupçonné d'être infect, on lui intima l'ordre ainsi qu'à son fils de s'enfermer chez eux. (La peste en Agenais au XVIIe siècle Auteur L. Couyba Éditeur R. Leygues, 1905 Original provenant de l'Université de Californie)

1585: construction d'un temple pour les protestants (luthériens), mais qui est déjà cité en 1577

1587: L'amour de Henri pour la comtesse de Guiche le ramène en Béarn, et lui fait perdre le fruit de sa victoire Bataille de Coutras. La tour de Moncrabeau où s'était logé Olivier de Roquepine, est attaquée par les trois fils du marquis de Trans, de l'illustre maison de Foix ; le seigneur de Gondrin , allant joindre le Maréchal de Matignon à Francescas, se détourne pour secourir marquis Roquépine ; les trois frères, avertis de son approche, vont à sa rencontre. On se bat; les trois frères restent sur la place ; Moncrabeau est délivré. On instruit Henri III des projets de la faction des Seize, qui ne tendaient à rien moins qu'à lui ôter la couronne et la liberté ; mais le prince indolent ne fait aucune attention à cette révélation importante.

1587: Ces considérations étaient fort justes, et, si l'on voulait joindre des pièces justificatives à l'appui de la requête que le maréchal faisait au roi, on n'aurait qu'à citer les livres de jurade de certaines communautés telles que Laplume et Francescas. Cette dernière ville était placée sur la route des gens de guerre des deux partis, dans le quadrilatère formé par Nérac et Lectoure protestants, Condom et Agen catholiques. Ses malheureux habitants vivaient pièces justificatives à l'appui de la requête que le maréchal faisait au roi, on n'aurait qu'à citer les livres de jurade de certaines communautés telles que Laplume et Francescas. Cette dernière ville était placée sur la route des gens de guerre des deux partis, dans le quadrilatère formé par Nérac et Lectoure protestants, Condom et Agen catholiques. Ses malheureux habitants vivaient au jour le jour, jamais assurés du lendemain, usant de tout leur diplomatie pour n'offenser ni les chefs protestants ni les chefs ligueurs et, malgré cela, malmenés par les uns et les autres jusques n'en plus pouvoir, ils songeaient parfois fermer leurs portes ils se décidaient à mettre la main à la truelle pour renforcer de quelques assises leurs remparts insuffisants. Vain effort, qui les jetait bientôt dans un plus grand péril Une ville close était exposée bien vite à recevoir des sommations d'avoir à se déclarer. Fermer les portes, refuser le passage, c'était faire acte d'hostilité, courir les risques d'un siège.
Comme les milices communales, mal armées, dépourvues d'artillerie, se sentaient incapables de lutter, ceux même qui avaient travaillé aux courtines en rouvraient les brèches, détruisant ce qu'ils avaient élevé; et, comme par le passé, la ville ouverte était de nouveau livrée aux réquisitions de tous les capitaines, aux maraudes des picoreurs, aux violences de la soldatesque.

27 spetembre 1589: M. de Layrac offre un curé capable et suffisant on enverra sommer le recteur Rostaing, par notaire, à Francescas, pour savoir s'il veut servir l'église.

Les comptes de la commune remonte à 1594

9 mai 1595: Arnaud des Esbats a vendu sept sacs de blé aux panquossiers de Francescas, à douze livres. On lui prendra ce qu'il a reçu en plus de la taxe, qui se monte cinq écus sol, au bénéfice des pauvres, et le cas échéant, on y ajoutera quelque autre amende. Même condamnation contre sire Jehan Captan pour un fait semblable.

Le château de La Serre a été reconstruit en 1595, deux ans avant le mariage du premier maréchal, par Jean-Paul d'Esparbès de Lussan, sénéchal d'Agenais et de Condomois, gouverneur de Blaye, marié, comme je l'ai dit, le 16 avril 1570, avec Catherine-Bernarde deMontagu, dame de La Serre.
Il y a dans le château de La Serre une grande pièce avec superbe cheminée, encore appelée la chambre de la princesse, à cause de
haute et puissante dame Marie-Angélique de Cosnac, que je trouve dans un acte du 29 janvier 1711, qualifiée «veuve de très haut et
très puissant prince Procope François, comte d'Egmond, » dont les ancêtres, comtes d'Egmont, avaient été ducs de Gueldres de 1433
à 1538.
Damé Jeanne de Nérac, marquise de Pouy, comtesse de La Serre, dame de Roquelaure, Belmont et Ligardes, coseigneuresse haute
justiciaire avec le roi, de la ville et juridiction de Francescas, veuve de messire Pierre de Narbonne Pelet, à son décès, écuyer, conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, reçoit cles reconnaissances féodales à Francescas, en 1761, cinq ans après la naissance de Philippe, comte de Dijon, son petit-fils.
Haute et puissante dame Suzanne de Narbonne Pelet, marquise de Pouy (entre Ligardes et Condom), comtesse de La Serre, seigneuresse haute, moyenne et basse justiciaire, en paréage avec le roi, de la juridiction de Francescas, originaire de Bordeaux, avait épousé haut et puissant seigneur, messire Jean-Jacques de Dijon, baron de Monteton et de Villette. De ce mariage naquirent Philippe, comte de Dijon, et Jeanne-Rose, mariée avec Henri de Pons, marquis d'Asnières, mort le 22 janvier 1844.
Les ancêtres paternels de ce M. de Dijon, qui s'établit par mariage au château de La Serre, étaient seigneurs d'Autrama, de Boisverdun, de Monteton, de Peclialvét, elc. Leur noblesse et leur filiation furent prouvées depuis l'an 1494 devant Chérin, généalogiste cles Ordres du Roi, les 16 septembre 1778, 16 février 1782 et 15 juillet 1773.

En 1595, Jean Lafargue, maître arpenteur de Francescas, révise le cadastre du Château de Lagadere sur l'ordre de Arnaud de Lavardac.

1596: Ordonnance d'information sur les plaintes des villes de la généralité, principalement Condom, Mezin, Francescas, excédées de tributs locaux mis sans autorisation par leurs consuls.

 

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