bastide francescas

Les foires, marchés et concours de Francescas

Une pratique complètement disparue sont les foires. Ils se déroulaient entre l'église et le boulevard circulaire côté sud de Francescas, où se trouvait La Place du Calvaire.

place calvaire

Les marchés se déroulaient pendant longtemps sur la Place Centrale, où se trouvait un marché couvert. Cette place était beaucoup plus grande qu'aujourd'hui. Les arcades côtés ouest sont très certainement à leur emplacement d'origine. Tout le pâté de maison entre la place et l'actuelle rue de l'église n'existait pas. Les "couverts" côté nord étaient dans le prolongement de la rue du Poutaou, qui, comme son nom l'indique, était un passage couvert et fermé par une porte à son débouché sur la place.
Sur le côté sud, les "couverts" existants ainsi que l'ancienne Gendarmerie, de construction plus récente.

1500, mars
Création de foires à Francescas, à la requête de l'évêque Jean II de la Marre de Condom (232, n° 203, fol. 108).

avril 1565: Carles IV confirme "les privilèges ...et libertés" donnés par ses prédécesseurs au habitants de Francescas, et crée en leur faveur un marché.(Voir Gironde: Arch. dép., C2294)

1665: Fondation d'un marché chaque jeudi

Paris 4 Février1815: Ordonnance du Rot portant que la foire qui se tient dans la commune de Francescas département de Lot et Garonne le 13 février de chaque année sera rendue mobile comme elle l'était anciennement et aura lieu désormais le lundi gras de chaque année et que sa durée continuera d'être d'un seul jour

1839: Francescas comptait sept jours de foire: la 1ère était huit jours avant lundi gras, la 2ième le 8 mai, la 3ième le premier lundi du juin, la 4ième le 1er lundi d'août, la 5ième le 9 septembre la 6ième le 21 novembre et la 7ième le 28 décembre. Toutes étaient très fréquentées et très achalandées. Les commerçants venaient nombreux et il y a encore des traces de location de matériel de place et même en 1920, l'achat de ce matériel à Gauran à Ligardes.

1851 : La première foire est huit jours avant le lundi gras ; la deuxième le 8 mai ; la troisième le 1er lundi de juin ; la quatrième le 14 août ; la cinquième le 9 septembre ; la sixième le 21 novembre et la septième le 8 décembre de chaque année.

Aujourd'hui plus facile est plus rapide, il en était tout autrement lors des foires d'antan. D'abord, il s'agissait en principal de foires à bestiaux, lesquels arrivaient à pied en petits troupeaux encadrés par deux « toukadous », des toucheurs aidés de chiens, devancés par des attelages tirant des charrettes chargées de veaux, de cochons, avec, à l'arrière, deux ou trois animaux attachés. Ensuite, ceux qu'on appelait « les promeneurs » venaient endimanchés et il fallait compter quatre heures pour parcourir à pied 20 km ; d'autres se déplaçaient avec la voiture à cheval et les cochers détachaient leur monture toujours à la même écurie, qui appartenait à un particulier qu'il fallait payer. Restaient ceux qui se rendaient à la foire à bicyclette, qu'ils garaient soit chez un ami ou un parent, ou encore au garage payant, tenu par une Francescaine.

foire

Peu à peu, certaines foires perdirent leur importance, les moyens de communications, en s'améliorant, contribuèrent à ces disparitions. Les marchands de bestiaux s'équipant de bétaillères, ils se rendaient directement dans les fermes, ainsi le foirail perdit toute son utilité.

foire bestiaux

10.7.1894 : Concours de taureaux. — Dans les cantons composant l'arrondissement de Nêrac, 25 taureaux ont été présentés. Ils se répartissent de la manière suivante :
Houeillès, 2; Casteljaloux, 2; Mezin, 1; Francescas, 6; Nerac, 8; Lavardac, 3 et Damazan, 3.
Les concours de Houeillès, Mezin, Casteljaloux ont été passable. Ceux de Francescas, Lavardac et Damazan ont été très bons et celui de Nérac remarquable.


25.4.1895: Concours. — Samedi à dix heures, devant le Jardin-Public, a eu lieu le concours annuel de génisses. Sept animaux ont été présentés. Après examen du jury, les pris ont été réparti comme suit ; 1er prix, 150 fr.. génisse garonnaise, âgée de 21 mois, appartenant à M. Pierre Dulong, métayer au Jardin, commune de Francescas.

2 août 1895 Notre foire aux veaux du 2 août n'a pas été fort brillante. Les quelques veaux vendus se sont payés 1 fr. et 1 fr. 05 le kilo (poids vif).
Les porcelets coûtaient très cher; on n'en demandait pas moins de 40 et 45 fr. A notre connaissance, il n'en a été vendu qu'un seul, petit, au prix de 36 fr. En somme, foire à peu près nulle

9.12.1895 Cours de la foire:
vaches d'attelages, de 800 à 900 fr. la paire lanins, 2 fr.
Les veaux, an début, à 80 c., sont descendus à 70 c. le kilo, poids vif.
Porcs, de 45 à -18 fr. les 50 kilos ; porcelets, de 85 à 40 fr.
Oeufs, 70 c. la douzaine.
Poulets, de 2 fr. 75 à 3 fr. la paire ; dindons, de 7 à 8 fr. la paire.

1898: Une spécialisation semble apparaître : les dindons dominent à la foire de Dunes, les oies à engraisser au Saumont, le gros bétail à Ligardes et à Moncrabeau. Le 9 septembre à Francescas et surtout le dimanche qui suit le 10 août à Lasserre, il se loue à la « foire des domestiques » le plus grand nombre de valets de bien des lieues à la ronde » (Annuaire de Lot-et-Garonne).

28 déc. 1910 La foire. —
Comme toujours, notre foire du 28 décembre a eu peu d'importance.
Les divers foirails étaient cependant assez approvisionnés et a s'y est fait quelques transactions.
Les vaches de labour se vendaient de 800 à 1.000 francs la paire.
Nous avons constaté une légère baisse sur les porcs.
Porcs gras, 45 à 48 fr. le quintal, poids vif ; porcelet de 3 mois, 32 à 45 fr. pièce.
Veaux, 0,65 à 0,75 le kilo, poids vif.
OEufs, 1 fr la douzaine.
Assez de promeneurs, à la satisfaction des marchands forains, qui ont fait, malgré le peu d'animation, quelques recettes.
Ni accident, ni vol à signaler.

La guerre de 39-45 marque la fin des foires à Francescas. Seule la date du 8 mai (Foire des Fleurs) voit un ou deux étals perpétuer la tradition.

 

 

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