Famille de GALARD de BÉARN
blason originel de la famille Galard
 
blason de la famille Galard, au XIVème siècle
De gueules à une cotice d'argent
(armes originelles)
 

D'or à trois corneilles de sable becquées membrées et onglées de gueules,
posés 2 et 1
(armes du XIVème siècle)

La maison de GALARD, l'une des plus illustre, et autrefois l'une des plus riches de la Gascogne, a pris son nom de la terre de Galard, ou Goalard, première baronnie du Condomois, située sur les confins de ce pays et de l'Agenais.
Elle tire son origine des ducs de Gascogne, (de nationalité vasconne, de la région dont les Basques d'aujourd'hui sont les descendants).
On trouve plusieurs seigneurs de ce nom dès l'an 1062 parmi les bienfaiteurs de l'abbaye de Condom.
Leur nom et leurs armes sont inscrits dans la salle des Croisades du château de Versailles.

Filiation :

I) GALARD Garcie-Arnaud (surnommé GALARD, du nom de sa terre, première baronnie du Condomois). Il naquit vers 995.
Il signa une charte le 12 janvier 1062, avec Hugues de Gabarret et Hunald de Gabarret, moine de Moissac.
Il avait épousé vers 1020, N., qui lui donna pour enfants :

  1) Aimery, seigneur de Galard.
Il fut cautionnaire en 1065.
Il décéda avant 1075, et avait épousé en 1045 N., dont il eut :
  a) Argaias, seigneur de Galard, vivant en 1100.
2) Géraud, vivant en 1065.
3) Pierre, qui suit.
4) Guillaume, vivant en 1065.
5) Bernard, baron de Goalard. Il vivait entre 1070 et 1100.

II) de GALARD Pierre, dit le Vieux.
Il fut donateur en 1067, des églises de Sainte-Marie de Rombœuf, et de Saint-Martin de Ricau, avec Bernard de Fourcès et Asceline de Lomagne.
Il eut pour enfant, d'une alliance inconnue :

III) de GALARD Pierre, dit le Jeune.
Il eut pour enfants, au moins :

IV) de GALARD Guillaume, baron de Goalard.
Il vivait entre 1100 et 1140.
Il eut pour enfants, au moins :

V) de GALARD Montassin, seigneur de Goalard et de Terraube.
Il était dit vivant entre 1140 et 1195.
Il eut pour enfants, au moins :

VI) de GALARD Ayssieu, alias Arsieu, baron de Goalard, seigneur de Terraube, et autres lieux.
Il vivait entre 1170 et 1210.
Il eut d'une alliance inconnue, au moins :

1) Guillaume, qui suit.
2) Bertrand, qui fera la branche de Limeuil, d'où sortira celle d'Espiens.

VII) de GALARD Guillaume, chevalier, baron de Goalard, seigneur de Terraube, de l'Isle Bozon, de Sempeserre, de Saint-Léonard et d'Aubiac, premier baron du Condomois.
Il fut qualifié de sire de Galard, dans un acte de 1236.
Il fut donné comme caution, avec Robert, comte de Dreux, prince du sang, et Geoffroy, comte du Perche, dans le traité de paix entre le roi d'Angleterre et Philippe II Auguste, le 22 mai 1200. Preuve s'il en est de la qualité de son lignage déjà en ces temps.
Il participa à la croisade de 1218.
Il épousa Mathile, et en eut pour enfants :

1) Ayssieu, alias Arsieu, qui suit.
2) Arnaud (Arnoldus). Il entra dans les ordres et devint évêque d'Agen en 1235.
Ce fut sous son épiscopat que les Dominicains s'établirent à Agen, en 1240.
Le comte Raymond VII de Toulouse l'invita à exercer l'inquisition à Agen, le Ier mai 1242.
Il décéda le 12 septembre 1245.
3) Montassin. Il entra aussi dans les ordres et devint abbé de la ville de Condom.
Il fut chargé par Raymond VII de le disculper auprès du Pape, du meurtre de son légat, sans succès, d'où la croisade contre les Cathares avec Simon de Montfort et les barons du nord.
Il assista à la fondation de la commanderie d'Abrin (près de Condom), par Lot de Lomagne, seigneur de Fimarcon, en 1244.
Il fit également bâtir le château de Cassaigne, près de Condom, en 1247, pour se défendre contre ses voisins, et contre le pillage des troupes de passage.
Il unit ce prieuré à la mense abbatiale. La même année et le 5 des calendes de juin, il reçut des lettres de Jean, évêque de Montpellier, maître de la congrégation des Frères-Prêcheurs par lesquelles en raison de sa pitié et de ses vertus, il l'associait pour toujours, ainsi que les religieux placés sous son autorité, aux bénéfices spirituels de son ordre.
Montassin décéda en 1247, d'après le Livre des Obits.
4) Bertrand. Il fit sa carrière aux armées, et participa aux diverses croisades de son époque. Il fit partie entre autres de celle de 1248.
Il était encore vivant en 1250.
Il eut pour enfants, d'une alliance inconnue, au moins :

a) Guillaume. Il fut nommé consul de la ville de Condom, le 2 mai 1271.
De N., il eut pour enfants :

a1) Géraud, qui devint consul de la ville de Condom, en 1328.
a2) Bertrand, seigneur de Campanès.
Il fut présent le 5 janvier 1328, à un accord passé entre Raymond de GALARD, évêque de Condom, et les consuls de cette ville.

b) Bernard, qui entra dans les ordres, et devint prieur de La Graulet, en 1288.

5) Pierre, qui devint religieux du Brouil, en 1236.
6) Gaission, seigneur de Galard (en Agenais ?).
Il était encore vivant en 1270.
Il fut présent à un accord le 8 mai 1255, entre Géraud, comte d'Armagnac, et Arnaud-Odon, vicomte de Lomagne.
Il prêta serment de fidélité au comte de Toulouse, en 1260.

VIII) de GALARD Arsieu, baron de Goalard, seigneur de Terraube, de l'Isle Bozon, de Sempeserre, de Saint-Léonard et d'Aubiac, premier baron du Condomois.
Il vivait entre 1224 et 1265.
Il épousa Dona Gazenne des Francs.
De cette union naquirent :

1) Ayssieu, alias Arsieu, qui suit.
2) Géraud, qui fera la première branche des sires et barons de l'Isle Bozon.

IX) de GALARD Arsieu, baron de Goalard, seigneur de Terraube, de Sempeserre, de l'Isle Bozon.
Il octroya des coutumes à Sempeserre, en 1265.
Le 13 septembre 1270, il passa un accord avec son frère, avec pour témoin Vézian III, vicomte de Lomagne et d'Auvillars.
Il décéda avant 1271.
Il avait épousé une fille de Bertrand de l'Isle Jourdain, et ils eurent pour enfants :

1) Géraud, qui suit.
2) Gaission, qui fut co-seigneur de Goalard et de Terraube.
Il fut l'auteur de la branche des barons de Goalard.
3) Bertrand, seigneur justicier de Terraube en partie. Il vivait en 1271 et 1284.
4) Pierre, qui fera la branche d'Aubiac.
5) Nascieu. Il se vit attribuer, ainsi qu'à son frère, par Philippe III le Hardi, des lettres patentes pour la haute et basse justice de Terraube, à cause des grands services rendus par eux et leurs ancêtres à ses prédécesseurs rois.
6) Numidie, qui épousa le 12 octobre 1304, Massip de Manas, chevalier.

X) de GALARD Géraud, seigneur de Terraube.
Il fut l'un des 40 chevaliers que Charles d'Anjou, roi des Deux Siciles, proposa dans un duel, à Pierre III d'Aragon. Ce dernier déclina l'offre.
Il acquit le fief de Terraube du roi Philippe III le Hardi, avant 1275. Il y fit construire le premier château de Terraube, qui aurait été édifié un an après la donation par le roi de France.
Il épousa en 1278, Eléonore d'Armagnac, fille de Géraud V, comte d'Armagnac et de Mathe de BÉARN.
Par ce mariage, elle lui apporta la terre de Brassac, en Quercy.
De cette union naquirent :

1) Géraud, seigneur de Terraube, chevalier banneret.
Il vivait entre 1303 et 1349.
Il servit le roi de France de 1337 à 1343, dans les guerres de Gascogne, à la tête d'une compagnie de 16 écuyers à cheval, et de 51 sergents.
D'une alliance inconnue, il eut :

a) Archieu, (décédé en 1378).
Il épousa Lugane de Manhan, et en eut pour enfants :

a1) Archieu, qui épousa Marguerite de GALARD, et qui continua.
a2) Longue, dame de saint-Avit. Elle épousa Othon de Bonnefont.

2) Bertrand, qui suit.
3) Raymond. Il devint prieur de la Graulet, puis abbé de Condom, en 1305.
Il fut le premier évêque de Condom, le 13 août 1317, après l'érection du monastère en siège épiscopal, par le Pape Jean XXII.
Il partagea avec Amanieu d'Albret, la seigneurie de Nérac.
Il s'opposa au roi d'Angleterre, Edouard, seigneur de ces terres, bien qu'il eut octroyé des coutumes aux habitants de Condom. La population et son pasteur, vivant en désaccord, le roi d'Angleterre intervint, mais le prélat refusa d'obtempérer aux volontés du prince. Ce dernier envoya alors sur les lieux son sénéchal de Gascogne, dont l'autorité échoua devant la ténacité de Raymond. Le roi d'Angleterre adressa alors une plainte au pape, qui resta sans réponse. Il la renouvela en 1313, accusant son adversaire de tenir la cité en interdit, et de vouloir susciter un conflit entre lui et le roi de France.
Il fut nommé exécuteur testamentaire de François d'Albret, évêque de Bâle, le 3 janvier 1327.
Il décéda à Paris, le 23 mars 1340, et fut enseveli à Saint-Pierre de Condom, devant l'autel de Saint-Benoît, le 11 avril suivant.
Ce fut lui qui avait confirmé la création du chapitre collégial de La Romieu, le 2 octobre 1318.
4) Pierre, qui fut baron de Limeuil et de Clarens. Il fut l'auteur d'un petit rameau qui ne dura que 3 générations.
Il fut l'un des chevaliers les plus importants de Philippe IV le Bel, bien que ses terres relevaient du roi d'Angleterre.
Il fut grand maître des arbalétriers, et fit la guerre en Flandres, et en administra la province.
Il combattit les anglais en 1324.
Il épousa Talésie, alias Marie de Caumont, fille de d'Anissant et d'Isabeau.
Il décéda en 1336, ayant eu pour enfant, au moins :

a) Jean, baron de Limeuil. (décédé en 1387).
Il servit en Gascogne contre les anglais, avec 39 écuyers et 80 sergents, puis avec le connétable d'Eu avec 3 chevaliers, 73 écuyers et 180 sergents.
Il fut fait prisonnier par le comte de Derby en 1345.
Il fut obliger de se rallier au roi d'Angleterre et ses terres furent confisquées par le roi de France.
Il épousa Philippe de Lautrec, et en eut pour enfant, au moins :

a1) Marguerite, baronne de Limeuil, qui épousa Nicolas de Beaufort, vicomte de Turenne. Elle décéda en 1370.

5) Assalide, qui épousa Bernard, seigneur de Fourçès, fils de Jourdain, seigneur de Fourçès.
6) Ayssin, seigneur de Terraube. Il fut nommé en 1315, sénéchal de la ville d'Auch.
Il épousa Réalle de Faudoas, fille de Bertrand, seigneur de Faudoas, et de Séguine de Saboulies.

XI) de GALARD Bertrand, seigneur d'Espiens, vicomte de Brassac.
Il rendit hommage au roi d'Angleterre Henri III, en 1266 et 1291. Il reçut une lettre d'Edouard, roi d'Angleterre, pour l'inciter à lui rester fidèle.
Il épousa vers 1303, Esclarmonde de Thézac, veuve d'Arnaud de Luzech, et fille de Guibert, seigneur de Beauville.
De cette union naquirent :

1) Guillaume, qui suit.
2) Pierre, qui devint évêque de Condom. Il contribua à l'expulsion des anglais.
Il décéda le 22 octobre 1370.
3) Viguier. Il fut cautionnaire du mariage de Mathe d'Armagnac.

XII) de GALARD Guillaume, baron de Brassac, seigneur d'Espiens, du Bugat.
Il servit le roi Edouard d'Angleterre, contre Philippe VI.
Il fit poser dans le château de Brassac, des tapisseries représentant la vie de Gaston Phœbus.
Il épousa en premières noces, vers 1330, Borgue de Beauville, fille de Galhard, baron de Beauville.
De cette union naquit :

1) Guillaume, qui suit.

Guillaume épousa ensuite en secondes noces, Gillette du Maine, fille de Pierre et de Marie d'Andouins, qui lui donna pour enfant :

2) Anne-Marie, qui épousa en 1380, Odet de Pardaillan, seigneur de Gondrin.

XII) de GALARD Guillaume, baron de Brassac. Il naquit en 1331, en décéda en 1364.
Il participa à la plupart des batailles de la guerre de Cent-Ans, entre autres à Poitiers avec Jean II.
Il servit ensuite le Prince Noir (parti anglais), à Périgueux en 1363.
Il épousa en premières noces, la comtesse de Durfort; puis en secondes noces, Esclarmonde de Rovignan.
De cette seconde union naquirent :

1) Jean, qui suit.
2) Pierre, qui fut l'un des 4 juges mages du Quercy. Il testa en 1462.
D'une alliance inconnue, il eut pour enfant :

a) Pierre, qui devint abbé.

3) Paul.

XIII) de GALARD Jean, baron de Brassac.
Il servit de second dans le duel de Bernard VII, comte d'Armagnac, contre Jean de Foix, en 1415.
Il participa à la plupart des batailles de la guerre de Cent-Ans.
Il fut nommé chambellan de Louis XI, et chevalier de l'ordre de Saint-Michel.
En 1407, il paya 200 francs or, pour la seigneurie de Brassac.
Il testa en 1448.
De son union en 1415 avec Bertrande de Manas, fille de Jean, seigneur d'Avezan, et d'Annette de Montlezun (elle testa en 1465), il eut pour enfants :

1) Pierre, qui fut nommé grand sénéchal du Quercy en 1471.
Il avait épousé en 1431, Antoinette de Martines, fille de Bernard, héritière.
Ils eurent pour enfants :

a) Claire, qui épousa Etienne du Gout. Elle décéda en 1433.

2) Jean, qui suit.
3) Hector, qui fut conseiller du roi Louis XI, chevalier de Saint-Michel.
Il fut commandant de 100 gentilshommes, et commanda la seconde compagnie des gardes du corps. Il fut aussi grand maréchal des logis de la cour.
Dans un jeu de cartes de l'époque, il fut représenté comme valet de carreau, avec la Hire et Xaintrailles.
4) Jeanne, qui épousa Thibault de Ségueville, seigneur de Caubiac.
5) Marguerite. Elle épousa Raymond de Palasols.
6) autre Marguerite, qui épousa Jean de Labrit, seigneur de Montjoie.
7) Anne, alias Agnès, qui épousa Arnaud d'Espagne, seigneur de Durfort, sénéchal du Quercy, fils d'Arnaud et de Marguerite de Montaut.

XIV) de GALARD Jean, baron de Brassac, seigneur de Fauroux.
Il rendit hommage au roi, en 1432.
Il testa le 26 mars 1490.
Il épousa le 19 septembre 1454, Miraille de La Valette, fille de Fortuné, seigneur de Cuzoul, et d'Hélène de Lescure.
De cette union naquirent :

1) Hugues, qui suit.
2) Bertrand, qui devint chanoine de Rieux, puis prieur de Grammont.
3) Gayssias. Il entra dans les ordres.
4) Arnaud. Il devint capitaine du château de Lombez, entre 1470 et 1505.
De son union avec N, il eut pour enfant :

a) Jean, qui eut à son tour pour enfants :

a1) Arnaud.
b) Bernard.

5) Marguerite, qui épousa Jean de Mondenard.
6) Prohense. Elle épousa en 1503, Jean de Cahuzac de Miran.
7) Anne, qui épousa en premières noces, Pierre de Montlezun, puis en secondes noces, Olivier de La Font. Enfin, elle épousa en troisièmes noces, Jean de Durfort de Duras.
8) Jeanne. Elle épousa Jean de Noé, seigneur de Bonrepos.

XV) de GALARD Hugues, baron de Brassac. Il fut surnommé Valette.
Il fut chevalier de l'ordre du Roi.
Il épousa en premières noces, le 9 novembre 1484, Marie de Grossoles de Flammarens, file de Jean, seigneur de Flammarens, et d'Anne-Jeanne d'Abzac de La Douze.
Ils eurent pour enfants :

1) François, qui suit.
2) Bertrand. Il fit des études de théologie, et obtint le baccalauréat.
Il devint président de la chambre des enquêtes du Parlement de Bordeaux.
Il décéda avant 1533.
3) Gui, qui devint chanoine de Bordeaux.
Il fut aussi conseiller clerc et président de la chambre des enquêtes au Parlement de Bordeaux de 1548 à 1559.
Il fut l'ami de La Boétie et de Scaliger.
4) Jean, qui devint moine de Condom. Il décéda en 1548.
5) Gratien, qui devint abbé de Saint-Maurin, et grand archidiacre d'Agen.
6) Antoine. Il fut prieur de Pervenquières.

Hugues, devenu veuf, épousa en secondes noces, Jeanne d'Antin, veuve de Jean de BÉARN, le 12 novembre 1508 (le même jour que son fils épousa sa belle-fille).

XVI) de GALARD François, baron de Brassac, de Pradeils, de Saint-Maurice, de Mont de Marsan, de Saint-Lobœr, de Roquefort, seigneur de Cussol, de la Rivière, de Cadelles, de la Valette, de Montoisel, etc..
Il naquit vers 1485.
Il fut l'un des cent gentilshommes de la maison du Roi, et fut nommé chevalier de l'ordre du Roi, en 1508.
Il épousa le 12 novembre 1508, Jeanne de BÉARN, dame de Saint-Maurice, fille et héritière de Jean III de BÉARN, vicomte de Foix, et de Jeanne d'Antin.
Cette union se fit sous condition que François et ses descendants, joindraient aux nom et armes des GALARD, les nom et armes de BÉARN.

blason de la famille Falard de Béarn

Ecartelé, au 1 et 4 d 'or à trois corneilles de sable, membrées et becquées de gueules, posées deux et un; au 2 et 3 d'or à deux vaches passantes de gueules, accolées, accornées et clarinées d'azur.
devise des GALARD : "In Via Nulla Invidia." - (Pas de chemins imprati
cables, ou bien Nulle voie ne m'est impraticable). (Traduction : Daniel Christiaens)
devise des BÉARN : "Gratia Dei Sum Quod Sum." - (Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis)

Il testa le 6 septembre 1536, et elle, le 29 novembre 1555.
Il avait fondé un chapitre de chanoines à Brassac.
De cette union naquirent :

1) Jean-Bernard, alias Bernardin. Il fut chevalier de l'ordre de Malte, en 1536.
Il fut également gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi.
Il décéda sans alliance.
2) Octavien, qui entra dans les ordres, et devint abbé en 1564.
Il se fit dégager de ses vœux par le Pape, pour épouser le 8 octobre 1566, Jeanne de Marsan, fille de Jean, baron de Roquefort, et de Miramonde de Noé.
3) Jean, qui suit.
4) Annibal, gentilhomme de la chambre du Roi, chevalier de son ordre, seigneur et baron de Roquefort.
Il épousa Jeanne de Marsan, et fut l'auteur de la branche de Marsan.
5) Antoine-Octavien. Il devint abbé de Simorre en 1542, et chanoine de la cathédrale d'Agen.
Il décéda en 1577.
6) François, gentilhomme de la chambre du roi François Ier, et échanson de Henri II, alors Dauphin.
Il fut nommé chevalier de l'ordre du Roi.
Il fut l'auteur de la branche des marquis de Lécussan.
7) Bernard, qui devint frère hospitalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, en 1536.
8) Arnaudin.
9) Paule, qui épousa Hector d'Agout.
10) Jeanne, qui épousa le Ier juillet 1539, Jean de Vernède, vicomte de Corneillan, fils de Jean, et de Florette de Montesquiou.
11) Anne. Elle épousa Jean de Belcastel, seigneur de Campagnac.
12) Bernardine, qui épousa le 12 août 1543, Jean de Goth, seigneur de Manleyze, fils d'Odet, et de Jeanne de Montesquiou.
13) Hélène.
14) Charlotte, qui épousa Philippe d'Esparbès, chevalier de l'ordre du Roi.
15) Marie, qui épousa Jean de Durfort.

XVII) de GALARD de BÉARN Jean, chevalier, seigneur baron de Brassac en Quercy, de Saint-Maurice, la Rivière et Saint-Loubouer dans la sénéchaussée des Lannes, baron de Roquefort en Marsan, de Pradeils en Rouergue, et de Clion en Saintonge.
Il fut admis en 1558, parmi les cents gentilhommes de la maison du Roi.
Il devint capitaine-commandant d'une compagnie de 50 hommes d'armes. Il fut également échanson de Monseigneur le Dauphin.
En 1565, il fut nommé gentilshomme de la maison du Roi, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel en 1564, puis en octobre 1568, gouverneur des villes de Saint-Jean d'Angély et de Châtellerault.
Le 13 octobre 1568, il donna quittance de trois mois de solde pour sa charge d'enseigne de la compagnie de Montluc. Il se démit ensuite de cette charge.
Il reçut le cordon de l'ordre du Saint-Esprit des mains du maréchal de Montluc, dont il était le cousin issu de germain, et reçut pour cette occasion, le 16 avril 1564, la lettre d'amission du roi Charles IX.
Il fut au conseil de guerre de Souillac, à l'attaque de Mont de Marsan, et ses biens en Saintonge et en Chalosse furent confisqués par les Huguenots.
Il décéda le 26 mars 1590.
Il avait épousé le 13 septembre 1553, par contrat du 7 signé à Saintes, Jeanne, alias Jacquette de La Rochechandry, dame d'honneur de la reine, dame de Clion et de Saint-Antoine, du Bois, fille de Louis, seigneur de Courpignac et de Neuvic, et de Renée de Montbron.
Le 4 avril 1602, devant Fèvre, notaire à Angoulême, le contrat du 15 mai 1590 fut rappelé, entre feu Jean de La Rochebeaucourt, seigneur de Saint-Même, et sa femme Jacquette de La Rochechandry, par lequel fut échangée la châtellenie de Courpignac, et la châtellenie de Gondeville, avec dame Marie de La Porte, femme de Jacques de Pons, seigneur de Mirambeau.
Ils eurent pour enfants :

1) René, qui suit.
2) Antoine, seigneur de Puygiraud et de Blanzaguet. Il servit sous les ordres de l'amiral de France.
3) Octavien, seigneur de Présec, Saint-Maurice.
Il épousa le 4 avril 1588, Jeanne-Louise du Maine.
De cette union naquirent :

a) Jeanne, qui décéda en 1654. Elle avait épousé Jacques de Miran.
b) autre Jeanne, qui épousa François de Thoiras.

4) Blaise.
5) Jeanne, dite Mlle de Saint-Maurice. Elle épousa Jacques de Miras, seigneur de Verduzan.
6) Gabrielle.
7) Renée, dite Mlle de Brassac, qui épousa Agésilas de Narbonne-Fimarçon.
8) Anne, qui épousa Poncet de La Font.
9) Marguerite, qui épousa le 10 juillet 1582, Jean-Isaac du Maine, baron du Bourg de Viza, en Quercy.

XVIII) de GALARD de BÉARN René, baron de Brassac, Saint-Maurice de Chaussat, de Poy, de la Rivière, seigneur de Clion, de Saint-Antoine, du Bois, en Saintonge, de Pradeils, sieur de Saint-Même. Il fut appelé le vicomte de Brassac.
Il naquit vers 1552.
Il fut fait guidon de la compagnie d'Honorat de Savoie, amiral de France, chevalier de l'ordre du Roi, premier gentilhomme de la chambre du duc d'Alençon, frère du roi Henri III.
Il fut rattaché en 1581, à la personne de Monsieur, frère du Roi.
Il se convertit au calvinisme, religion dans laquelle il éleva ses enfants.
Vers 1592, il fut nommé gouverneur de Saint-Jean d'Angély.
Il épousa en premières noces, à Grollet, paroisse de Saint-Même, le 26 juin 1578, Marie de La Rochebeaucourt, dame de La Rochebeaucourt, fille de Claude, et de Sidoine de Villebresme. Elle fut marraine, le 13 novembre 1592, à Saint-Jean d'Angély, d'Elisée Priouleau, fils de Julien, sieur de la Viennerie, et de Suzanne Mizaudin, avec Antoine de Beaucorps, écuyer, seigneur de Guillonville.
Il va dilapider l'immense fortune de sa femme, en l'espace de 12 ans, faisant 240 000 livres tournois de dettes. Sa femme demanda et obtint la séparation de corps et de biens.
Elle décéda en 1594, âgée de 36 ans.
(la famille de GALARD de BÉARN conserva le château de La Rochebeaucourt jusqu'en 1941, date où il brûla).
Ils eurent pour enfants :

1) Jean, comte de Brassac, baron de Saint-Maurice et de La Rochebeaucourt. Il naquit en 1579.
Il commença à servir sous le nom de La Rochebeaucourt dès l'âge de 15 ans, dans les armées d'Henri IV.
Il assista au siège de Laon en 1594 et combattit à Fontaine-Française en 1595. Il fut également au siège de La Fère en 1597.
Sa terre de La Rochebeaucourt fut érigée en comté en 1609.
Comme membre notable du parti protestant de Saintonge, il fut choisi en 1606 comme lieutenant par le duc de Rohan, gouverneur de Saint-Jean d'Angély. Après l'assemblée de Saumur, en 1611, il fut chargé de faire exécuter l'Edit de Nantes.
Il vint à la Cour en 1612, et fut pourvu d'un brevet de conseiller d'état, et d'une compagnie de 100 hommes.
Il se convertit au catholicisme, avec sa femme.
En 1615, il accompagna Louis XIII dans son expédition contre le prince de Condé. Il fut encore avec lui au Pont de Cé, en 1620, et contre les Protestants du midi, en 1621. Cette même année, il assista au siège de Saint-Jean d'Angély, puis en devint gouverneur.
Il fut nommé maréchal de camp et assista au siège de La Rochelle, en 1627.
Comme ambassadeur auprès du Saint-Siège, il obtint d'Urbain VIII, le chapeau de cardinal pour l'archevêque de Lyon, frère de Richelieu.
Il quitta Rome en 1632, et fut nommé ministre d'Etat, puis gouverneur de Saintonge et d'Angoumois, ainsi que chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, le 14 mai 1633 à Fontainebleau. Il prit possession de ces gouvernements les 18 mars et 4 avril 1633.
En 1633, il marcha avec l'armée royale contre Charles IV, duc de Lorraine.
Il fut ensuite nommé gouverneur de Nancy, après l'abdication du duc.
Nommé lieutenant-général des armées, il demanda son congé en 1635, et fut nommé surintendant de la maison d'Anne d'Autriche.
Il fit son testament le 10 mars 1641.
Il se retira à Paris, et y décéda le 14 mars 1645, sans postérité. Son corps fut transporté à La Rochebeaucourt.
Il avait épousé le 9 avril 1602, Catherine de Sainte-Maure, tante du duc de Montausier. (Elle fut dame d'honneur d'Anne d'Autriche.)
Elle lui porta en dot la somme de 75 000 livres tournois, ce qui l'aida à reconstituer une partie du patrimoine maternel et régler la succession avec ses frères et sœurs.
Elle décéda à Paris le 11 mai 1648.
2) René, écuyer, né le 21 juillet 1580. Il décéda sans alliance.
3) Louis, qui suit.
4) Charles, qui fera la branche de Lavaur et d'Argentine.
5) Alexandre, baron de Saint-Maurice, seigneur de la Ravardière et des Ormes Saint-Martin.
Il épousa le 19 septembre 1615, Anne de La Touche, dame de la Ravardière, fille de Daniel, lieutenant-général de Louis XIII, chevalier du Saint-Esprit, vice-roi de la Nouvelle-France; et de Charlotte de Montgomméry.
Il fera la branche de Saint-Maurice et de la Ravardière en Poitou.
6) Charles, chevalier. Il fut connu sous le nom de GALARD d'HAUTEFAYE, puis sous celui de seigneur de Parsay (fief de Berneuil)
Il épousa le 19 janvier 1623, Gabrielle de Vandel, dame de Nieul, veuve de Gabriel de Culant, fille de François et de Marguerite de Barbastre.
7) Jeanne, demoiselle de Clion.
Elle épousa son cousin germain, le 17 août 1617, Jean de La Rochebeaucourt, marquis de Soubran, lieutenant du roi à Angoulême.

Devenu veuf, René épousa en secondes noces, le 23 janvier 1611, Louise de Ricard de Gourdon de Genouillac, fille de Jean, gouverneur de Bordeaux, et d'Antoinette de Carbonnières. (Veuve, elle épousa le 18 juillet 1621, Jean du Gout).
Il décéda à Dieupentale, le 12 août 1612.
René et Louise eurent pour enfant :

8) Jacquette.

XIX) GALARD de BÉARN Louis, chevalier, seigneur de La Rochebeaucourt, Semoussac, Sémillac, Saint-Maurice, la Rivière Saint-Loboère, puis comte en partie de Brassac, de Béarn et de Clion, après le décès de son frère en 1645.
Il naquit le 21 septembre 1581, et était de religion réformée.
En mai 1636, après des émeutes populaires, il fut un des députés choisis par les assemblées insurrectionnelles, porte parole des attroupés chargé auprès du roi de protester contre le nouvel ordre fiscal.
Le 18 juillet 1639, il passa un acte avec sa femme, devant J. Martin, notaire à Angoulême, avec Jean de La Rochebeaucourt, chevalier, seigneur de Soubran, capitaine des ville et château d'Angoulême sous l'autorité du comte de Brassac, son frère aîné.
Il décéda le 16 novembre 1647 au château du Repaire et fut inhumé dans l'église de La Rochebeaucourt. Il laissa par un testament de novembre 1647, des legs d'un total d'au moins 100 000 livres. Il institua la substitution d'héritage de mâle à mâle, "in infinitum", voulant que les biens restent toujours aux GALARD de BÉARN.
Il avait épousé le 26 août 1609, Marie de Rançonnet de Noyon, dame du Repaire et de Rougnac, fille de Benjamin et de Marthe de Raymond. Elle décéda en juin 1651.
De cette union naquirent :

1) Alexandre, qui suit.
2) Charles, qui fut l'auteur de la branche de la Mirande.
3) Jean-Isaac, qui eut au décès de son père comme héritage, les fiefs du Repaire (Rougnac), et de Courrets.
Il devint colonel du régiment de Navarre à 18 ans, par la démission de son oncle Jean.
Il fut tué peu après à l'assaut d'une forteresse en Alsace, à 22 ans.
4) René, seigneur de Paragorce et du Repaire.
Il devint subdélégué général des provinces de Saintonge et d'Angoumois.
Le 11 juin 1663, il épousa Marie de Clermont-Montfort, veuve de Henri de La Laurencie, seigneur du Mas Millaguet (Rougnac), et fille de François, seigneur de Montsec, et d'Anne de Rançonnet.
Il fera la branche de Faragorce et du Repaire.
5) Polixène, qui épousa le 24 août 1645, Jean de Blancher.
6) Suzanne, qui épousa le 22 août 1647, Jean de Pascault, baron de Pauléon.
7) Anne, surnommée Mademoiselle de Paragorce. Elle décéda sans alliance.
8) Marie, qui décéda aussi sans alliance.
9) Lydie, qui épousa en 1648, son cousin germain Jean de GALARD de BÉARN, seigneur de Nadaillac.
10) Marthe, qui épousa, le 2 janvier 1653, Isaac de Morel. (Il épousa en secondes noces Marguerite Audier).
11) peut-être Pétronille, qui épousa après contrat du 25 juillet 1688, François de Vassoigne, écuyer, seigneur de la Bréchinie.


XX) de GALARD de BÉARN Alexandre, chevalier, comte de Brassac, baron de La Rochebeaucourt, seigneur du Repaire, de Rougnac, de Mas-Millaguet, de Semoussac, de Lavaur, baron de Salles et de Genté. Il naquit en 1610.
Il devint colonel du régiment de Navarre-Infanterie.
Lors du siège de Cognac en 1651, il accueillit et hébergea dans son château de Salles, les députés envoyés à Poitiers auprès du roi.
En 1649, la noblesse d'Angoumois lui donna pouvoir de représentation aux Etats-Généraux. Les cahiers de doléance reprenaient les arguments anti-fiscaux de 1636, sur le commerce des vins.
Il servit pendant la Fronde, dans les rangs des royaux.
Le 8 juillet 1684, devant P. Audouin, notaire, demeurant au château de Brassac, il devait 7040 livres à Jean Arnauld, écuyer, maire d'Angoulême.
Il décéda en 1690 au château de Brassac et fut inhumé en l'église de La Rochebeaucourt.
Il avait épousé le 24 juillet 1646, Charlotte de La Rochefoucauld (Domergue, notaire à Angoulême), fille de Jacques, baron de Salles et de Genté, seigneur de Montendre, et de Marguerite du Fossé. La bénédiction nuptiale avait été donnée dans la chapelle de Blanzac. Elle lui apporta les seigneuries de Salles et de Genté. Elle décéda à 65 ans en 1690, au château de Brassac, et fut inhumé dans l'église de La Rochebeaucourt.
Le 15 juillet 1685, devant Pierre Audouin, notaire, il y eut une ratification faite par Charlotte de La Rochefoucauld, de l'obligation d'Alexandre, passé devant Petit, le 8 juin 1684 avec Jean Arnauld, maire d'Angoulême.
Le 26 juillet 1689, devant Pierre Audouin, notaire à Angoulême, représenté par son fils François-Alexandre, il vendit la seigneurie de Salles, pour 9 années à raison de 3400 livres par an.
Le 2 mars 1700, devant Pierre Audouin, notaire à Angoulême, les héritiers cédèrent une créance de 9333 livres de François Baudouin, chevalier, seigneur de Fleurac, époux d'Anne Pelloquin, à Louis Guitton, écuyer, seigneur du Tranchard, époux de Françoise Dexmier.
François-Alexandre fit une autre cession de créances, toujours devant le même notaire, de 8167, plus 7212 livres, le 14 janvier 1706. Alexandre devait à son oncle Charles de GALARD de BÉARN, chevalier, seigneur de Parsay, une somme de 95 000 livres pour l'ayant droit de l'héritage de son père.
En 1675, il y eut une cession d'Alexandre, de la seigneurie de Salles, pour 16 500 livres.
Alexandre et Charlotte de La Rochefoucauld eurent pour enfants :

1) Louis-Alexandre, qui fera la branche de La Rochebeaucourt.
2) Daniel, baptisé à Saint-Théodore de La Rochebeaucourt, en 1672. Il eut pour parrain Daniel de GALARD et pour marraine Jeanne de l'Espinay, dame du Breuil de Dignac.
Il était dit marquis de La Rochebeaucourt, seigneur d'Edon, Combiers et Hautefaye en partie.
Il fut capitaine dans le régiment de Guyenne-Cavalerie.
Il épousa Gabrielle de Raymond, et eurent pour enfants :

a) Alexandre, baptisé à Saint-Théodore de La Rochebeaucourt, en 1696. Il devint abbé.
b) Anne, née le 4 juillet 1700.
c) Alexandre, né le 14 décembre 1701. Il fut garde-marine.
d) Rose-Marie, qui épousa Antoine Juglard, écuyer, seigneur de la Grange du Tillet (Blanzaguet).
e) Nicolas, qui épousa Marguerite de La Chaise.

3) René, baptisé en 1672 à Saint-Théodore de La Rochebeaucourt. Il eut pour parrain René de GALARD de BÉARN, chevalier, sieur de Faragorce et du Repaire, et pour marraine Marie de Lageard, dame de la Vaure.
Il épousa le 11 juin 1663, Marie de Clermont, fille de François, seigneur de Monsec.
Il fut capitaine au régiment d'Angoumois.
Ils eurent entre autres, pour enfants :

a) Philippe, seigneur du Repaire.
Il fut capitaine au régiment du roi, puis colonel d'un régiment de son nom.
Il épousa le 9 janvier 1694, Suzanne de Sainte-Hermine, et en eut pour enfants :

a1) Alexandre, chevalier, seigneur du Repaire.
Il épousa en 1740 Marie-Elisabeth de Chesnel d'Ecoyeux. Il décéda sans postérité.
a2) Marie-Suzanne, qui épousa Pierre Pasquet de Savignac, chevalier, seigneur de Saint-Mesmy, Bussy, et autres lieux.

4) Charlotte-Julie, baptisée en 1671 à Saint-Théodore de La Rochebeaucourt.
Elle épousa à Angoulême, (Gibaud, notaire royal à Angoulême) le 15 janvier 1671 Gabriel de Gandillaud, chevalier, seigneur de La Vallade, Chambon et Fontguyon, président de la sénéchaussée d'Angoumois.
5) Julie-Françoise, qui épousa le 13 mai 1695, au château de La Rochebeaucourt, Charles de La Place, dit le marquis de Torsac, capitaine des chasses en Angoumois, fils de François et de Jeanne de Vassoigne.
Elle décéda le 31 décembre 1704, âgée de 58 ans, et son mari, le 9 août 1711, à la Forêt d'Horte.
6) Marie-Charlotte, qui fut baptisée à La Rochebeaucourt. Elle y épousa le 24 janvier 1693, François de GALARD de BÉARN d'ARGENTINE.
7) Marie-Anne, baptisée en 1672, à Saint-Théodore de La Rochebeaucourt. Elle eut pour parrain l'abbé de La Fosse, et pour marraine Marie-Anne de Clermont.
Elle épousa Jacques du Bois, chevalier, seigneur de Saint-Mandé.
10) Charlotte, qui fut baptisée à La Rochebeaucourt en 1671. Elle eut pour parrain Charles de GALARD de BÉARN, chevalier, seigneur de Blanzaguet, et pour marraine, la dame de Sers.
Elle devint religieuse au couvent de Fontaines (Dordogne).


Branche de LAVAUR et ARGENTINE :

XIX) de GALARD de BÉARN Charles, seigneur de Lavaur et d'Argentine. Il naquit en 1583.
Il transigea avec ses frères le 28 janvier 1609.
Il testa le 29 janvier 1624 et décéda le 24 février de la même année, au château de La Rochebeaucourt.
Il avait épousé le 19 janvier 1616, Marie de Sens, dame de Blanzaguet, fille de Bernard, écuyer, seigneur de la Cour de Blain, de Gastaudas et de Blanzaguet; et de feue Jeanne de Sescauld. Elle apporta par ce mariage dans la famille de GALARD, entre autres la seigneurie de Blanzaguet. Elle décéda le 13 juillet 1648.
De cette union naquirent :

1) René, qui suit.
2) Charles, seigneur de La Rochebeaucourt.
Il épousa le 2 avril 1649, Marie de La Grézille, fille de Pierre et de Judith Thévenin.
Il fut l'auteur de la branche de Blanzaguet, qui s'éteignit à la fin du XVIIIème siècle.
3) Jean, seigneur de Nadaillac. (Il fut l'auteur de la branche de Nadaillac).
Il épousa en premières noces, en 1648, sa cousine germaine, Lydie de GALARD de BÉARN, fille de Louis, comte de Brassac, et de Marie de Rançonnet.
Il épousa ensuite en secondes noces, le 2 août 1661, Henriette de Chasteignier de La Rocheposay, fille d'Isaac, seigneur du Lindois et des Estangs, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Madeleine de Pons. Elle apporta en dot la seigneurie du Lindois.
Ils eurent pour enfants, au moins :

a) Charles, chevalier, seigneur de Nadaillac.

4) Marie, qui épousa le 14 septembre 1648, Jean de Ponthieu, seigneur du Breuil et de Chives, fils d'Abraham et de Renée Favreau, dame de la Blanchetière.


XX) de GALARD de BÉARN René, chevalier, seigneur comte de Lavaur, seigneur d'Argentine et de Nadaillac. Il naquit vers 1618.
Il épousa en premières noces, après contrat du 25 octobre 1644, Marie de Fontlebon, fille de Charles, écuyer, seigneur de Beaulieu, Souffrignac et La Chapelle Saint-Robert, et de Marie Moreau.
Il épousa ensuite en secondes noces, le 13 juillet 1648, devant maître Lespinasse, notaire, à Saint-Martial de Viveyroux, Jeanne de Lageard de Cherval, fille de Philippe, seigneur de Cherval, sénéchal d'Angoumois, et de feue Renée Goulard. Elle testa le 15 avril 1646.
Il fit un partage sur l'héritage de Jean de GALARD, chevalier, comte de Brassac, dont il lui revint en propre 70 000 livres.
Il testa le Ier avril 1696 et décéda peu après.
De son second mariage naquirent :

1) Charles, comte de Lavaur, seigneur d'Argentine.
Il fut brigadier des gardes du roi dans la compagnie de Noailles, puis lieutenant au régiment du Lyonnais. Il fut blessé au siège du Luxembourg en 1684.
Le 2 janvier 1712, devant François Aigre, notaire à Angoulême, fut signé son contrat de mariage avec Marie-Rose de La Place, fille de feu Charles, chevalier, seigneur de Torsac, Montgaudier, Salle Blanche, la Forêt d'Horte et autres places, et de Julie de GALARD de BÉARN.
Le frère aîné de Marie-Rose, Jean-Charles de La Place, chevalier, lui constitua une dot de 3000 livres, contre le renoncement à la succession de ses parents.
2) François, qui suit.
3) Jean, seigneur d'Argentine et de Nadaillac, dit Monsieur de Montignac.
Il devint capitaine dans le régiment d'Angoulême.
Il décéda avant le 13 février 1738.
Il avait épousé le 29 août 1703, à Montignac, en Charente, devant maître Joyeux, notaire, Félicité-Heureuse de Beaupoil, fille de Pierre, seigneur de la Cour, et de Anne de Chaussade. Ils demeurèrent à Montignac sous Vauclair.
De cette union naquit :

a) François-Alexandre, baron de Lamothe-Landerron, seigneur d'Argentine, de Cuzan, du Soudet. Il naquit vers 1708.
Il servit pendant 10 ans dans la maison du roi.
Il demeurait à Montignac sous Vézère.
Il épousa à Fontenette, paroisse de Menesplet (Dordogne), devant maître Joyeux, notaire, le 18 février 1738, Angélique-Gabrielle de Sufferte-Joumard des Achards, fille de Jean, vicomte de la Brangelie, et de Marie-Charlotte-Quitterie de Villars-Landeronne.
Il décéda à Paris (Saint-Sulpice), le 9 avril 1768.

(On peut voir cependant dans cet acte de mariage du 17 décembre 1771 entre Julie Françoise Genet ("remueuse des enfants de France") et Augustin Bernard Louis Joseph Rousseau (maître d'armes des enfants de France), que figurait parmi les témoins un certain François Alexandre Galard de Béarn.
Sur cet acte figurait aussi entre autres une signature "Achard de Béarn". Cette signature accrédite l'idée que ce François Alexandre Galard de Béarn semble bien être celui qui avait épousé une demoiselle de Sufferte Jaumard des Achards.
Les parents de la grand'Mère de la mariée (Jeanne du Roch de Béarn sur son acte de décès) ne sont pas connus.
Cependant il y a une centaine d'année un généalogiste familial (Edouard Harlé) écrivit dans son "Livre de Famille" qu'elle était sans doute la fille bâtarde de René de Galard de Béarn. Or celui-ci est bien dans l'ascendance de François Alexandre...
) (Renseignements fournis par Mr François LEGRAND).

Elle obtint de sa parente, la duchesse d'Aiguillon, une place à la Cour. Elle se fit présenter au roi par la comtesse de Périgord, le 25 septembre 1765. Plus tard, son mari étant décédé, elle eut dans l'entourage de Louis XV, une situation mondaine, sous le nom de la comtesse de BÉARN.
Elle décéda en laissant 5 enfants et un testament du 23 avril 1782. Elle fut inhumée le 15 septembre 1782, à Lamothe-Landerron (Gironde).

4) François. Il devint abbé commendataire de Nontron et de Saint-Denis, et fut aussi curé d'Argentine.
Il était encore vivant en 1699.
Les 2 et 12 mai 1735, comme prieur, et habitant au bourg d'Argentine, il afferma à Jean Morelon, bourgeois et marchand de Nontron, devant Grolhier, notaire, toutes les dîmes de blés et de vin qu'il possédait à Nontron.
5) Charles, seigneur de Nadaillac. Il épousa Charlotte de GALARD de BÉARN.
6) Madeleine Marie.
7) Marguerite.
8) Marie.


XXI) de GALARD de BÉARN François, chevalier, seigneur d'Argentine, de Nadaillac, de Beaussac.
Il décéda entre 1706 et 1712, et avait été capitaine de dragons dans le régiment de Châtillon, ainsi que dans le régiment de Lautrec-Dragons.
Il avait épousé le 24 janvier 1693, Marie-Charlotte de GALARD de BÉARN de BRASSAC, fille d'Alexandre, comte de Brassac, et de Charlotte de La Rochefoucauld, dame de Salles et de Genté.
Le 7 juin 1712, Charlotte, étant alors veuve, donna quittance d'une somme de 20 000 livres, pour l'achat du domaine de Bellevue (27 janvier 1706), qu'ils avaient fait ensemble à Claude du Souchet, écuyer, seigneur de la Dourville (époux d'Anne de Raymond).
Ils avaient eu pour enfants :

1) Philippe-Paul, qui suit.
3) Marie-Madeleine, qui épousa Jacques d'Estourneau, seigneur de Locherie, fils de Jacques, et de Renée de Coignac.
3) Julie-Charlotte, qui épousa en premières noces, par contrat signé à Lacombe le 2 février 1724, François de Maillard, seigneur de Lafaye et du Cousset, fils de Jean et d'Isabeau de Camain. Il décéda à Beaussac en 1728, âgé de 64 ans.
Elle aurait épousé en secondes noces, Jean de Chabans, seigneur de Saint-André, officier de hussards, fils de Jean-Baptiste et de Marie-Anne Jaubert.
4) Marguerite, dite mademoiselle de Nadaillac.
Elle épousa en premières noces Jean de Joubert, alias Jaubert, seigneur de Pauly, fils d'Alain, seigneur de Pauly. Il décéda sans postérité en 1728.
Veuve, elle épousa en secondes noces, en 1735, Antoine de Robinet, baron de Plas, seigneur de Bouteilles, fils de François et de Nicole de Lageard.
Elle n'eut pas de postérité, et décéda avant 1758.
(Veuf, la baron de Plas épousa le 27 septembre 1759, Catherine Conte de La Richardie, dame de Puychenie).
5) Madeleine-Marie. Elle épousa en 1728, Jean de Chabans, seigneur de Saint-André, fils de François, seigneur de Saint-André.
6) Suzanne, dame de Saint-Memin de Brussy.
Elle épousa Pierre de Brussy, co-seigneur de Saint-Mémin. Il décéda en 1771, âgé de 76 ans.
Elle décéda en 1764, âgée de 69 ans.


XXII) de GALARD de BÉARN Philippe-Paul, seigneur de Lavaur, d'Argentine, de Bellevue et de Nadaillac.
(*) Il épousa en premières noces, par contrat du 24 janvier 1732 (Pontard, notaire), (mariage en février 1732), Marie de Jaubert, demoiselle de la Gaulie (Gollie), paroisse Saint-Privat des Prés. Elle décéda en juillet de la même année, apparemment sans lui avoir laissé d'enfant.
Philippe Paul épousa en secondes noces à Javerlhac, le Ier février 1733, Anne-Charlotte d'Hastelet de Beaulieu, fille d'Aimery, seigneur de Villedebost, de Puygombert et de Beaulieu, et de feue Marguerite de Borie (alias des Bories).
Ils étaient vivant tous les deux à la date du 6 février 1773.
Ils eurent pour enfants :

1) Emeric, qui naquit à Beaussac en 1735.
Il décéda à Saint-Laurent de Mareuil en 1736, et fut enterré dans l'église, dans le tombeau d'Aimeric de GALARD de BÉARN, seigneur d'Argentine (?)
2) Guillaume-Alexandre, seigneur d'Argentine. Il naquit à Beaussac (Dordogne), en 1737.
Il fut mousquetaire du roi, puis officier des carabiniers.
Il décéda à Caen, sans avoir contracté d'alliance.
3) Marie, dite demoiselle Poulette, née à Beaussac en 1738.
Elle décéda au château de Bellevue, paroisse de Beaussac, et fut inhumée à Saint-Laurent de Mareuil en 1764, âgée de 26 ans, dans l'église.
4) Olympe, née en 1741. Elle décéda à Beaussac en 1766.
5) Thibaud, seigneur de Lavaur, d'Argentine, de Bellevue (il y résidait à la Révolution), du Pouyaud, des Rousselières, de Nadaillac, comte de GALARD, ou comte de BÉARN.
Il naquit au château de Bellevue, le 6 janvier 1743.
Il épousa à Angoulême, le 28 juillet 1773, Marie-Marguerite du Tillet, fille de Simon, seigneur de Rousselières, avocat au siège présidial d'Angoulême, et de feue Marguerite Mallait de Létanche. Elle décéda au château de Dignac, le 17 fructidor an VII (8 septembre 1799).
En 1799, ils firent une rente aux dames Ursulines de La Valette, et aux Dominicains d'Angoulême.
Ils eurent sept enfants, dont entre autres :

a) Siméon, né à Angoulême le 31 mars 1775.
Il regagna l'armée de Condé, et entra en décembre 1791 dans la compagnie des officiers du régiment du Roi-Infanterie.
Il fit la campagne de 1792, et décéda en exil à l'hôpital de l'armée. Il fut inhumé le 21 septembre 1793, dans le cimetière de Schifferstadt.
b) Philippe-Paul, né à Angoulême le 15 mars 1776, et baptisé le même jour en l'église de Saint-Paul.
Il eut un certificat de Chérin, pour une sous-lieutenance, le 9 septembre 1788, et un certificat de d'Hozier le 23 mars 1791.
Il entra aux pages de la Grande Ecurie, le Ier avril 1791.
Il prit part à l'expédition de Quiberon en 1795. Il fut fusillé le 16 juillet 1795, et son nom fut inscrit sur le mausolée de Quiberon.
c) Théodore, chevalier de GALARD.
Il fut page de Louis XVI.
Il prit part à l'expédition de Quiberon en 1795. Il fut fusillé avec son frère, le 16 juillet 1795, et son nom fut inscrit sur le mausolée de Quiberon.

6) Marguerite, née le 11 décembre 1748.
Elle épousa par contrat passé à La Rochefoucauld, le 12 février 1772, et le 25 février suivant à Saint-Etienne de Beaussac, le baron Charles-César Dexmier de Chenon, seigneur de Grosboust, la Feuilletrie et Chenon. Il décéda à Fregeneuil le 29 germinal an IX (19 avril 1801).
Elle décéda après son mari.
7) Marie-Charlotte, baptisée le 8 janvier 1750.
Elle épousa à Beaussac le 13 juillet 1778, Etienne-Marc-Alexandre de Fornel, seigneur de Limeyrac, fils de Jacques, seigneur de Limeyrac, et de Anne de Marsillaud. Elle eut 25 000 livres de dot.
8) peut-être Olympe, qui épousa le 15 janvier 1766, Jean-Joseph de Hautmont (alias Galabert de Hautmont), chevalier, seigneur de la Garde, Puyferrier et autres lieux. Elle eut 25 000 livres de dot, selon le contrat de mariage de sa sœur Marie-Charlotte.


Branche de MIRANDE :

XX) de GALARD de BÉARN Charles, seigneur de Mirande et du Pouyaud (Dignac).
Il épousa le 20 septembre 1662, Jeanne de Lespinay, dame de Bellevue, fille de François et de Lydie Chabot.
Il testa à Paris le 20 mai 1664.
Ils eurent pour enfants, entre autres :


XXI) de GALARD de BÉARN Louis, chevalier, seigneur de Mirande, de Pouyaud, de Dignac, de l'Etang.
Il fut capitaine aux gardes carabiniers de son Altesse Royale de Bavière.
Il épousa en premières noces, le 29 janvier 1687, à Saint-Silain de Périgueux, Pélagie de La Cosse, tous deux habitants de la ville de Saint-Aulaye, diocèse de Périgueux.
Il épousa en secondes noces, Anne-Thérèse de Vieillard (alias Eveillard).
Il fut inhumé dans l'église de Dignac, le 13 avril 1729.
Ils eurent pour enfants :

1) Jean, qui suit.
2) Louis.
3) Marie-Marguerite-Hélène-Roger, baptisée le 20 février 1729, à Dignac.
4) Julie-Elisabeth, baptisée le 28 novembre 1731, à Dignac.
5) Pélagie. Elle paya les intérêts d'une somme de 2800 livres due à l'abbesse de Panthémont, en 1799.
6) Jeanne. Elle paya les intérêts d'une somme de 2800 livres due à l'abbesse de Panthémont, en 1799.


XXII) de GALARD de BÉARN Jean, seigneur du Pouyaud. Il naquit en 1726.
Il fut inhumé dans la chapelle des seigneurs du Pouyaud, en l'église de Dignac, le 23 mai 1766, âgé de 40 ans.
Il avait épousé Marie-Thérèse de Roquebrune, et en eut pour enfant :

1) Catherine, dite de GALARD de BÉARN de MIRANDE, qui épousa Pierre de Mallet de Chastillon, seigneur de la Barde, baron du Puy.


Branche de LA ROCHEBEAUCOURT :

XXI) de GALARD de BÉARN Louis-Alexandre, seigneur de Brassac, Saint-Maurice, la Rivière, Saint-Antoine du Bois, Saint-Lobœr, La Rochebeaucourt, (du chef paternel), et de Salles et de Genté (du chef maternel).
Il fut colonel dans le régiment d'Infanterie d'Angoumois, en 1692.
Il épousa le 15 décembre 1691 Marthe-Madeleine de Foullé, marquise de Prunevault-Montargis, fille d'Etienne, intendant des finances et conseiller d'état, et de Marthe Madeleine de l'Epinay.
Il se retrouva avec une dette de 35 000 livres laissées par ses parents, dette à laquelle il en ajouta d'autres.
Il décéda en 1733, étant qualifié de marquis de Brassac, au château de la Rochebeaucourt et fut inhumé dans l'église du lieu.
De cette union naquit :

1) Guillaume Alexandre, qui suit.
2) René, né à La Rochebeaucourt le 15 novembre 1698. Il fut baptisé le 18 suivant.
Il fut écuyer du prince de Dombes au début de sa carrière, et fut nommé lieutenant-général sur la fin. En cette qualité, il commanda pour le Roi en Basse-Normandie de 1759 à 1762. Il fit d'autres campagnes plus tard.
3) Marie Anne, née à La Rochebeaucourt en 1700.
Elle fut reçue au monastère des Bénédictines de Montargisen 1710.
Le 23 mai 1717, elle prononça ses vœux, et prit le nom de Marie des Anges. Elle décéda dans ce monastère.


XXII) de GALARD de BÉARN Guillaume Alexandre, né à La Rochebeaucourt le 20 novembre 1693. Il fut ondoyé le 22 et son baptême ne fut célébré en l'église Saint-Théodore de La Rochebeaucourt que le 6 février 1704. Il eut pour parrain René, son frère cadet, et pour marraine Julie de La Place de Torsac.
Il épousa le 26 juillet 1714, Luce Françoise de Cottentin de Tourville, fille de Anne Hilarion, maréchal et amiral de France.
Malgré un terrible manque d'argent, par acte du 17 janvier 1716, il acheta le régiment de Bretagne-Cavalerie, au marquis d'Ancenis, pour la somme de 114000 livres. Il paya cette somme avec les diamants de sa femme.
Il en fut le maître de camp.
Au mois de mars 1716, Guillaume Alexandre, sa femme, et leur premier enfant, Anne Hilarion, vinrent habiter à Paris, au Palais d'Orléans, rue de Vaugirard, dans le quartier de Saint-Germain des Prés et de la paroisse de Saint-Sulpice.
Toutes les dettes s'accumulant, Luce Françoise finit par demander la séparation de biens, qu'elle obtient le 23 mars 1717, par sentence du Chatelet de Paris. Elle demande alors à son époux le remboursement de ses diamants, et devient dame de compagnie Madame la duchesse de Berry.
Guillaume Alexandre, devenu colonel, est à la cour du jeune roi Louis XV.
Il retourna plus tard vivre à La Rochebeaucourt. Il y fit son testament le 11 février 1763. Il fit plusieurs legs à son personnel et aux pauvres des paroisses de Combiers, Argentine et Edon.
Veuf, criblé de dettes, il décéda au château de La Rochebeaucourt le 18 août 1768.
De son union avec Luce Françoise n'était né que :

XXIII) de GALARD de BÉARN Anne-Hilarion, né à Bourges le 22 novembre 1715.
Il était tout juste âgé de 6 ans lorsque le Régent, Philippe d'Orléans, lui décerna son brevet de lieutenant dans le régiment Royal-Etranger.
Il ne fut par contre baptisé qu'à 17 ans, à l'église Saint-Sulpice à Paris.
Etant mousquetaire gris, il devint ensuite garde de la Marine à Toulon, en 1735. Il fut nommé deux ans plus tard lieutenant de vaisseau.
Il épousa le 11 janvier 1739, Olympe de Caumont de La Force, fille et unique héritière de Armand Nompar, duc de la Force, pair de France, et de Anne Elisabeth de Gruel La Frette. Elle lui porta une dot de 400 000 livres en principal, produisant 15 000 livres de rentes, ce qui lui permit de payer les dettes de son père.
Anne Hilarion apporta dans ce mariage la terre de Brassac et la moitié de celle de La Rochebeaucourt.
Ils habitèrent à Paris, rue de la Barouillère, dans la faubourg Saint-Germain, paroisse de Saint-Sulpice.
Olympe de Caumont décéda le 6 juillet 1757, âgée de 39 ans.
Louis XV le nomma beaucoup plus tard premier écuyer de Madame Victoire, sa fille
Par son testament olographe fait à Versailles en 1774, il institua son petit-fils Alexandre-Léon-Luce pour son légataire universel.
Il décéda le 13 décembre 1788.
De son union avec Olympe naquirent :

1) Alexandre Guillaume, qui suit.
2) Adélaïde Luce Madeleine, marquise de Caumont.
Elle fut gouvernante des enfants de Monseigneur le Comte d'Artois et surintendante de leur Maison.
Elle épousa le 7 juillet 1759, Bertrand Nompar de Caumont de Beauville.
3) Armand Anne, qui fut ondoyé le 29 juillet 1741. Il décéda en bas-âge.
4) Anne Louise Jacqueline, qui naquit le 22 juillet 1745. Elle décéda le 21 février 1765.
5) Philiberte Renée, Dame d'Honneur de Madame Victoire de France.
Elle épousa Louis Marie d'Estournel, baron de Cappy (Somme). Il fut colonel du régiment Royal-Pologne-Cavalerie, maître de camp en second du régiment de Conti-Dragons, maréchal de camp employé en Picardie, et enfin député par la noblesse de Cambrésis aux Etats Généraux de 1789.


XXIV) de GALARD de BÉARN Alexandre-Guillaume, né le 26 janvier 1741.
Il fut admis à l'âge de 15 ans aux Mousquetaires Gris, puis fut nommé en 1770 colonel dans les Grenadiers de France. Il devint ensuite colonel du régiment provincial de Limoges, et accéda en 1783 au grade de maréchal de camp.
Il épousa en premières noces le 15 février 1768, Anne-Marie-Gabrielle de Potier de Novion.
Il fréquenta assidument la cour de Versailles, et se retrouva en 1793, à la tête d'une dette de 1 640 000 livres, et en face de 63 créanciers avec lesquels il signa un "contrat d'union" les autorisant à vendre ce qui leur conviendra de ses biens.
Devenu veuf en 1792, il épousa en secondes noces le 3 Frimaire An IX (21 novembre 1800), Antoinette Marthe Pavèse.
Il décéda à Veuilly La Poterie (Aisne), le 18 août 1809, chez le gendre de sa seconde femme sans avoir éteint ses dettes.
De sa première union étaient nés :

1) Anne Marie, née le Ier décembre 1768.
Elle épousa en premières noces Alphonse Droullin de Ménilglaise.
Divorcée, elle épousa en secondes noces Joseph François Mareyne-Carbonel.
2) Alexandre Léon Luce, qui suit.
3) Alexandre Louis René Toussaint, né le Ier novembre 1772.
Le lendemain de sa naissance, il fut reçu chevalier de Malte.
Il obtint un congé de deux ans et demi, du ministre de la guerre Pache Jean Nicolas, daté du 21 octobre 1791, pour aller à Malte faire ses caravanes. (Campagnes militaires que le chevaliers de Malte devaient faire obligatoirement pour parvenir aux commanderies et dignités de leur Ordre).
Il se trouvait à Bastia, dans le régiment de Bresse. N'étant pas à La Rochebeaucourt au moment de la Révolution, il fut considéré comme émigré.
Comte de l'Empire.
4) Adélaïde Françoise Joséphine, née le 4 mars 1775.
Elle épousa Etienne François Gajot de Montfleury.
5) Alexandre Louis René, né le 29 août 1776.
Il fut reçu chevalier de Malte le lendemain de sa naissance.
Le 29 août 1791, il obtint du ministre de la marine Monge, son congé de deux ans et demi, pour aller faire ses caravanes.
Il fut élève de troisième classe dans la marine. Il fit une campagne de 26 mois à Saint-Domingue, sur le vaisseau "le Fougueux", et de ce fait n'était pas présent à La Rochebeaucourt au moment de la Révolution. Il fut donc considéré comme émigré.
6) André Hector Marie, né le 29 mars 1778.
Il épousa Antoinette Louise de Durfort.

   

XXV) de GALARD de BÉARN Alexandre-Léon-Luce, né à Paris en 1771, comte de Béarn.
Garde royal en 1789, il embrassa le parti de la Révolution.
Il épousa le 27 pluviôse an V (1797), Marie Charlotte Pauline du Bouchet de Souches de Tourzel, (née le 15 octobre 1771), fille de Louis François, premier marquis de Tourzel, et de Louise Elisabeth Félicité Françoise Armande Anne Marie Jeanne Joséphine de Croy-Havré.
Après avoir été chambellan de l'impératrice Joséphine, puis de Napoléon Ier, il s'installa en 1821 avec son épouse, au château de La Rochebeaucourt.
Il fallut une longue série de procès qui durèrent vingt ans, pour parvenir à régler définitivement les dettes de son père. Pour clôturer cette affaire, il vendit en 1843, la terre de La Rochebeaucourt à son fils Louis-Hector, à charge pour ce dernier, de régler les héritiers des créanciers de son père.
Pauline du Bouchet de Sourches de Tourzel décéda le 19 juillet 1839, au château de La Rochebeaucourt. Son corps fut inhumé dans les tombeaux que son mari avait fait établir au pied de la tour sud du château. Il se retira ensuite en son domicile du numéro 22 de la rue d'Iéna, à Angoulême.. Il fit plus tard élever pour perpétuer le souvenir de sa femme, un arc de triomphe dans l'Allée Verte, "au dessus de Roche Cave", au château de La Rochebeaucourt. Les travaux débutèrent en mai 1840.
Il décéda en 1844, à Angoulême en son domicile rue d'Iéna, et fut inhumé dans les tombeaux du château de La Rochebeaucourt, où sa femme l'avait précédé 5 ans plus tôt.
De son union naquirent, au moins :

1) Pauline, dite Pauline II, née le 5 Nivôse An VI (25 décembre 1797), à Paris. De santé fragile, elle décéda âgée de 12 ans et demi.
2) Alix Joséphine, née en janvier 1800.
3) Louis Hector, qui suit.
4) Louise, née le 20 décembre 1804. Elle décéda deux ans plus tard, en tombant d'une terrasse.


XXVI) de GALARD de BÉARN Louis-Hector, né à Paris le 12 avril 1802, comte de Béarn.
Il fut nommé par ordonnance royale et à titre exceptionnel, élève surnuméraire à l'Ecole d'Application du Corps Royal d'Etat Major où il rentra le Ier janvier 1821.
Il épousa en premières noces le 28 février 1824, Coralie-Constance-Eléonore Le Marois, fille de Jean François Léonor, comte Le Marois, et de Marie Constance Françoise Hopsomère. Elle lui porta une dot de 500 000 francs. Le contrat de mariage fut signé par Louis XVIII et la duchesse d'Angoulême (grande amie de Pauline de Tourzel, mère de Louis Hector). La cérémonie religieuse eut lieu le 28 février 1824 à Paris, église de l'Assomption.
En 1827, il débuta comme attaché militaire à l'Etat Major de l'armée Russe, pour suivre les opérations de la guerre contre les Turcs. S'étant signalé à l'assaut de Varna, il reçut des mains de l'Empereur Nicolas Ier de Russie, la croix de Saint-Vladimir, sur le champ de bataille.
Il fit carrière dans la diplomatie et accéda au poste d'ambassadeur en Russie (1828).
De son union naquirent :

1) Joséphine, née en 1825.
2) Henri Charles Léon, né en 1826.
Il épousa Louise Gaultier de Rigny.
Il décéda à Paris le 16 juillet 1863, et fut ramené le 11 août à La Rochebeaucourt pour y être enseveli dans la chapelle du cimetière.
3) Henriette Louise Eléonore, née le 24 octobre 1828 au château de La Rochebeaucourt. Elle décéda le lendemain.

Coralie Constance Eléonore décéda des suites de son troisième accouchement, 8 jours après.
En 1830, il fut nommé deuxième secrétaire de l'ambassade de France à Saint-Pétersbourg, puis accéda au secrétariat d'ambassade à Naples, et enfin au poste d'ambassadeur.
Ce fut à ce titre qu'il fut fait officier dans l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur, par Ferdinand II, roi des Deux-Siciles.
En 1831, il fut nommé par Louis Philippe Ier, ministre résidant près de l'électeur de Hesse.
Louis Hector attendit 11 ans avant d'épouser en secondes noces, le 15 juin 1839, Alix Charlotte Louise Marguerite de Choiseul-Praslin.
Le 11 juillet 1843, son père lui vendit la terre de La Rochebeaucourt avec ses dépendances, pour la somme de 615000 francs. (Maître Deplas, notaire). Il était alors qualifié de ministre plénipotentiaire de France à Cassel, et demeurant à Paris, au numéro 12, rue de Varennes. (Il avait été nommé à ce poste sur proposition de Guizot, alors ministre des affaires étrangères).
En 1846, Louis Hector fut nommé Envoyé Extraordinaire et ministre plénipotentiaire près de Sa Majesté le roi de Hanovre, et ministre plénipotentiaire auprès de Son Altesse Royale le duc de Brunswick.
Sous le second empire, il fut nommé le 3 janvier 1853, ministre plénipotentiaire auprès de Sa Majesté le roi de Wurtemberg, et prit son poste à Stuttgart.
Sa carrière de diplomate ne l'empêcha pas de s'intéresser au château de La Rochebeaucourt, qu'il fit démolir et reconstruire dans le style des monuments de la Renaissance.
Ce fut à lui que la commune de La Rochebeaucourt doit d'avoir un cimetière dans lequel il fit construire une chapelle où reposent les membres de sa famille.
Il décéda le 18 avril 1871, à Bruxelles, et son corps fut inhumé dans la chapelle de La Rochebeaucourt. Marguerite décéda à Clères (Seine Maritime), le 29 janvier 1891, âgée de 70 ans.
Louis Hector et Marguerite eurent pour enfants

4) Laure Henri Gaston, qui suit.
5) Jeanne Pauline, qui décéda à Cannes le 17 octobre 1877. Elle fut aussi transportée dans la chapelle du cimetière de La Rochebeaucourt.
6) Jean, qui fut nommé tuteur des enfants de son frère Gaston.
7) Blanche.
8) Arsien.


XXVII) de GALARD de BÉARN Laure Henri Gaston, né le 9 juillet 1840, à Cassel (Hesse électorale).
Il fit ses premières études au collège des Jésuites à Amiens d'où il sortit bachelier es-sciences le 18 juillet 1859. Trois mois plus tard, il fut nommé élève pensionnaire à l'Ecole Impériale Militaire, qu'il quitta deux après avec le garde de sous-lieutenant, et une affectation au 8ème régiment de ligne à Metz.
Nommé lieutenant d'Etat Major au 2ème régiment de chasseurs à Paris, puis au 5ème régiment de hussards, il participa en 1864 à l'expédition du Mexique, où il contracta une fièvre "intermittente souvent récidive". Il reçut la médaille commémorative de cette expédition.
De retour en France, il passa au 29ème régiment d'infanterie avec lequel il participa au corps expéditionnaire de Rome en 1867 et y obtint la médaille institué par Sa Sainteté le Pape Pie IX.
Il donna sa démission de l'Armée le 17 février 1869, et fut réintégré au mois d'août 1870 avec la garde de capitaine, pour être attaché durant la durée de la guerre, à l'état major du général Trochu, gouverneur de Paris, et commandant en chef de toutes les forces chargées de pourvoir à la défense de la capitale.
Mis en congé d'un an sans solde le 17 mai 1872, il quitta définitivement l'armée le 28 mars 1873.
Il épousa le 9 mai 1873, Cécile-Charlotte-Marie de Talleyrand-Périgord (née à Paris le 8 janvier 1854), fille de Augustin René Adalbert Paul, comte de Périgord, et de Marie Cécile Anucie Rousseau de Saint-Aignan. Il eut pour témoins : Albert de Broglie, député, son beau frère, et Edgard de Choiseul-Praslin, son oncle. Ceux de son épouse étaient : Charles de Talleyrand-Périgord et le comte de Saint-Aignan, ses aïeuls. Elle lui apporta en dot des biens estimés à 700 000 francs.
Se trouvant lui aussi en face de nombreux créanciers, il envisagea d'abandonner la terre de La Rochebeaucourt pour pouvoir les régler. Après deux tentatives sans résultat, le domaine de La Rochebeaucourt fut vendu en 1892, au comte d'Oksza pour la somme de 800 000 francs.
Il décéda le 18 juin 1893, à Pau et fut inhumé au cimetière de Lourdes où sa femme l'avait précédé deux ans plus tôt, le 11 décembre 1890.
Ils avaient offert 4 cloches à la basilique de Lourdes.
Il fut le dernier possesseur de la châtellenie de La Rochebeaucourt.
De son union avec Cécile naquirent 6 enfants, dont :

1) Blanche, qui fut confiée aux soins de Agathe Granjux, et à qui il fut formellement interdit, par son père lors de son testament, qu'elle se marie avant l'âge de 19 ans accomplis
2) Hélie, qui décéda âgé de 10 ans. Il fut inhumé au cimetière de Lourdes.


Non raccordés :

- de GALARD Guillaume, né en 1658. Il eut pour parrain en 1672, à Saint-Théodore de La Rochebeaucourt, l'évêque de Périgueux, et pour marraine Marie-Anne de GALARD.
Il décéda en 1685, à La Rochebeaucourt.

- de GALARD Louis-Alexandre, marquis de La Rochebeaucourt.
Il décéda à Paris, paroisse Saint-Séverin, le 26 septembre 1695.

- de GALARD Clément, de la branche de Blanzaguet, seigneur du Vivier-Jusseau.
Il épousa Catherine de Bologne.
Il décéda avant I764 à la Guadeloupe.
Le 30 août I764, devant Maître Guillaume Jeheu, notaire à Angoulême, la famille fit une déclaration de décès convaincue de sa mort. Il avait à cette date sept enfants vivants, sous la tutelle naturelle de leur mère.
Son beau-frère Pierre de Bologne, écuyer, alors secrétaire du roi au Parlement de Metz, assista à l'acte.

- de GALARD de BRASSAC de SAINT-GEORGES Jean, était dit frère de Clément, énoncé ci-dessus.

- de GALARD de BÉARN Jeanne, épousa Philippe-Paul de Maillard, chevalier, seigneur de la Faye, Bouricaud, le Courret et autres lieux.
Elle était dite nièce de Clément, et était vivante en I764.


Références:

- Les Blasons de la Charente par Jean-Marie Ouvrard:
http://jm.ouvrard.pagesperso-orange.fr/armor/fami/g/galard.htm
- Article de M. Driout, sur Internet à l'adresse suivant : http://driout.club.fr/GALARD-1.htm
- Henri Mazeau : La châtellenie de La Rochebeaucourt.
- Abbé Tricoire : Le château d'Ardenne.
- Abbé Mondon : Notes historiques sur la baronnie de Marthon.
- Alfred de Froidefond de Boulazac : Armorial de la noblesse du Périgord.
- P Lacroix : Chroniques de l'Angoumois occidental.
- Etienne Barth : Le canton de Barbezieux au temps passé.
- Article sur le château du Repaire (Rougnac), de M. Moura Alexandre, publié dans Association Promotion Patrimoine : Châteaux, manoirs et logis de la Charente.
- (*) Précisions généalogiques envoyées par Mr Jean-François RICHARD
.
- Renseignements sur François Alexandre GALARD de BÉARN, envoyés par Mr François LEGRAND.