manoir st. barthelemy

St. Barthélemy-de-Trillan

Catégorie : Manoir
Aire d'étude : Francescas
Lieu-dit : Saint-Barthélemy
Parties constituantes : chai ; pressoir à vin ; écurie ; logement ; ferme
Epoque de construction : Moyen Age ; 16e siècle ; limite 18e -19e siècle
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu
Historique : La paroisse de Saint-Barthélemy de Trillan est mentionnée dans les hommages de 1286 : des ossements trouvés à proximité du manoir pourraient indiquer son emplacement. La demeure bâtie à Saint-Barthélemy consiste en un pavillon avec guérites et créneaux, selon un texte de 1711, cité par J. Bourrousse de Laffore. Le corps du bâtiment sud en pierre de taille, où ont été trouvés 2 silos, est la partie la plus ancienne. La partie nord a été reconstruite au 16e siècle ; plusieurs croisées et une meurtrière sont contemporaines à ces remaniements.

manoir st. barthelemy

Le manoir passe au début du 17e siècle aux Bazon, Barons de Baulens. Il est acquis par les frères du Cos
en 1710. La dîme de l'église est vendue aux enchères en 1791 ; encore citée comme chapelle au 18e siècle, elle disparaît ensuite. Le logis est doté d'une façade ordonnancée au tournant des 18e et 19e siècles, ainsi que d' un escalier en bois. A la Révolution, Saint-Barthélemy est à la tête d'un domaine agricole ; un grand chai et pressoir à vin, ainsi qu' un logement de domestique ont été bâtis sur l' arrière du logis ; trois fermes (Garros, Rocher et Luzy ou Eleusis) ont été construites sur le même plan entre 1796 et 1809 : elles sont en un seul corps de bâtiment abritant logis et dépendances, divisées en longueur, avec grange centrale, logis et chai d' un coté, étables de l' autre. Le domaine s'est accru au 19e siècle, puis a été divisé, retrouvant sa dimension de la fin du 18e siècle.
Description : Fermes en rez-de-chaussée, avec façades en pignon, couvertes de toits à longs pans couverts.


Gros-oeuvre : calcaire ; moellon ; enduit
Couverture (matériau) : tuile creuse
Etages : 1 étage carré ; comble à surcroît
Couverture (type) : croupe ; demi croupe
Escaliers : escalier intérieur ; escalier tournant à retours avec jour ; en charpente
Typologie : édifice en un seul corps de bâtiment abritant logis et dépendances
Etat : restauré
Propriété privée.

Quelques détails historiques:

Saint-Barthélemy de Trillan

Dans la commune de Francescas, sur la route de cette petite ville à Condom, près de la limite des trois communes de Francescas, de Lasserre et de Moncrabeau, s'élévait la petite église et le château de Saint-Barthélemy de Trillan. Aujourd'hui l'église n'est plus consacrée au culte religieux, et le château a perdu son aspect féodal.

La Cathédrale de Condom et ses revenus au XIIe siècle.
Revenus perçus en dehors de la juridiction de Condom:
Dixme d'Ampelle:
de St. Barthélemy de Trillan: 550 l

Lorsque toute l'armée d'Agenais sort du pays d'Agenais, le seigneur de Saint-Barthélemy de Trillan doit, avec messire Bertrand de Somont, chevalier, fournir un servant d'armes, à raison des biens possédés, soit dans la ville, soit hors le dex, mais dans la juridiction de Francescas. (14 novembre 1286, dominus Bertrandus de Soniont, miles, recognovit quod illud quod lenet apud Francescas, et in honore ejusdem loci extradecos, tenet a doniirio Agenesii et recognovit se debere facere, pro prodictis , unum servientem de exercitu cum domino sancti Barlholomei d'Esirilla/ao, exceplo eo quod tenet a domino Guillelmo Baymundi de Pinibus nomine dominée Vianœ fuxoris) quondam, in dicto loco de Francescas. et sacramentum fidelitatisj (Archiv. hist. du départ, de la Gironde, 1. 1, p. 358).
Le seigneur de Saint-Barthélemy devait, par conséquent, la moitié d'un servant d'armes, lorsque l'armée d'Agenais marchait. Notons pour le moment que dans une commune il y avait trois limites distinctes : la limite de la ville, du dex, et de la juridiction. Géraud Laura et ses frères reconnaissent, le même jour 1286, tenir du roi Edouard, seigneur d'Agenais, tout ce qu'ils possèdent dans la paroisse de Fraulenx, de Saint-Orens de Cuzac, et de Saint-Barthélemy de Trillan, à l'exception de certaines pièces de vignes (in pairochia de Fraulenx, et saticli Orenlii de Cuzaco, et sancti Bartholomei de Trilfaîrl. Ils déclarent devoir pour cela au seigneur d'Agenais , un servant d'armes à pied pour l'armée, lorsque toute l'armée d'Agenais marche (Idem, p. 355), Gailhard du Puey (ou du Puy ou de Pins) et Guiraude de Navas de Penseros et leur fils B. de Yillère {Giiailhardus de Puetj et Guiraude de Navas de Penseros et filitis B. deVilera) abandonnent à l'évêque d'Agen, la moitié de la dime de la paroisse de Saint-Martin de Mairen et toutes les dîmes qu'ils ont dans le diocèse. Ils en exceptent la part qu'ils possèdent dans la paroisse de Saint-Barthélemy de Trillan {excepta illa pars quam ipsi tenebant in parrochia sancti Bartholomei de Trillan), à cause d'un certain traité fait entre ledit évêque d'une part, et lesdits Gailhard et Seros d'autre part [Cartulaire d'Agen, Bulle cotée par lettres C. 0.). Pierre Raymond de La Plagne de Gazaupouy abandonne à l'évêque d'Agen, la moitié de la dime de la paroisse de Notre-Dame de La Plagne, et la dime de la paroisse de Saint-Barthélemy de Francescas [Idem, Lettres A. C). Ce même Saint-Barthélemy, ou Saint-Berthoumieu selon la prononciation gasconne, appartenait à la famille de Bezolles, sous le règne des derniers Valois.
Noble Jean de Bezolles, seigneur de Saint-Barthélemy (ou Saint-Berthoumieu) et dame Suzanne de Patras de Campaigno, son épouse, marient, dans le château de Saint-Barthélemy, en la commune de Francescas, leur fille honorée de Bezolles, par acte du 11 mars 1601, avec Charles de Bazon, seigneur baron de Beaulens, gentilhomme de la Chambre de la reine Marguerite de Valois. François I de Bazon , né de cette alliance et marié le 9 juillet 1634 à Suzanne de Bonnot de La Tuque, leur fils Charles et leur petit-fils François II de Bazon, furent tous les trois et successivement barons de Beaulens et seigneurs de Saint-Barthélemy.
Le 1. décembre 1710, messire François II de Bazon, baron de de Beaulens, vend le château, basse-cour, chapelle, etc., appelés à Saint-Barthélemy, avec le patronage, ban et droit de sépulture à la chapelle Notre-Dame de la Charité, dans l'église de Francescas. L'un des deux acquéreurs était Jean du Cos, sieur de Saint-Ourens, appelé lou Croutzé parce qu'il avait été des premiers chevaliers de Saint-Louis créés par Louis XIV, et ancien brigadier des gardes du corps du roi, de la compagnie du maréchal, duc de Bouffiers, à laquelle il avait servi trente ans, de 1677 à 1707; l'autre acquéreur était son frère, Louis du Cos, sieur de Saint-Ourens et de Lateulère, fils, l'un et l'autre, de noble Jean-François du Cos, sieur de Bourgade et de Saint-Ourens, et petit-fils de Pierre du Cos, sieur de Bourgage, mentionné comme juge royal de Francescas sous Louis XlV. François de Bazon dit dans un acte du 29 janvier 1711, que la maison de Saint-Barthélemy, par lui vendue aux MM. du Cos consiste en «pavillon, girouettes, guérites, créneaux, etc. »


Ce petit château de Saint-Barthélemy, couvert en pavillon et surmonté de girouettes, fut, sous le règne de Louis XV, le théâtre de deux événements à sensation, comme on dirait de nos jours, mais heureusement fort rares :
Messire Jean-François du Cos, écuyer, se qualifiant seigneur de la maison noble de Saint-Barthélemy (fils de Louis et neveu du brigadier des gardes du corps du roi dont on vient de parler), avait épousé, en 1737, Louise-Candide de Cambon, fille de messire Balthazar de Cambon, seigneur d'Arconques, ancien capitaine de Dragons, et de dame Elizabeth de Vacquier de Limon. Il avait, de ce mariage, quatre filles.
Les deux aînées étaient, une nuit d'orage, couchées dans le même lit, lorsque la foudre tombe sur l'une des girouettes susmentionnées, enflamme le lit et frappe les deux jeunes personnes. L'aînée avait reçu au front une profonde blessure affectant la forme d'une croix, blessure extrêmement lente à se cicatriser, et qui, pendant un grand nombre d'années se rouvrait et suintait chaque jour d'orage.

Les mêmes Jean-François du Cos et Louise-Candide de Cambon avaient aussi quatre fils, officiers dans les armées du roi, et d'une vivacité peu commune. L'aîné, officier au régiment de Bourbonnais, avait épousé, le 4 décembre 1767, noble demoiselle Marie de Goyon
de La Rivière; le troisième, officier d'artillerie, épousa une demoiselle de Gaün d'Aiguillon. Ces deux officiers, étant à Saint-Barthélemy, ont un jour une violente discussion, qu'ils veulent immédiatement terminer comme s'ils n'étaient pas frères. Pour n'être pas vus et détourner tout soupçon, ils vont dans la grande salle, s'arment chacun d'un pistolet, se mettent en garde pour se battre loyalement, comme il convient à des officiers. A cet, instant, Marie de Goyon, la jeune femme de l'un d'eux, entre éperdue dans la salle transformée en champ clos; se jetant résolument entre les deux frères momentanément ennemis, elle a ses cheveux et son bonnet enflammés par le feu d'un pistolet. La brusque et courageuse intervention de la jeune épouse sauva très probablement la vie à l'un des deux frères, peut-être à l'un et à l'autre.
Cette noble dame, si digne de notre sympathie, a pour arrière petit-fils M. Amanieu du Cos de Gélas, résidant à Toulouse et à La Rivière, près Lectoure, et deux officiers, MM. Clairin, propriétaires actuels (1882) de Saint-Barthélemy, dont l'un est M. le Commandant Clairin, ancien capitaine des Cent-Gardes, fils d'un garde du corps de Louis XVIII et petit-fils d'un ancien officier et de Marie-Paule du Cos de Saint-Barthélemy.

 

DUCOS DE SAINT-BARTHELEMY DE GELAS.
ARMES: D'azur, à une épée jetée en bande la pointe haute, accompagnée de trois étoiles, deux en chef et une en pointe ;
le tout d'argent, qui est de Ducos de Saint-Barthélemy ; écartelé d'azur, au lion rampant et couronné d'or,
qui est de de Gélas.
HISTORIQUE: M. Ducos- de Saint-Barthélemy assista à l'assemblée de la noblesse, tenue à Condom en 1789. M. François-Camille Ducos de Saint-Barthélémy, né le 10 prairial an XIII, et M. Marie-.Joseph-Louis-Amanieu son fils, né le 28 octobre 1842, demeurant à Toulouse, ont été autorisés, après décision de là commission du sceau de France, par décret impérial du 13 août 1861, de faire à leur nom patronymique l'addition de celui de de Gelas, que portait leur mère et grand'mère, et de se nommer à l'avenir Ducos de Saint-Barthélemy de Gélas.
REPRÉSENTANT ACTUEL (1880) : M. Amanieu Ducos de Saint-Barthélemy de Gélas,
rue Fermai, 18, à Toulouse.

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Vous trouverez ici plus de détails en ce qui concerne les familles qui ont fait l'histoire de ce domaine:

La famille Sabatié-Garat

et

la famille Cos

 

 

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