bastide francescas

Saint-Cirice (St.Cyr)

Région: Aquitaine
Département: Lot et Garonne
Commune rattachée à Moncrabeau
Code postale: 47174
Population : 30 habitants

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Saint Sirice Pape (38 ème) de 384 à 399 (+ 399)
Pape qui, par ses nombreuses lettres aux Eglises d'Afrique, d'Espagne, de Gaule et d'Italie signifiait qu'en lui " le bienheureux Pierre de Rome portait le fardeau de tous ceux qui ont charge d'âmes ". On dit que ce fut lui qui introduisit la prière du " communicantes " dans la liturgie eucharistique. Peut aussi s'écrire Cirice.
Fils d’un romain nommé Tiburce et ami de Saint-Ambroise de Milan. Diacre durant plusieurs années, en 384, il est choisi pour succéder au pape Saint-Damase. Au cours de son pontificat, il prend plusieurs mesures imposant le célibat aux personnes qui entrent dans les ordres et il combat plusieurs hérésies (les Manichéens, entre autres)

Le village Saint-Cirice

Mais Saint-Cirice d'où? En d'autres termes, quel était le nom de cette paroisse, dont l'église est sous l'invoca-
tion de saint Cirice? Ne serait-ce pas celle qu'au Xième siècle on appelait Saint-Cirice d'Aureillan? Il
serait intéressant de faire des recherches à cet égard.

Le pigeonnier de Saint-Cirice - Coucire

 

En effet, la Gallia Christiana, tome II, p. 9o3, rapporte, d'après la vieille histoire de l'église de Condom,
que Gombauld, évèque de Gascogne ou d'Agen et de Bazas, et associé, avant l'année 977, à la dignité de duc
de Gascogne par son frère le duc Guillaume Sanche, fut également abbé du monastère de Condom, qui avait été restauré par Honorette, épouse de Garcie Sanche, dit le Courbé, duc de Gascogne, et grand-mère paternelle dudit Gombauld. Ces faits sont d'ailleurs connus par la fondation ou restauration du monastère de la Réole-sur-Garonne en 977, par le même Gombauld, évêque et duc de Gascogne; par la restauration du couvent de Gondom par Hugues, fils dudit Gombauld, en 1012 ou 1013, etc.

Le Cartulaire d'Agen fait mention de la paroisse de Saint-Cirice.
Noble dame Vianne de Gohtaut-Biron, mariée avec Amanieu d'Albret, seigneur de Nérac, et qui, dès l'an 1261, avait fondé le couvent des Dominicains de Condom, donne à l'Evêque d'Agen et à ses succèseurs,
toutes les dimes des paroisses de Saint-Cirice et de Sainte- Amélie (ou Sainte-Emilie)
(Bulle cotée par lettres B. L.).

1290: Guillaume de Lavardac, de son propre mouvement et avec l'approbation de Fort et de Seguine de Gluret, ainsi que de dame Gailharde de Mirabel, leur mère, transporte à Arnaud-Othon,abbé de Condom,et à Cenebrunde Gotbès,prieur de Nèrac, tous les droits qu'il possède par indivis avec celui-ci dans les paroisses de Saint-Cyrice et ailleurs, pour la somme de treize cents sous morlas. A cet acte d'aliénation assistèrentAYSSINDEGALARD, damoiseau, Fort du Tilhet Bertrand de Calignac, prêtres.

La Gallia Christiana, d'après la même histoire de Condom, ajoute à la même page 955, que, «pour la
rémission de son âme, Gombauld accorda de nombreux bienfaits au monastère Saint-Pierre de Condom, et entre autres choses lui donna l'église Saint-Jean, vulgairement appelée de Gaplisse, avec la forêt et les terres environnantes [inter guas etiam dedit qnandam ecclesiam Sancti Johannis Gaplissa vulgo vocatam, silvamque et terras qux circumstant). Il ordonne à tous ceux de son sang de respecter cette donation. La volonté du duc Gombault a été religieusement respectée, puisque, le 16 novembre 1286, l'abbé de Gondom a reconnu tenir d'Edouard I, roi d'Angleterre, seigneur d'Agenais, tout ce qu'il possède de biens temporels dans le lieu de Gaplisse {recognovit a dicto domino rege tenere omnia temporalio. quœ habet dictus abbas in locum de Ertz et de Caplissa) [Archives historiques du département de la Gironde, tome I, p. 363);

1292: L'abbaye de Condom fut mise en possession, moyennant la somme de 1,300 sols morlaas de tous les droits que Guillaume de Lavardac possédait dans les paroisses de Saint-Cirice et de Saint-Jean de Caried.

Le 28 janvier 1617 et le 2 juin 1619, les chanoines de Condom, qui avaient succédé aux droits des anciens abbés et religieux de l'abbaye de Condom, vendirent les fiefs de Gaplisse près Mézin à Géraud de Lartigue, écuyer, sieur de la Lanne, premier consul de Mézin en 1618, et cinquième aïeul paternel de M. Jean-Auguste de Lartigue, ancien maire de la même ville de Mézin, chevalier de la Légion d'honneur.

Les mêmes auteurs disent encore, et c'est pour cela que je le rappelle : « Hugues, son fils et son successeur,
affirme qu'il a donné l'alleu d'Aureillan situé en basse Gascogne, et décoré du nom de Saint-Cirice. Mon père Gombauld, ajoute-t-il, offrit dévotement à Dieu et à saint Pierre cû lieu avec les terres, vignes... et toutes les
choses qui en dépendent {Hugo, filius ejus et successor, asserit dédisse et alaudem Aurelianum infra Vasconiam constitutum et nomine Sancti Ctrigi decoraium : hune locum, addit, meus genitor Gumbaldus Deo et sancto Petro dévote obtulit cum terris et vineis, afque casalibus, aquis, aquarum decursibus, intrandi et exeundi aditibus, et cunctis ad eum pertinentibus). Et enfin il laissa l'abbaye à son fils Hugues. » [Gallia Christiana, tome II, p. 955.)
Or Caplisse (situé en amont du cours d'eau qui passe au château de Lisse, et pour ce motif, sans doute, appelé Gap Lisse) et l'église de Saint-Cirice étaient l'un et l'autre du diocèse de Condom, assez rapprochés de cette ville et a cinq kilomètres environ de la ville de Mézin.On peut donc penser, jusqu'à meilleure indication, que Saint- Cirice d'Aureillan, donné, comme Saint-Jean de Caplisse, à l'abbaye Saint-Pierre de Condom, par Gombauld, abbé de ce monastère, est le Saint-Cirice qui fait partie de la commune de Moncrabeau.
Sans doute Saint- Cirice d'Aureillan, donné, comme Saint-Jean de Caplisse, à l'abbaye Saint-Pierre de Condom, par Gombauld, abbé de ce monastère, est le Saint-Cirice qui fait partie de la commune de Moncrabeau.
Le Cartulaire d'Agen fait mention de la paroisse de Saint-Cirice.Noble dame Vianne de Gontaut-Biron, mariée avec Amanieu d'Albret, seigneur de Nérac, et qui, dès l'an 1261, avait fondé le couvent de dominicains de Condom, donne à l'évêque d'Agen et à ses successeurs toutes les dimes des paroisses de Saint-Cirice et de Sainte-Amélie (ou Sainte-Emilie). (Bulle cotée par lettres B. L.)

1789: 30 habitants (Dictionnaire général de France)

Le village Saint-Cirice

Quelques reste des livres des jurades:

1675-1760. — Paroisses de Saint-Cirice et Vialère, son annexe. — Baptêmes, mariages et sépultures.
Familles Dugout de Montastruc. Persillon, Bahus. de Vacquieux, Sanson, Bourut. Gazères, Dubouix, Beaumont. Bourratoire. Mené. Coulin, Dubord, Flayos, Larribau, Descomps, Fermanton, Sauvage,
Laclau, Gilbo, Pomiès, Laborde. Dagieu, Castex.
— 11 abjurations en 1685.

E. Suppl'. 2733. GG II Registre 183 feuillets,papier.

1761-11792. — Saint-Cirice et Vialêre. --- Baptêmes, mariages et sépultures. Familles Pomiès,
Gilbaut, Barte. Flagés, Lafeugère. Créchent, Lavedan, Lasgleise. Poitevin. Bacca. Capot, Massur. Garas, Rende. Faulin. Chaubin, Dufoir. Piis, Dupeyra. Biré.

1777-1792. — Vialère. — Baptêmes, mariages et sécpultures. Familles Dupourqué, Rousselet, Pérès, Coujet, Bresque. Mieussens, Courrège, Gazère, Castex, Dubourdieu. Sommebère. Camet.

 

L'église et la Restauration
L'histoire de la paroisse de Saint-Cirise a débuté il y a plus de neuf cents ans.
L'église se situe alors sur la commune de Moncrabeau.Citée dans le circulaire de Condom de 1076, sous le nom de Ecclesia Sancti Ciricii de Maurelians, elle a survecue au temps avec toutefois une évolution dans sa forme. En effet, depuis le XIIe siècle, elle a vue sa nef allongée, son chevet muni d'un prolongement arrondi, son portail doté d'un auvent.....
Une histoire qui aura été essentiellement dépendante des bourgeois de Condom, lesquels étaient les principaux décimateurs de la dime reçue par la paroisse.
Au XIIIe siècle, Saint-Cirise fait partie des quinze paraoisses de la seigneurie de Moncrabeau mais est encore sous le couvert de Condom durant de nombreuses années.
Ce n'est qu'en 1805 qu'elle est érigée en succursale du canton de Francescas.
L'année suivante, elle reçoit l'église de Gardère en annexe et subit en 1878 un plan de restaurantion. Un plan qui, toutefois, ne pourra être entièrement réalisé faute de ressources.
A cette époque, la voûte sera entièrement refaite et celle du choeur en briques rouges peintes en blau; en lambris peints couleur "cendre".

L'église avant la restaurationL'église avant la restauration


Ansi, depuis cent vingt années, la très ancienne église de Saint-Cirise n'a connu que de très rares opérations de restaurantion, si ce n'est sa couverture qui a été renovée en 1997 par un artisan moncrabelais.
Avec des crépis intérieurs en très mauvais état, l'église méritait que l'on se penche sur son avenir.
C'est ce qu'ont tout d'abord fait les enfants de l'aumônerie venus de Francescas, Calignac, Nérac, Vianne et Moncrabeau, en participant à des travaux de piquage des murs intérieurs. Malgré ce premier travail important, l'église nécessitait d'autres travaux de restauration.
Sous l'impulsion de Marino Gareni et avec le soutien de Jean-Paul Capot, conseiller municipal de la mairie de Moncrabeau accepta de faire une avance fincière pour pouvoir acheter les matériaux nécessaire à la restauration intérieure de l'église. Marino Gareni, forgeron à la retraite, dirige le chantier du projet, tandis que Jean-Paul Capot assure l'intendance des travaux. Restait alors à trouver une équipe de bénévoles acceptant de participer au projet.
Pas moins d'une douzaine d'hommes te femmes ont répondu favorablement à cette initiative.
Début décembre, les travaux ont pu débuter. Des travaux qui ont commencé par un grand nettoyage durant laquel le plafond a été décapé, les murs repiqués, les vitraux abimés démontés, la chaire retirée, l'escalier ouvert...Ces premiers jours du travail ont permis de faire un point sur l'état réel de l'église et des travaux les plus urgents à effectuer.
Ensuite, en fonction de ses compétences, chacun a été affecté à une tâche précise. Les deux femmes, Danièle et Colette, ont été chargées de rénover les portes en bois, nettoyer les serrures, décaper les lustres (une tâche assez fastidieuse dans laquelle elles ont été aidées par Margaux et Maxime, deux jeunes étudiants en vacances)...
Les messieurs, en majorité des retraités et des agriculteurs, en période creuse, se sont chargés de la maçonnerie. Jacques, Xavier, Michel, Christian, Bernard, Roland, Claude, Jean-Jacques et Jean-Marcel ont épaulé Marino et Jean-Paul dans la réfection des joints des pierres. Un travail de longue haleine qui a toutefois permis de mettre en valeur les pierres de l'édifice et lui offrir un nouveau cachet.
De plus, ce travail était vraiment nécessaire car une partie inférieure du mur sud avait déjà donné quelques signes de faiblesse.
Après plus de trois semaines de chantier, ils ont déjè réalisé une grande partie de leur projet.
Ils doivent maintenant se porter sous l'auvent où les joints des pierres doivent également être refaits pour offrir une meilleure harmonie au bâtiment.
Une fois cette partie achevée, ils pourront souffler.
Das tâches plus particulières devront alors être effectuées. En spécialiste de la ferronnerie, Marino a déjà entrepris de forger les encadrements des fenêtres abîmées sur lesquels du verre "cathédrale" jaune sera posé.Le magnifique escalier en bois sera, lui, peu à peu restauré avec du bois des cèdres.

L'escalier de l'église Saint-Cirice après la restaurantion


La restaurantion du plafond en tuiles du choeur ainsi que celle de la magnifique fresque murale abîmée par l'humidité seront confiées à des spécialiste(Jesus chez les docteurs). Pour le moment, le financement de cette parties des travaux n'a pas été envisagé du fait de son coût. Ce dernier pourrait toutefois être réduit si des artistes compétents acceptaient de prêter main forte aux bénévoles.

La fresque de l'église Saint-Cirice avant la restaurantion


Ces travaux feront de toute façon partie de l'avenir de l'église. Une fois ces travaux achevés, il faudra que la paroisse rembourse l'avance faite par la mairie de Moncrabeau pour acheter les différents matériaux. Pour cela, les responsables de la paroisse comptent sur des donateurs qui complèteront par leur geste le travail effectué par les bénévoles des environs de Saint-Cirice.
Avec son nouveau visage, l'église sera à nouveau prête à accueillir des offices, offices qui ont disparu des calendriers depuis fort longtemps ou, pourquoi pas, de futures manifestations culturelles. Mais pour l'instant, son avenir n'en est pas encore là car la douzaine de bénévoles, à laquelle se joignent quotidiennement de nouveaux volontaires, n'a pas encore fini son oeuvre. Autour d'un café préparé par ces dames, elle a tout de même gagné un premier pari: réuni autour de cette maison sainte un groupe d'amis impliqués poue la survie de leur patrimoine local.

Les bénévoles village Saint-Cirice

Un puits datant du moyen âge

Un puits à Saint-CiriceL'intérieure du puits à Saint-Cirice

L'église selon de patrimoine de France
L'église de Saint-Cirice est donnée à l'abbaye de Condom à la fin du 10e ou au début du 11e siècle, selon Durengues.
L'édifice a sans doute été reconstruit à la fin du 15e ou au début du 16e siècle : de cette époque datent les murs en pierre de taille de la nef et le mur occidental avec un portail en arc brisé orné de moulures et surmonté d'une archivolte, ainsi que la porte sud murée en arc brisé chanfreiné. Le clocher pignon a été refait en 1821, comme l'indique la date portée au-dessus des baies. En 1836, divers travaux sont exécutés : réfection de la charpente, par J. Sempé, charpentier, génoise, aménagement du porche devant la façade ouest, ouverture d'une fenêtre au sud, pose d'un lambris de couvrement et du carrelage, construction de l'escalier d'accès au clocher. Le choeur, menaçant ruine, est reconstruit en 1878 et couvert d'une voûte d'ogive en brique avec décor en terre cuite ; d'après un plan de 1862, l'église était moins longue et possédait un chevet plat, qui a été remplacé par une abside semi-circulaire. La chapelle sud et son décor peint datent du 4e quart du 19e siècle. Restaurations en cours.

L'église de Saint-CiriceL'auvent de l'église de Saint-CiriceL'église de Saint-Cirice

Peinture monumentale signée L. de Gélas (Mme de Gélas, peintre amateur dont l' église voisine de Lahitte conserve un tableau, IM47001077), datant du 4e quart du 19e siècle. Selon Durengues (1917, p. 31), le "tableau, oeuvre d' une paroissienne, Mme de Gélas", représenterait "la Présentation de Marie au temple", interprétation également plausible. L' inventaire de 1906 mentionne cependant "des fresques représentant des anges et une scène de la vie de Jésus". Le projet de rénovation intérieure de l' église, en cours d' exécution, prévoit la destruction de l' oeuvre.

L'intérieure de l'église de Saint-CiriceUne fresque de l'église de Saint-Cirice disparue

En 1833, il n'y a provisoirement plus de prêtre à St. Cirice car "tout est délabré"! Le 30mars 1835, il est fait demande de fonds pour réparer l'église.

Joseph Pons
Né en 1793 - St Cirice (32)
Marie Pons
Décédée le 28 décembre 1909 - St Cirice (32)

Les notes historiques de chanoine Durengues de St.Cirice et son annexe Gardère

Toponymie
Cartulaire de Condom - livre blanc 1076 (Ecclesia Dancti-Cirici de Manneliano
Cartulaire d'Agen - Bulle FGParrochia DEancti-Cirici

Saints Patrons: la paroisse principale est sous le patronage des Saints Cyre et Juliette, martyrs (16 juin) - l'annexe est sous le vocable de S. Martin,écêque et confesseur (11 novembre).

Titres.-

Sous l'ancien régime (XVIe au XVIIIe siècle) S. Ciriceétait une curé du diocèse de Condom, archprêtre d'abord de Filobon, puis de Condom à la nomination de l'Evêque. Dans leur projet de circonscription de 1792 les Constitutionels conservèrent à cette église son titre de curé. Elle a été érigée à l'organisation (1809) en succursale du canton de Francescas.
La Paroisse de Gardère, sous l'ancien régime était aussi une curé de Condom, à la nomination du commandeur d'Argentens. Supprimé dans le projet de circonscription des Constitutionels (1792) et à l'organisation (1803) elle a été érigée an annexe de S. Cirice par décret du 17 avril 1806.

Eglises disparues

a) S. Sigismond de Vialère.

Sous l'ancien régime cette église était annexe de S. Cirice. Il en est souvent question, comme on le verra ci-après, dans le cartulaire d'Agen. Elle fut conservée comme oratoire par les Constitutionels dans leur projet de circonscription de 1792. Elle fut vendu en 1823 au profit de la fabrique de Moncrabeau. L'Evêque d'Agen a donné un avis favorable à l'alienation de l'église et du presbytère de Moncrabeau. Les motifs invoqués par le Prélat étaient l'état de délabrement de cette église, déjà loué par la fabrique et employée à des uasges profanes. L'indifference des habitants ......etc. L'église de Vialère existe encore de nos jours, elle sert de chais ou de grange.

b) Notre-Dame de Lafite

Cette église est encore citée comme annexe de Gardère dans le pouillé Larcher. Elle était cependant perdue corps et biens de temps immimorial. Il en est fait mention dans la cartulaire d'Agen, Bulle F G Anciens établissement religieux
a) Gardère, membre de la Commanderie d'Argentes, ordre de Malte. D'après le verbal de visite du 4 octobre 1789 (arch. Dép. de Toulouse, fonds de Grand-Prieuré) le Bailli était seigneur sprirituel des lieu de Gardère. En cette qualité il nommait le vicaire perpétuel et prélevait la dime sauf le quart des grains qui était pour le vicaire perpétuel ou curé ainsi que le quart du vin. L'evêque de Condom partageait avec le Bailly les trois autres quarts du vin.
Le Bailli prenait l'entière dime dans trois champs de cette paroisse au lieu dit Anglezia, savoir 8 cartables
et 1/2 à Las Cabanes, 5 cartelade à Pinçon et 2 cartelades au Pourgeret.
Nota- les grains (en gerbes) se payaient de 17 deux; les autres graines et le vin au 11e.
Au lieu dit de Montcrabeau et au parsan appelé d'Amazan le Bailly ..............de la dime.
Comme seigneur direct il possedait quelques fiefs montant à 20 sols, lods et ventes.
Suite de la descriptions des biens.................

Le visteurs note dans son verbal:" Nous avons vu, dit -il, la place d'un ancien château, dans laquelle il y a quelques restes de vieilles masanes, desquelles on nous a dit qu'on s'était aidé pour bâtir la masion presbyterial contigue au masures. Les biens de ce membre figutent aussi sur les affiches des biens nationaux.

b) Chapelle de Lestrade - Le pouillé Lagutère donne sur ce petit bénéfici fondé dans l'église de gardère les renseignements suivants:" Chapelle fondé en lad. église par Sgr Jospeh de Lestrade. Apport de la permission donné par Antoine Decons, pour la construction de lad. Chapelle joignant l'église paroissale, avec dotation de 6 livres et affectation pour le sieur curé de ce lieu, comme apport de cet acte du 14 novembre 1647 (signé Antoine, evêque de Condom)ex du contrat d'obligation du Seigneur Lestrade de payer lad. rente ou de bailler 2 cartelades de terre en lad. paroisse pour en retirer le revenue, retenue par Arnaud Nougerès, notaire royalà Moncrabeau. "Cette chapelle était donc unie à la curé. Elle valait 12 livres en 1759.

Topographie -

Cette paroisse est très accidentée, les deux bourgs de St. Cirice et de Gardère sont bâtis sur des hauteurs. Cette paroisse, qui est une succursale de la commune de Moncrabeau, mesure 5 km de long sur 2 de large. Sa superficie ets de 1214 hectares. Elle est limité au sud par les villages de Lialores, Vicnau, Gazaupouy, Ligardes, situés dans le département du Gers; à l'ouest par le petit cours d'eau, le Draup, qui le sépare de Moncrabeau et par celui de Lauvignon, au nord-est par la paroisse de Francescas; au nord-ouest par de Lasserre et Lahitte.

Eglises - St. Cirice

- Cette église très ancienne a été restauré 1878. Le plan d l'architect, faute de ressources suffisantes, n'a pas été entièrement réalisé. Toute la voute a été reconstruite. Seule la voute du choeur a été faite suivant le plan: elle est en brique rouge, peinte en bleu. Elle n'est pas complètement en bercau, étant rélevée sur les côytes. elle présente ainsi quatre .... saillantes. Le reste de la voute est en berceau, c'est un lambris en planches, peintes couleur cendre.

b) la Gardère

Dans le verbal de visite déjà cité de 1759 il est dit que le sanctuaire de cette église est plafonné, qu'il est éclairé par une grande fenêtre vitrié, que la sacristie est du côté de l'évangile, que le nef est plafonné et lambrissie, qu'elle est éclairé par deux fenêtres, qu'il a une chapelle voûté, éclaircie aussi par deux fenêtres, que cette chapelle est doté de 12 livres par an à la charge de 12 messes; qu'enfin le clocher est garnie d'une cloche.
Nota - nous savons, que la chapelle avait été bâtie après 1647. Elle est aussi dédiée à la sainte Vièrge. La cloche a 0.30 m de diamètre.

Spirituel -
Sous l'ancien régimeles deux paroisses de S. Cirice et de Gardère avaient droit chacune au service curial ordinaire; L'église de Vialère avait la messe le dimanche de 15 en 15. depuis le concordat, le service paroissal est attaché à S. Cirice mais il y a deux messes le dimanche: l'une à huit heures à Gardère, l'autre à dix heures à S. Cirice. L'archiconfrèrie du sacré-coeur avec l'association de l'apostolat de la prière a été établie à St. Cirice le 12 janvier 1813. La confrèrie du Saint et ..............de Marie en 1849. L'archiconfrèrie de N.D. des Victoires en 1873. Elles n'existent plus de nos jours. L'adoration perpétuelle se célèbre le 31 octobre. Il n' y a pas d'écoles, les enfants vont à Moncrabeau, chef-lieu de la commune.

Démographie: en 1844, 962 âmes; en 1882, 422 âmes; en 1917, 430 âmes. de fait, que la population ne dépasse pas actuellement 333 âmes, 14 hommes seulement font leurs Pâques, y compris trois jeunes gens et 4 enfants. Avec les femmes il y a 80 communiants.

Titulaires depuis le concordat:

1. Jean Crichent, né le 10 août 1736. il était vicaire de Mézin, lorqu'éclata la Révolution. Il préta le serment et fut nommé curé constitutionel d'abord de Bruch le 19 septembre 1791, puis d'Artigues le 4 décembre 1792 (Pocès verbaux dans les papiers du district de Nérac). En 1803, Ladarvière fournit sur son compte à Mgr Jacoupy la note suivante:" Curé constitutionel d'Artigues, qu'il quitta lorsqu'on ferma les églises, né à S. Cirice. Vivant dans sa famille, sa conduite qui est bonne à présent, n'a pas toujours été sans reproche, ses talents sont médiocres, il est cependant assez instruit". Nommé à S. Cirice à l'organisation 1803, il fut tranféré à Moncrabeau le 23 juillet 1807.

2. Raphaël Lartigue, né lé 14 février 1782. il était oratorien avant la Révolution. Il fera le serment et fut curé constitutionel à S. Ourens, près Francescas.(Procès verbal dans les papiers du district deNérac). A l'époque du concordat, il résidait à Francescas d'où il desservait S. Ourens. Il fut nommé à Lasserre à l'organistation (1803) puis transféré à S. Cirice le 1 septembre 1808. Il donna sa démission en 1834 et mourut en 1834.

3. Antoine Crespy, né le 21 janvier 1809, nommé à S. Cirice le 3 mars 1834, transféré à Aubiac le 5 fevrier 1844 (v. art. Francescas)

4. N. Margatan de 1844 à 1848

5. Jean Brouillon, ne le 29 mai 1823, nommé à S. Cirice le 26 décembre 1848, transféré à Durasse au mois de juin 1856

6. Nicolas Auzous, né le 11 septembre 1822, nomméà S. Cirice au mois de juin 1856, transféré à Amons le 27 décembre 1870.

7. N. Noulleau de 1851 à 1872

8. Josepg Dugoujon, né le 10 février 1834, nommé S. Cirice le 30 septembre 1872, tranféré à Lasserre le 1 juillet 1874

9. Jean Martin Cantet, né le 24 novembre 1848, nommé à S. Cirice le 22 mars 1876, transféré à Sauméjean le 4 mai 1883

10. Pierre Fontarabie, né le 14 août 1849, nommé à S. Cirice le 9 janvier 1884, transféré à Argenton le 1 octobre 1894

11. Barthélemy Teulire, né à Gondrin (Gers) le 22 juillet 1848, prêtre à Auch en 1873, curé à Beaumont (Gers) à S. Arnaud le 28 mai 1883, à Gondaille, à S. Cirice le 1 janvier 1895, quitte sa paroisse et le diocèse le 19 février 1902 pour se faite ministre protestant

12. Gabrie Alexis Chevrier, né en Vendée le 14 mars 1860, prêtre le 26 mars 1887, professeur à Villeneuve au mois d'octobre 1884, à Nérac au mois d'octobre 1889, recteur de ...... le 15 août 1892, de Lamarque le 10 janvier 1896, de S. Cirice le 18 mars 1902, de Granges le 27 juin 1905, de Veyries le 10 mai 1909, décédé le 6 mars 1911

13; Jean Escande, né le 30 août 1878, rectur de S. Cirice le 27 juin 1905, transféré à Villeton le 1 avril 1908

14. Emmanuel Déhire, né à S. Philibert de Bonaime (Luçon) le 20 avril 1876, prétre le 22 décembre 1900 à Luçon, vicaire de Mézin le 1 novembre 1908, recteur de S. Cirice le 15 juillet 1909, transféré 1910


La forge de St. Cirice

Le 14 mai 1887, par devant Maître Lasagnac, notaire à Francescas, Monsieur Jean Laurensan, prénommé Charles en famille, forgeron, acheta l'immeuble placé à St. Cirice, à Monsieur et Madame Joseph Bourgade, cultivateurs à St. Cirice. Il y créa so atelier de forge et exerça sa profession jusqu'en 1930 , date de son décès.
Vers la même époque, un nommé Monsieur Jean Duboul, marié à Madame Cauboue, s'installa à son tour dans un immeuble, séparé seulement de quelques mètres de celui de Jean Laurensan, et exerça jusqu'en 1937 environ; il décéda à son tour le 23 avril 1945.

En 1933, Mr. Joseph Vicentini, qui était maeéchal ferron, acquit un immeuble (hangar) plus une parcelle de terre à Monsieur Valmy Laurensan, fils de l'ex-forgeron Jean Laurensan, dans lequel il créa som premier atelier et l'aménagea à plusieurs reprises, tel qu'on peut l'apercevoir encore aujourd'hui. Il excerça son activité jusqu'en 1974 inclus.
Monsieur Joseph Vicentini forma plusieurs apprentis, comme Monsieur Piasini à Francescas.
Dans son atélier on peut encore découvrir un marteau-pillon de l'année 1947-1948, fait entièrement à la main comme on peut le voir sur la photo. Le bassin du forge parte les dates du début et de la fin de cette activité.

Le marteau-pillon

En 1962, Monsieur Marino Gareni intégra à son tour ne lieu où il acquit un certain perfectionnement assuré par Monsieur Vicentini, avec qui il exerça cette profession, en collaboration jusqu'en 1974. Monsieur Vicentine céda son lieu de travail à sa fille, qui n'était autre que l'épouse de Marino, et ensemble, ils continuèrent l'activité de leur mieux, en ce même lieu, jusqu'en décembre 1998, date à laquelle Marino fit valoir ses droits à la retraite.

François Joseph MARTIN, né à Villeneuve (Saint-Étienne) le 23 août 1880, prêtre le 29 juin 1906, vicaire au Port-Sainte-Marie le 18 juillet 1906, recteur de Mazères (Port-Sainte-Marie) le 18 août 1906, de Lompian (Puch d’Agenais) le 10 février 1908, de Saint-Cirice (Moncrabeau) le 29 mai 1909 (non maintenu), de Saint-Martin-de-Curton le 15 juillet 1909, parti pour les Missions (Pères Blancs d’Afrique) en 1911.

Enlevée depuis le 17 mai 2008, la cloche supérieure du clocher-mur ou campenard de l'église Saint-Cirice a retrouvée sa place cette semaine. Le joug de la cloche a été remis en état par Marino Gareni, forgeron au hameau et c'est avec une certaine satisfaction qu'il voyait l'instrument reprendre sa place.

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